CANONS COURTS
LOlfGUECR.
POIDS
Les canons de fionte tiennent de milieu , pour leur longueur »«^lenr {>oids ,' entre lia» ^binons de siëge et ceux de Âupagnej mais^louiB épaia^urs^ nécesntées par la moin-^ 4re résistànDcedeia fonter^ souVpfais eenÂdéi^bles, quoit{U^ôQ:'nè>lé8 tiré' jamais qn*à la chargé du tiers du poids 4ia-'lKAikt^ •' ■ • •■ -./i^ -. ,■•:..;' ••
~i^! poids des canons peârént être 'évalues approxî- ÏBlilivetnmt en poids du boulet y Q i5o fois pour ceux ^ eai^ipàgne^ à âoo'fbis potir ceux de maoîkie et de côte, iet i'!i5«i pciur c«u^ de plaôs'ét dé siège.
- } -ISd. €^¥t)nadès, ■ LViiiHerie de marine se sert ei^core , ^po|ir kncêr leS' botdels') de^ béiichéé â feu plus courtes lîtiè k» ca^Ms (Fig.' 5a) / et <lont lé fond dé Talne est 4\iu dianiètfre moindre que lé projectile ; les ancieiiQésse nomment caroncules, et les nouvelles , en essai , canons Jk chambre, obusier^anon et gumade.
TjiBLEju des longueurs et du, poids des caronades, canons à chambre de la marijie, en diamètre moyen et en poids nominal du boulet. ; ^
tlAlitBtlËI^/
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POIDS
Caronades de : , .'{ 24-
i2 Canon à chambre de 15 kilog....
ObusieiKanon de 30...
Cbnntde de 30
I20 BOUGBES A FEU.
153» Fent. On a déjà vu, en parlant des annes & feu portatÎTes (SI), qu^il faUait laisser, entre le projectile et le canon, un ceitain jeu cfv^on appelle vent. Le vent qui n*est pas indispensable , quand le projectile est ^en plomb y Test tout à fait quand le projectile est d^une matière aussi dure que la fonte , parce que s^il n^en existait pas j le moindre corps étranger , interposé entre le pro* jectile et les parois intérieures de la bouche à feu rendrait impossible Tintroduction du boulet. Pour ménager les canons de campagne , et obtenir plus de justesse, on se^ert d^un sabot placé entre la charge et le boulet qui est retenu sur le sabot par deux bandelettes de fer-blanc ; par suite le vent doit être au moins égal à deux épaisseurs dç bandelettes; il est de i^{^"'',26) pour les bouches à feu des calibres de 12 et de 8.
Dans le chai^ement des canons de gros calibres , on ne fidt pas usage de bandelettes , mais les projectiles sont laissés long-temps en plein air dans les parcs et dans les places ; ils augmentent de diamètre en se couvrant d^une couche de rouille , qu^on ne peut enlever au moment du tir^ comme de plus on les fait rougir quelquefois pour incendier les objets sur lesquels ou les tire , et que , dans ce dernier cas , leur diamètre augmente d'environ a"™, on a fixé le vent à i^ j C^'"">4) pour les canons de 16, de 24 et de 36 , de siège ou de côte.
Les boulets qu'on emploie dans la marine se rouillant avec plus de facilité , à cause du voisinage de Feau de la mer, ou de leur séjour à fond de cale, on donne aux canons de marine un vent un peu plus fort qu'à ceux de l'artillerie de terre. Le calibre du canon surpasse le diamètre moyen du boulet de 2^ ^ (S^^jô) pour le 36 , de ^1 ^ (5"",i) pour le 3o et le 24 ; de 2^ (4""» 5) pour le 18 et de 1^ I (3"°,4) peur le 8 , le 6 , les caronades , les gunnades , etc.
