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Pour le forcer à dégarnir ses frontières

Quand il s’agit d’un pays fermé où coupé par des défilés, des rivières, des forêts, des places fortes, il faut proportionnellement beaucoup plus d’infanterie que de cavalerie,

Si, au contraire, le pays est ouvert et non coupé, il faut être

très-fort en cavalerie, afin de pénétrer plus vite au centre, et de faire escorter tous les convois par des détachements respectables,

Une fois que l’armée est postée dans le pays ennemi, on se conduit avec douceur ou rigueur suivant les circonstances ; on traite bien ceux qui se rendent, et maltraite ceux qui résistent,

Quand leunemi a été surpris par l’invasion, et qu’il n’est pas prêt à la guerre, il faut faire une extrême diligence ponr couper toutes ses communications entre les différents corps de troupes qu’il voudra lever, afin d'empêcher une formation et de les annihiler ou détruire en détail.

En outre, il faut se hâter de livrer bataille, parce qu’une bataille gagnée dans le commencement d’une guerre en décide presque

toujours le succès.

Toutefvis l’envahisseur doit assurer sa ligne de retraite, et veiller à ce qu'aucun trouble n’éclate en son propre pays.

La guerre doit nourrir la guerre, c’est-à-dire qu’une armée doit vivre aux dépens du pays qu’elle parcourt; c'était la manière d'Alexandre, d’Annibal et de César.

Quelle que soit la façon de résoudre cette question, l’armée ne doit jamais manquer d’aliments.

Quand Napoléon parcourut l’Espagne, la Russie, la Pologne, ses armées subirent quelques fois les angoisses de la faim.

Lorsqu'on envahit un pays, il faut s’informer :

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