‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 24 sur 143 · LE MILIEU ARTISTIQUE · texte numérisé non relu

LE MILIEU ARTISTIQUE

Il ne faudrait pas croire cependant qu’une situation aussi favorable ait fait naître immédiatement une école d’art locale. Rien de tel encore ne s’annonce. C’est de l’extérieur que nous viennent les architectes, les tailleurs de pierre et les sculpteurs, de la région du Rhin et de la Meuse surtout, avec laquelle le Brabant reste en relations économiques et politiques étroites. Quand, vers 1200, la ville de Bruxelles doit faire graver son premier sceau communal, elle ne trouve sur place aucun artiste capable de l’exécuter. C’est à un étranger qu’elle est obligée de s’adresser, à un graveur mosan ou rhénan, comme l’attestent les caractères intrinsèques mêmes du sceau. Mais déjà l’action de l’école rhénane et mosane faiblit. Précisément au cours du xiii® siècle, une nouvelle orientation économique entraîne le Brabant loin des villes du Rhin vers les cités prospères de Flandre, vers la mer du Nord et l’Angleterre d’un côté, vers les foires [de Champagne et vers Paris de l’autre. C’est de

I. Georges Smets, Henri I, duc de Brabant (1190-1235). Bruxelles 1908, p. 155.

L’ARCHITECTURE DU MOYEN ACxE

Touest, de Flandre et de France, que ne tarderont pas à venir les maîtres qui se feront les initiateurs de nos premiers artistes.

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