GARONS. lai
i34« Lumière. Pour mettre le feu à la chai^, il faut cp^il existe une communication entre Tintérieur et Fex-* tërienr : elle a lieu par un canal de lumière généralement cylindrique, mais chez quelques puissances, le diamètre ' €St plus grand à Textérieur qu^à Tintérieur ; il doit être tdl qu^on y puisse introduire un dégorgeoir ou une tige de fer assez solide pour percer le sachet qui renferme - ]a;diarge« Dans les canons, le diamètre de la lumière est de a* 6**, (5""*,6); elle est inclinée, d^enyiron i5", en arrière dW plan perpendiculaire à Taxe de la pièce.
• Cette lumière est percée dans une masse de cuivre rouge yissée dans le canon ; ce métal étant moins fusible
' que le bronze , est moins facilement dégradé par le passage dea gaz enflammés. Un canal d^amorce est entaillé en avant de la lumière des canons de siège et de place, afin de pouvoir , dans certains cas j amorcer au moyen d^nne traînée de poudre.
• i3S. Moyens d* enflammer la charge* Pour communiquer le feu à la charge d^une bouche à feu , on a employé , pendant l6ng*-temps , de la poudre qu'ion introduisait dans la lumière et qu^on répandait sur le canal d'amorce ; actuellement on emploie le plus souvent un roseau rempli presqu^entièrement d^une pâte faite avec de la poudre de guerre , et qu^on enflanmie soit avec une mèche allumée , soit avec un autre artifice nommé lance à feu* Depuis qu^on est parvenu à enflammer la charge des armes à feu portatives par un système à percussion , on a essayé de rappliquer aux bouches à feu. La ma* rine , pour laquelle il est très-important de ne pas employer de corps enflammés dans Tintérieur des b)B^t|fsnes , a: adopté récemment une amorce de poudre, fulminante, contenue dans un petit plateau formé par les parties d^un tuyau de phime découpée , qui sont épanouies et tissées avec nn crin. Le tujrau de plum^ est rempli de poudre et
enfoncé dans la lumière. Oft enfiamme cette étotipille par le choc d^iui marteau mis eh mouyement par un cordeau (pt\m tire brusquement^
Od est aussi parvenu à produire le feu de diverses in^i- Btèret sans mécanisme percutant* Le capitaine suédois Kallestrom a proposé un petit tube rempli diacide sulfurique concentré , fermé et enduit extérieurement d^une pâte de dblorate de potasse ; ce tube est ensuite placé dans npe éton* pille en fer4)Ianc qui contient , comme les autres , une pàtd de pul vérin. Pour faire enflammer cette étoupille, il suffit de ployer sa partie supérieure, afin dé briser le tube et de mettre ainsi Tacide en contact avec le dilorate de potasse. ^ L'^étoupille, proposée par M. le capitaine Bumier, est formée dW tube en pajHor enduit intérieurement , dans la partie supérieure, d^uné pâte de chlorate de potasse et de sulfiire dWtinioine; un brin de ficelle, enduit de colle, de pulverin et d^émeri en poudre, est placé dans rintérieui;' et conserve une bouclé à rextérieur. L^étoupi]{e est introduite dans la lumière et fixée à la bouche à feu ; alors, pour produire le feu , il suffit de tirer brusquement la ficelle par la boucle, elle frotte coutil le chlorate et renflamme. On n^est pas encore parvenu , en employant cette étoupille, à produire le feu d^une manière certaine , et sans avoir à craindre des accidens dans les transports.
136. Description et nomenclature. Les parties principales qn^on distingue dans les canons de bronze , sont les suivantes (Fig. 4^ et 43).
UdmCy ou la partie vide de la bouche à feu est de forni^ylindrique ; le fond, plan perpendiculaire à l'axe, est raccordé par un arrondissement dont le rayon est { du calibre.
La bouche est Textrémité ouverte de Tâme ^ le : plan qui termine le canon s'appelle tranche de la bouche.
La culasse qui comprend le bouton et le eul de kmpe , forme la partie postériearede'la^boudie à feu.
Le bouton de culasse et son collet servent à appliqthsr des leviers on des cordages pour manœuvrer la bouche à feu. Un listel sépare le cdlet du cul de lampe. . he cul de lampe forme le raccordement du corps de la bouche à feu avec le collet du bouton.
