LE PAPIER HARDING
Le papier Harding est excellent pour le travail d’après nature; il sc prèle à de grandes puissances de ton; celui qui l’adopte d’abord s'en sépare difficilement, tant ce papier rend facile l’exécution de l'aquarelle. Le harding ne ressemble à aucun papier comme grain, il a son caractère particulier et demande une exécution à part. II est pâteux, mou, onctueux, et boit un peu, parce qu’il est peu collé, quoique cependant il le soit suffisamment. 11 présente deux faces bien distinctes : 1 une lisse, qu’on emploie rarement, et l’autre offrant un grain moyen; de ce côté, à l’angle droit de la feuille, sc trouve le chiffre de Harding : J. D. II.
Il va deux espèces de papier blanc Harding : le mince, qui est
LES PAPIERS
d’un grain fin, pour les aquarelles moyennes ; le fort, celui que nous venons d’analyser, meilleur pour les grandes aquarelles.
Depuis la mort de l’inventeur, seulement, il a paru du papier Harding légèrement teinté de jaune.
II y a aussi du harding de couleur, dont nous parlerons plus loin.
Nous le répétons, le bon côté pour peindre sur le harding est le côté à grain; l’autre côté, qui est lisse, ne peut guère être employé que pour les très petites aquarelles.
Il y a deux classes d’artistes qui emploient les papiers de couleur : les timides et les osenrs; les timides, parce qu’ils trouvent que la teinte du papier combat la crudité de la couleur et donne par conséquent plus de finesse et d’harmonie à l’ensemble; les oseurs, parce qu’avec une grande volonté d’effet, ils emploient la gouache pour les lumières éclatantes, et que çà et là ils font jouer le papier et la couleur opaque pour les harmonies vibrantes de l’ensemble.
Les oseurs seuls tirent un véritable parti du papier teinté ; les timides n’y obtiennent presque toujours qu’un travail fade et monotone; ce qu'ils appellent de l’harmonie, nous l’appelons, nous, de la faiblesse.
Il est généralement d’usage, en Angleterre, qu’un maître adopte en propre un genre de papier et lui donne son nom. C’est ce que fit Cattermole, célèbre aquarelliste anglais, pour le papier dont nous allons parler.
Le cattermole, d’un ton généralement gris ou jaune et imitant le papier qui servait autrefois à envelopper le sucre, est peu collé et boit beaucoup ; il est surtout propre à l’aquarelle fortement gouachée et à la gouache proprement dite.
LES PAPIERS DE COULEUR
LE CATTERMOLE
LE MATERIEL
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