II,D
ii,o
lïOO
i4ou
Ifloo
lOU
ia,5
l'IOO
lC,o
l6on
NOItBnE mi fiOUSES 1
iod'
12P«ilOP
(loo
Tî,8 t..,,
ac„
fioo
fioo
in, 3
306 B01TCHSS A FEU.
EFFETS DBS BOKBES.
19i. Pénétration des hofhbes. Les bombes étant tirées sous des angleé très-élevés, elles acquièrent dans leur chute une vitesse qui les fait pénétrer dans les niasses couvrantes j comme les autres projectiles ; si leur moindre densité ne leur permet pas d^atteindre de grandes profondeurs , leur masse, beaucoup plus considérable, leur fait produire de grands effets d^'ébranlement et de rapture. Mais si les matériaux , par leur nature et par leur disposition , ofirent de Télasticité , eomioe un lit de fiiscinage ou de pièces de bois placées sur des poutres jointives, supportées par leurs extrémités , les bombes peuvent ricocher et ne produire que peu d^effet.
Si la couche supérieure est un corps mou, comme la terre, le fumier, la bombe s^ arrête et j produit son effet d^ezplosion souvent plus grand que celui du choc.
Les voûtes en maçonnerie, de i" d^épaisseur, peuvent être considérées comme à Tabri de Teffet des bombes; an siège de Tournay, en i ^4^ > quarante-Kïinq bombes sont tombées sur des magasins à poudre ainsi couverts, sans les avoir considérablement endommagés.
Les petits navires sont traversés de part en part et coulés à fond par la chute des bombes qui peuvent aussi percer les trois ponts d'un grand bâliraent.
La pénétration de chaque espèce de bombes, dépendant de la vitesse de chute , augmente avec les angles de tir et les distances auxquelles elles sont lancées. Le tableau suivant contient les pénétrations des bombes de 8^, loPet 1 2^, dans les terres , les bois et les maçonneries ; les obus de 6^ et de 24? lancés avec les mortiers, ne produisent que des effets de pénétration peu considérables^ auxquels dVîIleurs ils ne sont pas destinés.
l DES BOMBES.
•ao8 BOnCHtt A FEd.
/ On obtient les cnfoncemens des bombes dans les terres , les bois et les maçonner!^ d^espèces différeD^»J en multipliant les pénéUations d- dessus paur chacune de ces suhi^nces, par les ooeffideuts iiidiqués respectivement (i&8 et 472) pour très direrses Tarié|^ de matériaux.
492. effets des b<mihes. Les lK>mI^, o^tre Jcs effets de pénétration , produisent par Texplpsion de la chai||;e qu^eUes coutiennent , des ravages con^idérajbles , surtout lorsqn^eltes édatent dans -rintéiieur ^e& blitimeus ; :une bombe tombée sur le vaisseau le Terrible, en 9690 , le rasa 9 enleva 4oute sa poupe et mît loei^t hqpiiiies hoiv de combat*
Lorsque le^ projectiles éclatent dan^ le ^I 9 iU y produûent des entonnoiis , dont le diamètre ^t oi;0inairement ^;al à deux ou trois fois leur enfoi^cemfsnt , ^ ébranlent4a terre à une. distance d^unefc^sjstden^e i deux fois fie jméllie .enfoncement.
lé^rsqoe les bombesMntjpea enfoncées d^s Jejsol , les édaCIs soift lancés & des diluées considéral^es ; «ceux de Iàl>ombe de ifP^ chargée de ^ de poqdre^ peuvent aller à 800"", et ceux de la bombe de 8^ avec là n^me^charge, à la distance de 500°".
L^enfoncement des .bombes remplies de poudre ^ qui produit les excavations les plus considérables dans la terre, est de i",20 , i",6o eta",opour les calibro^ de 8', 10^ et 12'. Les volumes des excavations sont comme pour les c3>us (173) de deux m^ètres cubes .par kilogramme de poudre.
Les effets des très-grosses ""bombes, comme le$ commmges , ne sont pas en rapport avec leurs poids ; ^dios les expériences :faites en i833^ à Braschaet, près d^Anvers, des bombes de cTfio de diamètre, du poids de 5oo^, Isjicées à goo" de distances,, ont j)énétré dans le sol jusqu'à a*,25, et Tcxplosion de la charge de 26^ de poudre
CRENAbES» aOQ
qu^^elles contenaient^ a produit des entonnoirs de 6" de diamètre; les éclats^ au nombre de i3, ont été lancés jusqu'à 27".
Pour utiliser les effets de- la grande quantité de poudre que ces projectiles peuvent renfermer y il faudrait que cenx^i eussent une vitesse de chute assez grande pour que renfoncement fût plus considérable qu'il ne Test habituellement; aussi à Metz, en i83o^ un projectile cylindrique de i^yâo de longueur et de o^^go de diamètre, pesant SSo'', dont 890^ de poudre, lancé à Sgo", n a produit qu'un entonnoir de i",3o de profondeur, et 5",5o de diamètre ; cependant son action s'est étendue sur les arbres environ Dans jusqu'à la distance de 22"^, 5o.