Le premier rehjbrt' comprend la partie de la bouche i fini â Fendroit correspondant à Tem^cement de la chacgeet du boulet.
lie^sedond renfort comprend la partie où sont placés les anses etles tourillons.
La volée est la partie allongée du canon en avant du second renfort.
Ces trois parties sont coniques et raccordées entr^ellés .par des moulures.
Le èourlet en tulipe renforce la partie antérieure de 'la bouche à feu et sent au* pointage; il porte à cet effet un 4cvan de mire; il se raccorde avec la volée. par un collet*
Les moiUures des bouches à feu ont des formes sem* blables à celles qui sont usitées en archit'ecfcvre , et portent les mêmes noms.
La plate hande dé culasse , dont le diamètre est pltfis grand que ceux des aui^'es parties, sert au pointage de b bouche à feu ; on y pîatique un cran de mire qui sert à donner; la dir^tîon au canon. ;
L0 *tore de la culasse. *
Le listel inférieur de la gorge.
La gorge de la culasse.
La plate-bande ou ceinture du premier renfort.
La doucine du second renfort.
La plate-bande du second renfort.
ILàdouçino de la volée .
Le b'stel inférieur de Fastragale du collet.
Xà'astragale du collet $ la longueur de la Tolée se compte lusqu'^au milieu de cette moulure.
Le listel supérieur de Fastragale du collet.
Le collet et le bourlet en tulipe.
Le listel de la bouche y ou ceinture de la couronne. La gorge de la bouche.
Les a^e» situées sjir le second renfort serrent à manoeuvrer le canon à Taide de cordages ou de leviers; le centre de gravité de la pièce qui doit ètre^compris entre les plans des côtés . de ces anses , est généralement situé au milieu. Leur section est à pans dans la partie extérieure et arrondie dans la partie intérieure.
Les tourilloni servent à lier la bouche à feu à YaSàt ; ils sont cylindriques et dans le prolongement Vun de Tautre , afin de permettre le mouvement de rotation nécessaire, pour que celle-ci puisse prendre difierentes inclinaisons à lliorizon j indépendamment de Taflut ; ils sont perpendiculaires à Taxe de la bouche à feu , afin que par refiet du tir , ils ne tendent pas à glisser dans leurs encastremens et que la bouche à feu puisse être contenue , dans toutes ses positions , entre les faces intérieures de Faffùt.
Les embases sont deox cylindres concentriqu«es aux tourillons , mais d^un plus grand diamètre ; ils servent à les renforcer dans Fendroit où ils s^unissent au canon. L^axc des tourillons est en avant du centre de gravité; de cette manière la culasse Femporte sur la volée , et la platebande de la culasse repose sur une partie de FafTût ; ce point et les deux tourillons forment les trois points d^ap* pui nécessaires à la stabilité.
La quantité dont la partie postérieure de la bouche à feu Femporte sur Fautre , s'^appelle prépondérance de la culasse ; elle se mesure par le poids qu'il faudrait placer à la tranche de la bouche pour faire équilibre à cette prépon-
CANOlrS. t!l5
dëranoe; elle est de ^ environ du poids des canons en bronze. Dans les canons en fonte de marine et de côte ^ elle est de ^ , et de ^ seulement dans odui de 4B.
Les touriUons ont leur longueur et leur diamètre ^al au diamètre du boulet (ancien calibre pour les canons de si^) ; ils ne sont pas placés , par rapport à Ysgie de la bon- ^e à feu , de la même manière dans les canons de si^e et de i^ace, que dans ceux de campagne ; dans les premiers (Fig. -So), Taxe des tourillons est à un demi-diamètre aur-dessous de celui du canon, afin d^élever dayantage œ dernier au-dessus de FaSut ; dans les canons de èampagne (Fig. 49)9 1& distance des axes n^est que dW douzième du diamètre des touriUons ; dans les canons de c6te et de marine (Fig. 5i), les axes sont disposés oonmie dans les canons de siège et de place.
