Exécuter les passages de ligne
6o. Exécuter les changements de front ;
To. Passer de l’ordre en bataille à l’ordre en colonne.
Voilà les manœuvres de l'infanterie les plus usitées et celles dont on trouve des exemples à la guerre.
A toutes les époques ce sont elles qui ont assuré la victoire.
Des formations irrégulières. —Les éléments d’une troupe d’infanterie peuvent être désunis et placés à des distances variables les uns des autres en dessinant sur le terrain une figure irrégulière. C’est ce qui constitue le service des tirailleurs.
Ce service est fait plus particulièrement par l'infanterie lésère. Cependant toute l’infanterie y est exercée.
Il ne faut pas confondre les tirailleurs avec les éclaireurs.
Les éclaireurs surveillent les mouvements de l’ennemi. Ils peuvent faire le service sans avoir à s'engager. Ils comprennent
D les avant-gardes, les arrière-gardes et les flanqueurs.
Les tirailleurs sont beaucoup plus nombreux.
On ne les détache qu’en présence de ennemi.
Ils ont pour but de tenir éloignés les tirailleurs de l’ennemi, de reconnaître sa position, de fatiguer ses troupes de ligne. Ils com-
mencent le combat et préparent l’action des musses,.
Il y a trois espèces de tirailleurs:
lo. Les tirailleurs de marche, qui couvrent la marche des colonnes, en présence de l’ennemi ;
20. Les tirailleurs de bataille, qui couvrent les troupes en position et qui protégent les manœuvres. Leur action est évidemment secondaire. Ils se nentralisent mutuellement et ne peuvent rien décider. Il faut toujours en venir au choc des masses ;
30. Les tirailleurs en grande bande, c'est-à-dire faire combattre des troupes éparpillées et librement ; ce qui se fait avec des troupes
intelligentes, audacieuses et entreprenantes, mais qu’on n’a pas eu À
le temps dlinstruire.
Les tirailleurs en grande bande seront toujours la meilleure tactique pour des troupes jeunes, peu instruites, mais braves et enthou:. siastes.
Les tirailleurs, en général, présentent les avantages suivants:
lo. Leurs feux sont très-redoutables et désolent, par leur préci- à
sion, des troupes en ligne ; 20. Leur front est très-étendu, une compagnie pouvant couvrir un bataillon ;
30. Leur marche est facile. Ils passent sur tous les terrains, et
les plus accidentés sont ceux qui leur sont les plus favorables.
Les tirailleurs sont impropres au choc ; cependant isolément, ik
peuvent faire usage de leurs baïonnettes.
Quand la ligne de tirailleurs s’éloigne du corps principal, on lu donne des supports et des réserves.
Tels sont les principes généraux relatifs au service de tirailleurs B
Il y a eu de tout temps de l’infanterie légère. Les Grecs avaient les psilites.
Les Romains leurs vélites.
L’infanterie légère était plus nécessaire dans le siècle dernie!} que dans le nôtre.
En effet, à cette époque, on faisait des soldats de véritables au tomates, attachant une importance exagérée à la précision d maniement d'armes et à la cadence du pas.
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Aujourd’hui, on ne veut plus faire corabaitre les soldats comme des machines, mais bien comme des hommes.
Enfin, les tirailleurs doivent servir comme de rideau à l’armée,
pes en position MS afin de couvrir la masse des troupes, et dérober à ennemi les mou-
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t évidemment BJ vements deslignes. Lorsqu'on marche pour manœuvrer, les tiraile peuvent rien JS Jeurs entourent également les colonnes, les éclairent, les protégent ; es ; M ils reconnaissent les lieux couverts, les hauteurs, s'emparent des aire combattre défilés ou autres lieux qui peuvent favoriser le passage. ir vec des troupes Nous terminons ici la partie qui a rapport à l'infanterie et des T
von n’a pas eu ÊS règles relatives à son emploi.
meilleure tac- ss V4 aves et enthou- | XXXVII. ue ges suivants : È L par leur préci:| De la cavalerie. “D ouvant couvrir Chez les anciens, la cavalerie était une arme secondaire. 1 ; L Au moyen-âge, elle est devenue un moment l’arme principale. MR s les terrains, et “Es
Mais l’invention des armes à feu et la renaissance de l’art mailifavorables.
taire la remirent au second rang, c’est-à-dire, à celui qu’elle
. , M] a+ olément, 1e £ k Fiat mis 7 occupait dans les beaux temps de la Grèce et de Rome. Li
La cavalerie est encore aujourd’hui une arme accessoire, mais
principal, on lu EM c'est un accessoire indispensable.
Son utilité ressort dans les trois modes d'existence des armées,
Dans les camps, elle forme les avant-postes, fait les reconnaissances et les détachements, escorte ou attaque les convois, etc.
En marche elle sert d'avant-garde, elle éclaire les flancs, elle transmet les nouvelles.
ce detirailleurs.
Sur les champs de batailles, elle sert à tâter l'adversaire, à ren- 40 e siècle dernie!|
verser des troupes déjà ébranlées, et surtout à la fin des engage- au iments à rompre les dernières formations de l'ennemi, à ramusser é des prisonniers, enfin à poursuivre les troupes en retraite.
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a précision di Une armée sans cavalerie eut remporter des victoires, mais ne a
Dpeut pas en profiter.
