La réserve de l’armée, comprenant des hommes qui appar
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On trouve cette réserve en France, en Autriche, en Prusse et los:
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Allemagne, Prusse et Autriche, les milices en Angleterre.
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nr. ANS crée a Chaque pays a ainsi ses réserves. Leur organisation est plus
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ou moins complète, plus ou moins avancée, mais les principes sont les mêmes. Ils consistent à échelonner la population derrière l’armée, de manière que tous les hommes valides du pays puissent MS
prendre part à sa défense. Les AE es De lesapp Telles sont les réserves dans les institutions militaires d’un M A lé A Pé euple.
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Nous avons vu que les anciennes républiques de la Grèce et de Rome choisissaient, parmi les citoyens en âge de porter les armes, uropéennes, la À ceux qui, d’après leur fortune et leur constitution physique, paraissaient les plus propres au service militaire.
ercée ; Les armées étaient alors véritablement nationales, et l’existence nes qui appar- des peuples, leur liberté, leurs biens les plus chers, étaient remis
ointe, ou bien ! aux mains de ceux qui avaient le plus d'intérêt à les défendre.
Puis vinrent les barbares, et tout ce qui avait la force de porter
, en Prusse et les armes était appelé à combattre.
Au moyen-âge, le service militaire était considéré comme un want, en cas de
impôt attaché à la terre, et la possession d’un fief entraînait P ,
intérieur. : ; . ; LEONE l'obligation de fournir un certain nombre de lances.
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Louis XII conserve cette première armée permanente, mais il la recrute au moyen de mercenaires.
Les mercenaires en France dataient de Philippe Auguste ; on les appelait alors soudoyers, routiers, cottereaux.
A l’époque de la guerre de trente ans, c’est-à-dire pendant la deuxième période de la deuxième époque de l’histoire militaire,
militaires d’un
les armées se lèvent pour ainsi dire à l’entreprise.
L'empereur d'Allemagne, Ferdinand IT, par exemple, ayant besoin d’une armée s’adresse à Wallenstein. Celui-ci fait venir des colonels à qui il demande des régiments ; ceux-ci, des capitaines qui lèvent les compagnies.
Ces compagnies sont composées de mercenaires, raccolés à prix
QUES. M d'argent, soit parmi les nationaux, soit parmi les étrangers.
Les armées comprennent alors deux sortes de mercenaires :
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Les mercenaires par capitulation, comme les suisses, les reîtres jn armée perma- |
ou les lansquenets, et les mercenaires isolés,
uples et suivant Telles sont les premières méthodes de recrutement jusqu’à Louis
En France sous Louis XIV, les mercenaires furent insuffisants
pour recruter des armées dont le chiffre s’éleva jusqu’à 450,000 hommes. Alors le roi, par ordonnance du 29 Novembre 1688, créa le système des milices.
D’après cette ordonnance, les villages furent soumis à l'obligation Ï Ù ô 5 de fournir annuellement un certain nombre d’hommes avec lesquels on forma des régiments provinciaux.
Sous Louis XV, les mercenaires et le raccolage alimentent encore les armées. Mais en 1743, frappé des inconvénients de ce système, le roi établit de nouvelles milices. Elles furert levées, organisées, puis, à un certain moment, comme les milices de Louis XIV, absorbées par l’armée active.
Au moment de la révolution le gouvernement français doit soutenir la guerre avec une armée désorganisée, et dont le recrutement n’est pas assuré.
L’enthousiasme national y supplée dans les premières années. De nombreux bataillons de volontaires se lèvent de toutes parts.
On les amalgame avec les bataillons de ligne, à raison de deux bataillons de volontaires avec un bataillon de ligne, pour former une brigade.
Et ce recrutement irrégulier suffit aux premières campagnes.
Puis l’enthousiasme se refroidit. Les volontaires quittent l’armée. Alors on emploie le système des réquisitions, qui, appliqué avec rigueur, jette sur la frontière presque toute la population valide du pays.
Enfin, le 19 fructidor an VI (5 septembre 1798), le recrutement entre dans un mode plus régulier, et une loi établit le système de la conscription, avec lequel furent faites toutes les guerres de l’Empire.
Abolie momentanément en 1814, par suite des événements politiques, la conscription reparut en 1818, sous le ministère du maréchal Gouvion-Saint-Cyr, quand on voulut reconstituer l’armée.
La loi du 21 mars, 1832, a consacré le principe de la conscrip-
tion et a établi le système des appels aujourd’hui en usage. \
Ce système est adopté dans tous les états européens, sauf en Angleterre, où le gouvernement continue à recruter ses armées au moyen de mercenaires,
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1 y a aujourd’hui deux systèmes de recrutement : lo. Le système des mercenuires ; 20. Le système des appels.
Nous allons les examiner successivement.
Systèmes des mercenaires et des appels.
