‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 49 sur 156 · La · texte numérisé non relu

La

éployer q rangères

En raison de ces avantages la colonne est considérée comme} formation la plus propre à l’attaque, comme au mouvement. Mais elle présente les inconvénients suivants :

Elle est très-difficile à reformer en cas de déroute. Elle est tré Ms manœu exposée aux coups de l'artillerie, qui peut y faire de grands ravages 3. La co On cite l’exemple d’un obus français tombant sur un bataillon pruMénéraleme

ennemi q ontre la ci 8 40. Enfi n veut rét

sien formé en colonne à la bataille de Dresde et mettant A! hommes hors de combat.

Enfin la colonne fournit peu de feux.

Pour remédier à ces inconvénients, quand on marche à l’enneni en colonne, on prépare et on soutient l’attaque avec des batterie d’artillerie.

Et, en même temps, on couvre la tête des colonnes par un gran

nombre de tirailleurs, dont le feu supplée à celui des colonnes à

’a pas à c On l’emp pataille.

Si l’on co lo. Des c 20, Des cd our résiste

engage l’ennemi à se dégarnir du sien.

Diverses espèces de colonnes.—Il y a plusieurs espèces de colonnes, suivant qu’on les considère relativement à leur front,

À emps elles s leur profondeur, à leur force ou à leur objet. 90. Puis « Si l’on considère les colonnes relativement à leur front, ily a tro nt été espèces de colonnes : isuda lo. La colonne par section ; D 4 Unen 20. La colonne par subdivision ; r le théâtr. 30. La colonne par compagnie ; On emploie l’une ou l’autre de ces colonnes suivant la largeul Enfin, si l des débouchés dont on dispose. pr ours !

Dans les manœuvres, le front ordinaire est celui d’une compagnie. We Les cc En route, on marche par subdivision, quelquefois par section, eB° sis ion avec de

sur les chemins étroits par quatre. be Si l’on considère les colonnes relativement à leur profondeur, FORUREE c’est-à-dire relativement à la distance entre leurs compagnies, 1 y a 4 espèces de colonnes : e servent a

lo. Lu colonne à distance entière, que l’on emploie sur les route} La furce d afin d’être plus à l’aise, et sur les champs de bataille quand onouvrage att craint les effets des batteries de l’ennemi.

La colonne à distance entière a l’inconvénient de demander beau

coup de temps pour le déploiement.

La Franc

Ainsi géné Deux cent

20. La colonne à demi-distance. Elle est moins longue à éployer que la précédente, c’est cette colonne que les puissances rangères, la France, l'Autriche, etc., emploient généralement dans ss manœuvres et dans les attaques.

3. La colonne à quart de distance, est celle qu’on emploie le plus énéralement dans les manœuvres. Elle offre moins de prise à

lérée comme à vement.

. Elle est trè grands ravages,

à bataillon prus et mettant \ennemi que la suivante. Elle permet de prendre des dispositions

outre la cavalerie, de changer de front assez rapidement. | 40. Enfin la colonne serrée, ou en masse. On l’emploie quand n veut réunir beaucoup de troupes sur le même point, et que l’on

rche à l’ennen

: ’a pas à craindre les batteries de l’ennemi : :c des batterie

On l’emploie, par exemple, pour les réserves sur un champ de

pataille.

es par un gran

des colonnes Si l’on considère les colonnes relativement à leur force, on aura : lo. Des colonnes de compagnie ;

20. Des colonnes de bataillon, parce qu’elles sont assez fortes our résister seules à toute attaque de l’ennemi, et qu’en même

urs espèces de

JE HISUF TRS emps elles sont très-mobiles et très-faciles à déployer ;

30. Puis des colonnes de régiment, de brigade, de division. Îles ont été employées par les Français à Albuera et à Waterloo. Dans ces deux circonstances, elles ont amené des désastres ;

front, il y a troi

40. On emploie encore les colonnes hors du champ de bataille, r le théâtre des opérations.

Enfin, si l’on considère les colonnes relativement à leur emploi pu aura :

lo. Les colonnes de route, formées de bataillons, de régiments, e brigades ou de divisions, marchant par compagnie ou subdiviion avec des intervalles de une à deux heures de marche entre es principaux échelons.

ivant la largeur

ne compagnie.

par section, et

eur profondeur, compagnies, | La France, l’Autriche et les autres puissances de l’Europe, e servent aussi des colonnes pour les assauts.

ie sur les route La furce de la colonne est alors proportionnée à la nature de

aille quand of ouvrage attaqué.

Ainsi généralement, c’est 100 hommes pour une lunette avancée ;

beauemander Deux cents pour ane demi-lune ;

Trois cents pour un-bastion ; Quatre cents pour un retranchement intérieur.