La cavalerie est donc indispensable ; elle forme une des trois À On d unités-tactiques d’une armée moderne. Comparée à l'infanterie, M avertir, elle n’aura cependant que le second rang. } mêmes €
Son recrutement est difficile et coûteux. La durée du cheval Mi iee est moins considérable que celle de l’homme. Les fourrages à SAIS qui servent à la nourriture de la cavalerie sont lourds et embaras. À Le cn) sants. L’instruction du cavalier est longue. Si le cheval a une À FAReS grande rapidité momentanée, il résiste moins à la fatigue que À Par st l’homme. Enfin la cavalerie n’a qu’une seule propriété tactique, h FOIRE celle du choc. SN peut avoi
Il y a trois espèces de cavalerie, d’après les différentes espèces À Dans t4 de chevaux : cavalerie
lo. Les cuirassiers, hommes d’une haute stature, couverts de L’arme fer, chevaux de grande taille ; elle est employée à faire une hi Fo
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attaque périlleuse ; 20. La cavalerie de ligne, dragons et lanciers ; | Les la 30. La cavalerie légère, les hussards. Les lan La cavalerie épargne à l’infanterie de grandes fatigues en poussant au loin des éclaireurs et des postes. Elle couvre l’armée dansk les retraites.
La cavalerie emprunte ses propriétés à son cheval. Elle ls
La lame peu profor plat au lie
poignée, o complète avec ses armes.
Telles s Le cheval est pour l’homme son véritable compagnon de guerre. fans 11 faut le choisir avec soin.
: La cuira Le cheval de guerre doit être à la fois leste et vigoureux. IS Gvaleries doit être ardent, mais docile ; il doit avoir une constitution robuste plus d’équi et son éducation, faite autant que possible en plein air, a dû leh Por ir sor
préparer aux intempéries des bivouacs et aux fatigues de la vie de doivent êtr
assez léger Le cheval a deux propriétés : la rapidité et la force d'impulsinÆ chevaux di
il les communique à son cavalier, et ce sont là, en effet, les der
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ee : L’organi propriétés tactiques de la cavalerie.
Par la rapidité, elle se transporte en quelques minutes d’un poil à l’autre du champ de bataille.
Par la force d’impulsion, elle peut rompre et renverser toulé les formations de l’ennemi.
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On donne des armes à feu à la cavalerie, afin qu’elle puisse avertir, car presque toutes les cavaleries ont à se garder ellesmêmes et peuvent être appelées à jouer le rôle d’éclaireurs.
Une cavalerie, sans armes à feu d’une certaine portée, serait exposée à se voir fusiller de très près par l’infanterie ; tandis qu'avec ses tirailleurs elle peut au moins tenir ceux de l’infanterie à distance et prendre une disposition.
Par suite de ces considérations, tous les cavaliers ont reçu des pistolets pour avertir d’abord et ensuite pour les mêlées, où l’on peut avoir à s’en servir à brûle-pourpoint.
Dans tons les cas, les armes à feu ne sont qu’accessoires pour la cavalerie.
L’arme principale du cavalier est l’arme blanche : le sabre ou la lance.
Le sabre est une arme à la fois propre à l’attaque et à la parade.
Les lames de sabre sont droites ou courbes.
Les lames droites sont faites pour frapper de la peinte.
La lame courbe tranche bien, mais sa blessure est généralement peu profonde. Il arrive le plus souvent que le soldat frappe du plat au lieu de frapper du tranchant, parce qu’il serre trop la poignée, ou parce que celle-ci est mal faite.
Telles sont les armes offensives de la cavalerie.
Les armes défensives sont le casque et la cuirasse.
La cuirasse doit se composer d’un plastron et d’un dos. Quelques cavaleries n’ont pas de cuirasse par derrière. Par suite il n’y a plus d'équilibre ; c’est une grande erreur.
Pour son habillement, son équipement et son harnachement, ils doivent être avant tout simples et commodes ; ils doivent être assez légers pour ne pas écraser les chevaux et transformer des chevaux de selle en chevaux de bât.
L'organisation tactique est la même que pour l'infanterie.
L’effectif de la cavalerie doit être à peu près le même en temps
de paix qu’en temps de guerre, à cause des difficultés de linstruction.
L’effectif des hommes est toujours supérieur à l'effectif des
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chevaux, à cause de la nécessité de faire soigner les chevaux des hommes absents, malades ou de service.
En temps de paix, il faut un quart des hommes non-montés, dans chaque régiment.
Par suite de sa rapidité, la cavalerie formera les avant-gardes.
Les chocs produits par la cavalerie sont les résultats des charges. Nous allons voir les règles générales relatives à leur exécution.
Une marche est une charge directe, vive et impétueuse, dont l'ennemi est le but. C’est l’action décisive de la cavalerie.
Une charge doit remplir deux conditions principales :
L’élan et l’à-propos.
Pour qu’une charge ait de l’élan, pour que le choc soit efficace, il faut qu’au moment d’aborder l’ennemi, le cheval ait toute sa rapidité. Et pour cela on le fait passer successivement aux différentes allures, au pas, au trot et au galop. On développe ainsi ses forces musculaires.
Au galop de charge, il se trouve avoir acquis toute sa vitesse.
La distance à laquelle on entame la charge doit donc être bien calculée.
Cette distance a été fixée à 220 mètres,
Dans une charge bien faite, toutes les parties de la ligne devraient arriver sur l’ennemi en même temps et à toute vitesse. Mais il est rare que la chose se fasse ainsi. Le plus où moins d’audace des cavaliers et de vitesse des chevaux s’y oppose également.
Il est rare qu’une charge réussisse, si elle n’a pas été préparée
- par un feu d'artillerie qui ébranle la troupe ennemie.
Dans tous les cas, la première condition que doit remplir une charge de cavalerie c’est l’élan.
La seconde c’est l’à-propos. Il faut savoir profiter du moment où l’ennemi manœuvre, où il est en désordre.
On distingue trois espèces de charges :