X XIV
De l'Administration.
Administrer une armée, c’est pourvoir à ses besoins matériels et régler en même temps le compte des dépenses qu’elle occasionne.
L’antiquité nous a laissé sous ce rapport peu de règles écrites.
Le moyen-âge ne nous rappelle que des temps de violence, de spoliation et de pillage.
C’est à Sully qu’il faut faire remonter les premiers essais d’administration militaire en France.
Plus tard, Louis XIV créa les intendants d’armée, les commissaires des guerres, et c’est à cette époque que se rattache véritablement l’aädministration des armées modernes.
L'administration est exercée en France par les membres de l’intendance, en Angleterre et les autres nuissances étrangères par des commissaires.
Les principes généraux de l’administration sont à peu près les mêmes dans tout l’Europe, parce que les besoins des armées sont partout les mêmes.
Il y a seulement des différences dans la manière d’appliquer ces principes, parce que les ressources des divers peuples ne sont pas égales, parce que tous les gouvernements n’ont pas les mêmes moyens financiers, et enfin parce que l’industrie privée est plus ou moins avancée et a plus ou moins d’initiative.
L'administration fournit aux divers besoins de l’armée, à sa nourriture, son habillement, sou chauffage, ses transports, sun service de santé, etc.
Par suite elle met en action les divers services administratifs qui L’in sont les suivants : Elle Le service des vivres; “0 à marc Le service des fourrages ; F Elle Le service des hôpitaux " tiraille Le service de l’habillement et du campement ; ‘4 En Le service des transports militaires ; à gymnas Le service des bâtiments et établissements ; 14 On c Le service de marche, etc. k “ Le “ quelle
les pa
nisatio
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L'administration forme le cinquième élément du système mili- À taire d’un peuple. Le sixième est formé par l’ensemble des # Enfin ff moyens d'instruction. | UN troisar ) . Voilà | MN taire.
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XX V. : En mt dans tou De l'Instruction. degrés:
Ê Ecoles Ecoles
L’instruction, en général, est la connaissance des devoirs que
l’on a à remplir dans la profession que l’on exerce. k.
Pour l’état militaire, l’instruction est la connaissance des ma- WE:
nœuvres sous le rapport théorique et sous le rapport pratique ; c’est sel | en même temps la connaissance des divers règlements et ordon- moe nances relatifs aux devoirs du métier, tels que le service intérieur, Nous &
le service des places, le service en campagne, etc. et de les On peut dire encore que l'instruction militaire pour chaque grade À Cest &
n’est autre chose que la mauière de se servir des instruments de D s'était p
guerre mis à sa disposition. 1806 et !
Pour le soldat, ce sera l’escrime de son arme. à Les ca
Pour l'officier, ce sera la manière de faire combattre l’unité qu’il | des trou
commande, et en même temps de l’instruire et 4e l’administrer. leur sant
Pour le général enfin, l’instruction militaire embrassera toutes de leur é
l’armée, à sa MS Les parties de l’art de la guerre, tous les principes relatifs à l’orga-
s,S0n service M sation des urmées et à leur mise en action.
L’instruction militaire se fait au moyen des cadres,
Le Eau ass pau Sas
inistratifs qui KA Elle commence à l’instruction individuelle, qui apprend au soldat
à marcher le pas militaire et à manier son arme régulièrement. Elle comprend ensuite les écoles de peloton, de bataillon, de
"! tirailleurs.
à En même temps on fait exécuter aux soldats quelques exercices gymnastiques et ie tir à la cible.
On cherche à rendre les hommes adroits, lestes et vigoureux.
“ Le soldat maladroit, dit Végèce, n’est jamuis qu'un conscrit,
" «6 it son ancienneté.” système mili- quelle que soit son en
nsemble des 4 Enfin viennent les évolutions de ligne et les manœuvres des ON trois armes.
Voilà la progression généralement adoptée pour l'instruction militaire.
En même temps, on s'occupe de l'instruction intellectuelle, et
dans toutes les armées européennes on trouve des écoles de divers degrés:
Ecoles régimentaires ;
Ecoles de cadets ou de divisions ; Ecoles militaires ;
Ecoies d'application, etc.
devoirs que
ance des maatique ; c’est nts et ordon-
Le L’examen des méthodes d’instruction forme une partie importante de l’étude du système militaire d’un peuple.
ice intérieur, Nous ajouteruns que la meilleure manière d’instruire les troupes
et de les préparer à la guerre est de les placer dans les camps. ; haque grade À C’est au camp de Boulogne que la grande armée de Napoléon ; struments de M s'était préparée aux manœuvres à jimais mémorables de 1805, %
1806 et 1807, et aux batailles d’Austerlitz, d’Iéna et de Friedland.
Les camps ne sont pas seulement excellents pour l'instruction à l'unité qu’il des troupes. Ils le sont encore pour leur esprit, leu: discipline, inistrer. leur santé, leurs forces physiques, en un mot pour tous les détails
assera toutes de leur éducation.
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er
C’est le moyen d’aguerrir de jeunes troupes. C’est le moyen de M
D rétablir la discipline parmi de vieilles légions qui l’ont perdue. a
Des Enfi
+ L’e XXVI. Là diquer "N le sept
Des établissements militaires,
Nous arrivons à la septième et dernière partie de l’étude d’un système militaire, c’est: à-dire aux établissements du matériel.
Ces établissements correspondent aux divers besoins de l’armée. | Sys
Il faut, en effet, des magasins pour la conservation des appro- k | visionnements de toute espèce ; vivres, fourrage, chauffage, Nous | | habillement, campement, etc. 0 milituir
sances (
Il faut des mauutentions pour la fabrication du pain et du
RUE sept élé biscuit ; des hôpitaux pour soigner les malades ; des établisse- P
La fo
constitu
ments disciplinaires pour l'application des peines militaires, tels que : ateliers de travaux publics, pénitenciers, prisons, etc.
| Il faut des casernes pour le logement des troupes ; des champs La pe
de manœuvre pour leur instruction. ï La de
|| | Un état possèdera encore pour les besoins de son armée : suroul | il Des manufactures d’armes ; des ouai | | Des fonderies de canons ; née F | Des arsenaux ; sont l’A if Des poudreries pour la fabrication de la poudre ; La na 1l Des ateliers de pyrotechnie pour la confection des artifices de elle est (| guerre ; nemmet | Des capsuleries pour les capsules ; La fo î Des hôtels pour les généraux ; L’arn Un ministère et un dépôt de la guerre ; La ré | Des écoles militaires ; La ga | Des forges ; L’arnr ! Des établissements d’invalides ; 0 hommes Des parcs de construction ; Sur le Des corps de garde ; Sa ré:
st le moyen de 4
nt perdue.
res.
e l’étude d’un \ matériel.
ins de l’armée,
on des approre, chauffage,
du pain et du des établissemilitaires, tels ns, etc.
s ; des champs
armée :
bs artifices de
Des dépôts de remonte ; Des locaux affectés aux tribunaux militaires ; Enfin des places fortes qui assurent la défense du territoire.
L'ensemble des établissements militaires, que nous venons d’indiquer, forme la richesse militaire d’une nation et en même temps le septième élément de ses institutions militaires.