‹ Traité d'aquarelleChapitre 19 sur 215 · LA BROSSE · texte numérisé non relu

LA BROSSE

La brosse, peu employée jusqu’à présent pour l’aquarelle, est d’un usage excellent; combinée avec le pinceau en martre, elle apporte dans l’exécution une grande variété. L’invention en est due à Harding, par les mains duquel nous l’avonsvu manœuvrer d’une manière vraiment merveilleuse, tenu, tantôt sur l’angle, tantôt sur le plat, écrivant les formes avec une facilité incomparable et agissant, surtout pour les arbres, d’une manière beaucoup plus expressive que le pinceau ordinaire. Pour les herbes, pour les terrains, la. variété et la sûreté de sa touche excluent toutehabileté d’aquarelliste; car, avec lui, le lavis est toujours parfait.

Pour se servir de la brosse avec succès, on. doit ne pas trop la remplir d'eau, et, avant que le travail soit sec, prendre le pinceau en martre, faire les détails et augmenter, selon le be- Fig. 24. Fig. 23. soin, la force des touches, si cela est utile.

Il ne faut pourtant pas croire que la brosse dont on se sert pour l’aquarelle est faite comme celle que l’on emploie pour la peinture

LE MATERIEL

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c; ainsi qu’on le remarquera en examinant les figures 24 et 25, elle est très plate et s’arrondit à son extrémité; les soies de dessus et des côtés, courtes d’abord, vont ensuite en grandissant jusqu’au bout : cette forme particulière facilite beaucoup le travail sur l’angle et sur le plat.

Nous croyons donner un excellent conseil, en recommandant l’emploi de ce pinceau.

Les deux grosseurs que nous indiquons sont celles qu’on peut adopter.

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