‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 30 sur 156 · L’instruction · texte numérisé non relu

L’instruction

4o. Et enfin les établissements militaires.

Nous alions maintenant examiner ces quatre dernières parties

de létude des institutions militaires d’un peuple.

X XI. Tan en vig

défaite

De la discipline.

L) Peur mettre une armée en action, la première condition est que a ses divers éléments obéissent à la volonté d’un seul homme, que On k: cette volonté soit transmise hiérarchiquement jusqu'aux derniers Puis degrés de l’organisation et soit exécutée partout, Girodé Il faut donc que les inférieurs obéissent à leurs supérieurs; ; cette vbéissance corstitue /a discipline. 4 Exar Dans l’antiquité, la discipline était considérée comme l’art de W La d dresse: les hommes de guerre, de les soumettre au frein du service à } suivant milituire, de les mouvoir à un signal. M du gou Son objet était d’inspirer au soldat le respect pour celui qui com- Aux | mande. 0 rudes, e La discipline était encore l’observation des formes particulières 4 une disc à la profession des armes, la conduite tenue par une troupe, con- î Telle formément à des règlements ou aux décisions d’un général d'armée. & A corporel Aujourd’hui la discipline peut être considérée de la même ma- Se “Télle

nière que duns l'antiquité ; elle remplit les mêmes objets ; nous la ÆS dir Les c définissons ; Telle L’obéissance de l’inférieur au supérieur ; À

d’après |

Ou bien encore l’observation des règlements militaires.

La discipline a une grande importance.

C’est le principe vital, c’est le moteur de toute organisation.

Suns elle point d'armée.

istence de son

ttre en action.

niers éléments

Avec la discipline, au contraire, on voit des bandes de merce- M raires recrutés souvent dans la lie des populations devenir de bonnes troupes, et accomplir de grandes choses.

stice militaire penses ;

Nous citerons par exemple, les Grecs de Cyrus, les mercenaires E d’Annibul, et à l’époque moderne, les Anglais de Wellington.

La discipline est importante non-seulement au point de vue de l’existence des armées, mais encore au point de vue de l’existence des états.

Une nation peut périr par l’indiscipline de ses armées, comme Rome et Bysance au temps du Bas Empire,

Tandis qu’au contraire, dans un état, tant que la discipline est en vigueur, rien n’est désespéré, même après les plus grandes défuites. Témoin Rome, au temps de Brennus et d’Annibal.

lernières parties

hs. L’origine de la discipline remonte à l’origine des armées ; ondition est que M On la trouve pleine de force dans Pantiquité ;

il homme, que On la voit s’affaiblir au moyen-âge ;

qu'aux derniers Puis refleurir avec Gustave-Adolphe, (C’est à lui qu’il faut faire remonter la discipline des armées modernes.

urs supérieurs ; ; À ER PTE P ; Examinons les principes généraux de la discipline moderne.

comme l’art de à La discipline doit se modifier suivant la constitution politique, frein du service (4 suivant le curactère des peuples, selon l’esprit du temps, la forme du gouvernement et la direction des lois.

rcelui quicom- = Aux peuples du Nord,dit Jacquinot de Presle, qui ont des mœurs 7 rudes, et qui sont habités à un gouvernement despotique, il faut es particulières MS une discipline sévère,

ie troupe, Con- E. Telle est la discipline de l’armée Russe, qui admet les châtiments

sénéral d'armée. : corporels, et, pour les officiers, l’exil et la dégradation, le la même ma- MS ‘elle est celle de l’armée Autrichienne, nécessaire pour mainteobjets ; nous la S nir les croutes, les dalmates, etc. Telle est encore celle de l’armée anglaise, dans laquelle en 1857, d’après le on 112 militaires ont reçu 5240 coups de fouet.

Il faut une discipline plus douce aux peuples du midi, plus vifs, plus sensibles, doués de plus d'imagination, plus avides de louanges et de distinction, et qui sont habitués, sous des gouvernements libéraux, à voir sans cesse auprès d’eux l’égide de la loi.

Telle est la discipline de l’armée française, dont l’honneur et l’opinion sont les principaux mobiles.

L’élévation des sentiments et la dignité des caractères ont exclu de cette armée les punitions corporelles, qui seraient du reste tout à fait incompatibles avec ses mœurs civiles, et son état social.