Les canons en fer, de côte et de marine, diffèrent de ceux en bronze de Fartillerie de terre , en ce qu^ils sont plus épais , n^ont qu^un seul renfort et sont sans anses , ni grain de lumière; la disposition des moulures n^est pas non plus la même , et le derrière de la plate-bande de culasse est arrondi , pour éviter les d^radations que produisent les arêtes saillantes.
437. Hausse. Pour pointer ou diriger une bouche à feu dans une direction déterminée, on lui donne un mouvement parallèle au sol ou à la plate-forme , en faisant mouvoir Taffîit jusqu^à ce que le plan, que Taxe de l^^e engendrerait en tournant autour des tourillons, passe par la direction demandée ; puis, en faisant tourner la boudie à feu autour de ses tourillons , on amène ion axe dans cette direction.
La trajectoire décrite par le projectile et par suite la direction à donner à la bouche à feu , étant dans un plan vertical qui passe par le point à battre, on peut simplifier Topération quand les touriUons sont horizontaux, et
Ia6 BOUCHA A F£U.
se dispenser d^opérer diaprés cette direction , qui n^dist pas appyBtrente dans Pespa^, en se servant du rayon visuel ps^ssant pârlebut ; pour c^a, on dirige sur ce point Taxe de la bouche à feu, ou uiie autre ligne perpendiculaire aux tourillons,. piiis on îndine cet axe au-dessus du point i J>attce, d^une quatitilé qui est relative à IjBk distance de ce but et qui se mesure, spitavec uti arc divisq , s<Mt au moyen d^une tige gradua nonunée hausse. La hausse des cùons de compare glissant dans une coulisse fixée à Ja culasse perpendieulaireinent aiix tourillons , pfsnnet de faire à la lois ces deux opérations, et rend aiiiii le pointage plus Ûcile et plus rapide.
158. jirmeméns. Les instrumens employés pour Texécution du tk .dWe bouche à jEBO,':forment son armement \ ils se composent des ol^c^ suivans :
Le réfbuIoÎTf'piice de bois emmanchée sur une longue hampe et servant à conduire et à presser au fond de Fàme, la charge et^ le projectile.
LVçoiif^i7/on^ brosseieiDimahchée comtne le refouloir et qu'ion mouille poUr nettoyer Tàme , sert à enlever les résidus de la (charge qui sVttachent aux parois et à éteindre les débris qui peuvent rejsiter enflammé^ ; on bouche en même temps la lumière avec un petit coussin de cuir nommé doigder, afin qu^il ne s^établisse pas un courant d'air qui chasserait le$ vapeurs d^eau formées et pourrait rallumer les débris. Dans les bouches à feu de campagne, dont les longueurs ne sont pas considérables, la même hampe se/t pour le refouloir et pour Vécouvillon.
Le tire-^bourre , forïné de deux pointes recourbées en hélice, est employé pour saisir les corps quW doit retirer de Piipitérieur.
La lanterne j cuiller cylindrique en cuivre rouge, pour retirer les charges de poudre ou d'autres objets, et qui servait autrefois à introduire la poudre au fond de Pâme.
TIR DBS CANOnS. 12^
Le J(^^or^êoir7poSçon qi?bn -i^tro pour percer la charge ; cette charge çst contenue daiis un sachet d^étoffe die laine pour les canons de campago^e y et dans un sac'ën papier ôugargoûssë , pour ceux de siège.
Le boute-feu^ bàtpn dont une extrémité est en fourche , pour porter la mèche qui sert, à conserver le feu et à le mettre au canon ^èt 'dont FalitrG est pointtre potlf gu^on puisse la ficher en terre. ,
Le porte-lance sert à tenir Tartifice, nommé lance à feu, pour mBttre leien aux bouches à feunde campiigae. . Le sac à étoupïlle est un petit sac en quir qui contient des étoupilles.
Le sac à charge est mr sac en -cuir dont -on sf sert pour porter les munitions du caisson à la bouche i feu* Pour Fartilleriç de siège et de place, pn emploi!^ une boite en boisnommée gargemssier.