PIGNON OU GABLE
Qu’on se rappelle la forme du gâble romano-ogival et du gâble gothique primaire. Le premier (fig. 92) était simplement triangulaire, ses rampants étaient nus et une croix
LE^STYLE GOTHIQUE SECONDAIRE 147
Fig. 156. Câble de style gothique rayonnant. Collatéral droit de l’église de Sainte-Gudule (xiv® siècle).
servait d’achèvement. Le second (fig. 135), au contraire, commençait à s’orner. Des crochets s’échelonnaient le long des rampants et un fleuron, peu'accusé encore, le couronnait. Le gable "du style gothique secondaire s’esLconsidérablement embelli (fig. 156). Son tympan est agrémenté d’un épannelage trilobé gracieusement mouluré ; les crochets de ses rampants sont devenus des feuilles de chou frisé extrêmement élégantes; le fleuron qui le couronne a des dimensions plus grandes.
L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE
i6. ARCATURES ET ÉCOINÇONS
Le système des arcatures se développe et devient un ornement familier aux constructions gothiques. On les trouve de préférence en dessous du glacis des fenêtres. Les écoinçons sont soigneusement moulurés, comme c'est le cas au collatéral droit de l’église de Sainte-Gudule (fig. 157), ou bien ils sont décorés de feuillage ou de personnages. Le tore qui, dans la période précédente, circonscrivait l’ogive, a complètement disparu. La tête de Tare est plate et le trilobé intérieur est à arête vive. Les culots sur lesquels retombe l’ogive, sont de plus en plus moulurés et sculptés.
C’est dans les écoinçons que nous voyons apparaître ces feuilles à fortes ondulations qui ressemblent à des flammes enveloppant un masque. Un fragment de monument funéraire, provenant de l’église de N. D. de la Chapelle et conservé au Musée communal, est trop précieux comme élément de comparaison pour que nous ne le citions pas ici à titre documentaire (fig. 158).
Fig. 157. Arcaturesdu collatéral droit de l’églisede Ste-Gudule (xiv®s.).