Il y a ensuite derrière les colonnes d’assaut des colonnes de soutiens, des colonnes de réserves, et des colonnes de travailleurs,

On emploie encore la colonne pour l’attaque d’une barricade, Le front de la colonne est alors déterminé par la largeur de la rue, La profondeur doit être peu considérable, car la seconde subdivision trouvera plus d’ermbarras que a première, la troisième plus que la seconde, etc. ; cependant comme il faut beaucoup de monde ou emploie des colonnes accessoires.

Quand on ne peut aborder la barricade que de front, on lance successivement des colonnes peu nombreuses qui épuisent l’ennemi, et que l’on fait suivre d’une réserve destinée à donner le coup de collier.

Telles sont les différentes espèces du colonnes,

Formation en carré. —Comme formation régulière, l’infanteriea encore la formation en carré.

Cette formation est la conséquence de la formation en colonne. Elle est essentie!lement défensive ; et elle n’est vraiment bonne, pour l'infanterie, que quand celle-ci peut être enveloppée par la cavalerie.

Dans toute autre circonstance, il est évident que la formation déployée, qui permet à une troupe de faire usage à la fois de la totalité de son feu, est supérieure à la formation en carré, qui ne permet d’en employer que le quart dans la même direction.

Il y a deux sortes de carrés ; les carrés vides et les carrés pleins.

Les premiers sont formés sur %, 3 et 4 rangs.

En Egypte, les currés français étaient sur 6 rangs ; à Waterloo, les carrés anglais étaient sur quatre rangs ; en Italie, les carrés français étaient sur ? rangs.

Les carrés pleins sont tormés par des colonnes en masse ; il n’y a pas de vide intérieur, et les flancs sont formés par les files extérieures des compagnies. Ces carrés présentent une grande solidité, muis en même temps, ils offreut beaucoup de prise à

l'artillerie d'hommes Sous ie ou rectang Sous le compagnie Quelque Ayant 4 l’une de l?

qui font, de vide : (PL.

di

Ou bien € ses régime sente une sc

Telles son

| carrés.

Pour la fo:

colonne par la formation celle en quet gauche les se

Dans un c:

qui présenter

Pour remé

olonnes de travailleurs,

> barricade, ir de la rue. de subdiviisième plus p de monde

n lance sucit l’ennemi, le coup de

’infanterie a

en colonne.

nent bonne, oppée par la

a formation la fois de la hrré, qui ne tion.

arrés pleins.

à Waterloo, e, les carrés

masse ; il par les files me grande de prise à

l'artillerie, et au milieu du carré se trouvent un grand nombre d'hommes qui ne peuvent faire usage de leurs armes.

Sous ie rapport de leur forme, les carrés sont toujours ou carrés ou rectangulaires.

Sous le rapport de leurs dimensions, on forme ces carrés de compaguies, ou de bataillons.

Quelquefois encore on adopte la disposition suivante :

Ayant deux lignes d'infanterie déployes à.,3 ou 400 mètres l’une de l’autre, on dispose sur les ailes des troupes en colonnes qui font, de cet ordre de bataillon, un véritable carré, un carré vide : (PL. 4.)

id

iilllih

RER Led en teene none

Ou bien encore une réserve ; par exemple, une division, ayant. ses régiments en colonnes serrées à cûté les uns des autres, présente une sorte de carré plein. (PL. 5.)

(PL. 5.) &e 3e 2e ler régt.

émmsmmmtttttntte cocon eptemmmmémtmiatéts

——— — es ee

Telles sont les différentes formes et les diverses dimensions des carrés.

Pour la formation du carré de régiment, on forme d’abord la colonne par compagnie, à distance de section ; on passe ens:ite à la formation du carré en fuisant serrer la 2e compagnie en tête et celle en queue de la colonne, et en faisant converser à droite et à gauche les sections du centre qui forment ainsi les faces latérales.

Dans un carré, les points faibles sont évidemment les angles qui présentent des secteurs sans feu.

Pour remédier à ce défaut, on peut exécuter des feux obliques,

faire un pan coupé, sur lequel on met quelquefois une pièce d’artillerie ; enfin envelopper le carré de tirailleurs et les rallier sur une même diagonale en deux groupes, de manière à flanquer les

faces du carré. (PL.6.) (PL. 6.) .

Tels sont les carrés isolés ; leur force, comme nous l’avons dit, varie d’une compagnie à un régiment.

‘Ces carrés isolés présentent une disposition assez médiocre, en raison de leurs angles morts ; mais la combinaison de plusieurs carrés forme une disposition excellente. Nous allons l’examiner.

Supposons une ligne de bataillons déployés, on leur fait former les carrés obliques, et l’on obtient alors une combinaison de feux qui battent tous les intervalles entre les bataillons. (PL. 7.)

De même, si on a une ligne de bataillons en colonne avec desintervalles de déploiement, on forme les carrés obliques au moyen d’un changement de direction par le flanc.

Page 1