Eni Pespé Cra Esp De | les pu D’el à excit

Le Duc de Richelieu, au siége de Mahon, comme punition privait les ivrognes de monter à l’assaut.

En général, la discipline doit être sévère pour les fautes graves, | et mesurée au contraire pour les fautes légères.

Calme, impartiale, prompte, ferme, jamais avilissante, elle doit plutôt prévenir que réprimer.

Nous ajouterons que l’exemple a une grande influence sur la #8 0rSanis

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discipline, et que l'officier qui donne l’exemple est toujours bien }n Au | obéi. | D ‘rs | L’habitude de la discipline donne à une armée l’esprit militaire, : - Aujot \ et c’est par l’esprit militaire que l’on exécute de grandes choses, À | d’officie comme les Macédoniens d'Alexandre, comme les légions de César, ; qui forn l comme les Suédois de Gustave-Adolphe, comme l’armée anglaise M Quan: | sous Wellington, comme enfin la grande armée de Napoléon. É pol ans

“ Une armée animée de l'esprit militaire, dit le général Clause-

délits et | “ witz, n’est jamais ébranlée par de craintes imaginaires ; n’oublie Quoiq “ jamais l’obéissance ni dans les succès, ni au milieu des désastres justice r “ de la défuite ; elle a confiance dans ses chef ; elle sait que les SE sq

gré:

‘ fatigues qu’elle éprouve sont des moyens de victoire ; ses forces À Celles

‘ physiques sent endurcies par l’habitude des privations et des légères,

& travaux, comme les muscles d’un athlète. Enfin elle est main- tenue. e , ‘ , . . , ?

“# tenue dans ses devoirs par l’esprit qui l’anime, esprit qu’elle doit 1 Elles

à RAR

à sa discipline. troupe, € La discipline est donc l’obéissance de l’inférieur au supérieur. Celles cour ma

de disci}

Elle forme la base de la bonté d’une armée. Elle varie avec le caractère des différents peuples.

idi, plus vifs, M Enfin, elle repose sur deux sentiments opposés, la crainte et s de louanges MN l'espérance.

uvernements M Crainte des châtiments.

loi. Espoir des récompenses.

l'honneur et De la discipline dépend par suite, la justice militaire qui inflige } les punitions.

D’elle dépendent encore, l’avancement et les récompenses destinés

à exciter l’émulation et à rémunérer les services militaires.

res ont exclu du reste tout à social.

nme punition De fautes graves,

De la justice militaire.

sante, elle doit RRITETR Mer Les institutions militaires d’un peuple comportent toujours une

organisation de la justice militaire.

Au moyen-âge, c'était le connétable et les sénéchaux. Plus tard le grand prévôt et ses aides.

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ne

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Aujourd’hui toutes les armées européennes ont un personnel d'officiers qui sont spécialement attachés à la justice militaire, et qui forment les parquets des divers conseils.

sprit militaire, andes choses, sions de César, rmée anglaise apoléon.

Quant aux peines, elles varient avec les fautes auxquelles elles s'appliquent.

Dans la justice civile, on reconnait généralement des fautes, des énéral Clause- MN Géjits et des crimes.

aires ; n’oublie | Quoique cette distinction ne soit pas aussi tranchée dans la des désastres justice militaire, cependant on reconnait aussi généralement trois e sait que les degrés de punition.

re ; ses forces Celles du premier degré sont infligées dans les corps pour fautes

ations et des | légères, comme manque aux appels, absence au service, mauvaise elle est main- tenue, etc.

rit qu’elle doit Elles consistent en consigne, salle de police et prison pour la

troupe, en arrêts simples et arrêts de rigueur pour les officiers. u supérieur. Celles du deuxième degré sont prononcées par un conseil ou varie avec le cour martiale. Pour la troupe, c’est l’envoi dans une compagnie

de discipline. Pour un officier, c’est la mise en non-activité. À *

Enfin, les peines au troisième degré sont prononcées par un conseil de guerre, ou cour martiale générale, et sont beaucoup plus graves. Elles vont depuis la prison jusqu’à la peine de mort.

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taines

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Voilà une première conséquence de la discipline, le système de d’arm

punitions. Plu:

La seconde conséquence amène le système d'avancement et de | donna

récompenses. Enf

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