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ductions. L'information relative à sa population et aux dispositions des habitants.
Q. Avant de commencer la reconnaissance d’une campagne, quelle information doit-on se procurer ?
R. L'information des meilleures cartes et des rapports publiés, et des individus qui sont familiers avec eux.
Q. Est-ce que l'officier chargé de la reconnaissance d’une campagne a quelques devoirs à remplir à part celui d’obtenir des informations ?
R. Oui, il doit expliquer le résultat de son exploration dans ses rapports avec l’objet précis en vue. Il doit se préparer à désigner les avantages et les désavantages de chaque détail du terrain, ainsi que la manière d’en tirer profit.
Q. De quelle manière doit-on conserver et enrégistrer l’information acquise pendant la reconnaissance militaire d’une campagne ?
R. 10. En annexant aux cartes existantes ou aux esquisses faites pendant la reconnaissance des notes explicatives touchant les détails topographiques. 20. Consignant dans un tableau en détail les ressources de la contrée. 30. Par un mémoire descriptif et un rapport des résultats généraux de la reconnaissance.
Q. En reconnaissant un pays plat, quels sont les principaux détails à étudier pour fournir une clé au reste ?
R. Le cours des rivières, la direction des routes et la position des villes et des villages.
Q. En reconnaissant un pays montagneux que doit-on faire pour ccnnaître ses détails ?
R. La reconnaissance doit commencer au point le plus élevé d’où l’on pourra obtenir la meilleure observation de la contrée, et d’où l’on pourra suivre le plus facilement le cours des rivières et des ravins.
Q. Enreconnaissant un pays montagneux, quels détails topographiques sont de la plus grande importance ?
R. Les chemins, les sentiers, les débouchés et les défilés, les rivières, les ravins, les vallées, les villes, les hameaux, les maisons détachées, et les places fortes.
Q. En reconnaissant un pays maritime, quels détails du littoral doit-on étudier ?
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R. Les baies, les anses, les bancs de sable, les havres, les ponts, les rades, les mouillages, les facilités ou les difficultés d’embarcation et de la débarcation, les moyens de communication d’un point à l’autre, la position des forts.
Reconnaissance spéciale en détail des terrains, positions, rivières, forets et routes,
Q. En quoi consiste la reconnaissance speciale d’un terrain ?
R. Dans l’étude minutieuse d’une localité particulière, afin de régler en détail l’exécution d’une opération militaire.
Q. En faisant la reconnaissance spéciale d’un terrain quels sont les points qui demandent le plus d’attention.
R. S'assurer si, comme ensemble, il est propice à opération qu’on a en vue ; si on peut s'attendre à un avantage ou à un inconvénient par l’influence d’un autre terrain dans le voisinage ; si son étendue, les détails de ses parties, étudiées séparément ou collectivement avec l’autre, et ses moyens de communication externes et internes, sont de nature à nous faire entrevoir un succès.
Q. Quelles sont les qualités importantes que doit posséder loflicier qui reconnait un terrain ?
R. La puissance de juger des qualités dun terrain et de ses particularités locales, et l’art d'apprécier les distances et les dimensions avec exactitude.
Q. En faisant l’esquisse d’un terrain pendant une reconnaissance, quels sont les fins (tes détails requis ?
R. L’esquisse n’a pas besoin d’être fini avec soin mais il doit représenter d’une manière claire et intelligible les détails du terrain, dont les principaux points devront être déterminés au moyen d’un sextant de poche ou d’une boussole à réflection. Dans bien des cas, il sera nécessaire de faire l’esquisse rapidement à cheval.
Q. Quel est l’objet de la reconnaissance d’une position occupée par l’ennemi ?
R. C’est de s’assurer de la nature et de l’étendue d’une position, et la force et la disposition des troupes qui devront l’occuper.
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Q. Comment doit-on supporter toutes les reconnaissances d’une position de l’ennemi ?
R. Par une force armée, suffisante pour occuper les points nécessaires pour faire les observations.
Q. En entreprenant la reconnaissance spéciale d’une rivière, qu’est-ce que l’on a ordinairement en vue ?
R. Si on est sur l’offensive, c’est pour s’assurer de la place la plus favorable et des moyens à employer pour la traverser ; si on est sur la défensive, c’est pour considérer les meilleurs moyens d’empêcher l’ennemi d’y effectuer son passage.
Q. En reconnaissant une rivière, quels points faut-il étudier ?
R. Le nombre et la description des embarcations disponibles, la situation des ponts et des gués, la nature du lit et des bords, la largeur, la rapidité et la profondeur de la rivière et les détails locaux du pays qu’elle arrose.
Q. En reconnaissant une forêt, qu’est-ce qu’on doit étudier particulièrement ?
R. Le cours des chemins, des ravins et des eaux qui la traversent ; son étendue, la nature de son bois et de ses taillis, le caractère du terrain, la facilité avec iaquelle elle peut être traversée par toutes les armes ; la situation des villages, maisons, ouvertures, etc., et ses qualités relatives aux opérations militaires.
Q. En reconnaissant une ligne de route, quel but doit-on avoir?
R. Celui de s’assurer si elle est praticable pour les troupes de toutes les armes, la nature des obstacles qui peuvent exister et des meilleurs moyens de les surmonter, des distances entre chaque différent point, la situation, l’étendue et ses dispositions pour un campement, la quantité et la qualité de l’eau, et de tous les approvisionnements que l’on peut s’y procurer.
LISTE DES PRINCIPAUX OUVRAGES QUI ONT SERVI A LA RÉDACTION DE CE TRAITÉ.
Cours D’ART ET D'HISTOIRE MILITAIRES de M. Vial, ouvrage en sept livres. Véritable livre d’or.
LA TACTIQUE DE L’INFANTERIE EN EUROPE, par le général Gérard. LE TRAITÉ DU MaJoR BANNATYNE.
L'EspriT DE LA GUERRE par M. Villiaumé.
La Brion HÈQUE DES SOUS-OFFICIERS ET CAPORAUX DE L'ARMÉE FRANCATÉE is M. Blot.
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[zh + OUVRAGES CONSULTÉS.
; Le Couns D'ART ET D'HISTOIRE MILITAIRES de M. Rocquancourt. TRAITÉ | DE,” Tac riQuE par le colonel Marquis de Ternay. 7 Cours complet d’études à l’usage des écoles régimentaires en France, D ii oi Cours DE LA SCIENCE MILITAIRE, par MM. Bardet et Villeneuve: ELEMENTS DE L'ART DE LA GUERRE, par M. Bosroger.
7 L'auteur a eu aussi l'avantage de consulter un ouvrage très précieux et qu’il recommande d’une manière toute particulière,
c’est le traité intitulé : Modern Warfare, par le colonel Mac Dougall,
Ceux qui auront puisé dans ce traité le gcît des études militaires pourront remonter aux sources, approfondir chacun des sujets que nous avons traités et ainsi compléter leur instruction.
Les ouvrages qui appartiennent à la littérature militaire peuvent se diviser en deux classes :*
Les ouvrages anciens et les ouvrages modernes.
Les premiers sont: ceux d’Hérodote, Thucydide et de Xénophon pour la période Grecque.
Ceux de Polybe, de César et de Végèce pour la période Romaine.
*J. Vial.
On peut se procurer ces ouvrages chez J, Dumaine, libraire, Editeur de l’Empereur, Rue et passage Dauphiné, 30, Paris,