Nous distinguons deux espèces de mercenaires :
lo. Les mercenaires par capitulation, c’est-à-dire qui servent en vertu d’un marché général fait avec une nation, comme les Suisses à diverses époques de l’histoire française, et encore dernièrement auprès du roi de Naples ;
20. Les mercenaires isolés qu’un gouvernement fait enrôler par ses agents à l’intérieur et à l’extérieur, au moyen de marchés individuels, dont les clauses sont variables. Pour la France c’était le système suivi avant la révolution.
C’est le système qu’emploie encore aujourd’hui l’Angleterre pour remplir les cadres de son armée.
Le système des mercenaires par capitulation a de grands inconvénients, ce sont des espèces de condottieri qui appartiennent à celui qui les paie le plus cher,et qui, au moment du danger, peuvent abandonner la cause à laquelle ils sont attachés.
Ce système présente cependant certains avantages. Les hommes qui font leur métier de la profession des armes sont généralement meilleurs soldats que ceux qui servent pour un temps limité. Ils présentent les avantages que l’on rencontre daus les troupes d’aventuriers.
Le système des mercenaires par marchés individuels ne donne que ie rebut des populations. Une armée recrutée de la sorte a besoin d’une discipline très-sévère. Elle n’est ni susceptible d’enthousiasme, ni ne dévouement.
On trouve cependant dans ce système l’avantage de débarrasser
la société d’éléments dangereux qui lui seront moins nuisibles étant soumis à une discipline militaire, qu’étant abandonnés à euxmêmes.
Système des appels, —Le système des appels est celui employé pour le recrutement des armées modernes.
Dans ce système, la loi impose l’obligation du service militaire. L’armée étant instituée pour la défense de la société, cette ubligation est la plus juste et la plus importante de toutes celles qui sont la conséquence de l’état social.
Le système des appels présente le grand avantage de donnerune armée nationale.
Il présenterait cependant des inconvénients s’il était appliqué avec trop de rigueur.
N us verrons comment il est compris chez les différentes puissances de l’Europe et comment chez chacune d’elles on en a adouci les conséquences.
Nous 2xaminerons successivement les diverses questions qui se rattachent au système des appels.
La première est celle qui est relative à l’âge de l’appel.
Age de l’appel.—L’âge de l’appel doit être fixé de telle manière qu’en arrivant sous les drapeaux, les jeunes gens aient assez de vigueur physique pour supporter les fatigues du métier. Appeler des jeunes gens trop jeunes, ce serait vouloir encombrer les hôpitaux, ainsi que cela est arrivé en France dans la campagne de
C’est d’après cette considération que l’âge de lappel a été presque partout fixé à vingt ans.
Durée du service. —La seconde question est relative à la durée du service.
Il y a toujours deux intérêts cn présence :
L'intérêt de l’armée, qui veut que l’on conserve le soldat le plus longtemps possibie sous les drapeaux ;
Et l’intérêt des populations, qui tend à abréger le plus possible la durée du service militaire.
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Il faut alors prendre un terme moyen que l’on établit d’après les considérations suivantes :
lo. On consulte lesprit militaire de la nation, ses aptitudes physiques et intellectuelles et, par suite, la facilité d'instruction qu’elle présente ;
20. On calcule le temps nécessaire aux conscrits pour se développer, s’instruire et pour devenir de véritables soldats, particulièrement dans les armes spéciales.
alors être fixée de telle manière que l’état bénéficie pendant un certain temps de cette instruction, une fois reçue, et qu'il puisse tirer pendant quelques années des services sérieux de la part des hommes appelés sous les drapeaux ;
80. Enfin il faut qu'après leur libération, les soldats soient encore assez jeunes pour avoir l’espérance de se créer une position
La durée du service doit
lucrative et de s'assurer un avenir.
D’après ces considérations, c’est généralement entre vingt et trente ans que l’on doit fixer la durée du service militaire.
‘ On a remarqué, dit le général Rogniat, que quand l’homme “ arrive vers trente ans, il commence à perdre sa souplesse ; le ‘“ rouvement cesse de lui être agréable ; l’effervescence de la ‘ jeunesse, qui lui faisait trouver des charmes dans une vie errante “et variée, se calme par degrés pour faire place à des idées de repos “et de tranquillité.” Ainsi vers cet âge, le soldat est donc moins
propre à bien faire son métier.
Cette observation ne s'applique pas à l’officier qui est souteru par des idées de devoir et d’ambition ; mais elle s’applique aux se'dats et sert à déterminer la durée du service militaire.
En Prusse cette durée est de cinq ans ;
En France de sert ;
En Autriche de huit ;
En Russie, elle était de vingt ans, elle a été réduite à quinze, elle le sera probablement encore. ;
En Angleterre, le service militaire est de douze ans, mais s’étend à presque toute la vie, en raison de la constitution particulière de l’armée anglaise.