II. LE CONTREFORT ET L'ARC-BOUTANT
Le maintien de la voûte d'arêtes dans le style italo-flamand nécessita le maintien du contrefort. Mais déjà celui-ci évoluait vers le simple pilastre et l'arc-boutant ressemblait à une immense console renversée (p. 265). Le retour au système de la voûte en berceau permit à l'architecte de supprimer le contrefort et, par conséquent, son compagnon inséparable, l'arc-boutant.
C'est à peine si on aperçoit au mur extérieur de l'église des Minimes et du Finistère un très léger pilastre, encore celui-ci est-il nécessaire, non pour résister à une poussée de voûte, mais pour consolider le mur lui-même qui est très élevé. A l'église de Coudenberg, il n'y a plus aucune trace de contrefort, attendu que l'architecte y a recouvert d'une voûte en berceau la nef tout entière, ainsi que le chœur.
Les voûtes du style néo-classique ont d'ailleurs perdu leur valeur constructive. Ce sont des voûtes de parade, des arceaux en stuc, dissimulés dans la charpente des combles et, par conséquent, sans action aucune sur les murs extérieurs.