ÉPREUVE DE LA POUDRE AU MORTIER ÉPROUVETTE
369. Epreuve de la pondre. Pour que les effets de Tartillerie soient assurés , la première condition à remplir est que le moteur développe, dans les bouches à feu , une force suffisante 3 par conséquent , il est nécessaire de constater les effets de la poudre à différentes époques de réception et d^emploi, soit immédiatement après sa fabrication, soit après qu^elIe a étéponservée ou transportée dans des circonstances qui auraient pu raltérêr*
La force de la poudre est constatée par une épreuve de tir, indépendamment des conditions, auxquelles la poudre doit satisfaire relativement au dosage , à la densité , à la dureté et à la grosseur du grain , et qui garantissent la régularité de ses effets et sa conservation. Cette force ne saurait être rigoureusement éprouvée que par la mesure de Peffet utile qu^elle produit dans les armes auxquelles elle est destinée ; la vitesse imprimée aux projectiles serait donc la vpie mesure de la force de la poudre de guerre ; mais on ne peut mesurer directement cette vitesse d^ine
34^ rrr.iFicMioN ET RfS^Emos.
mBliifre usuelle, et jusipi'à présent l'on s'en est leno auT porti-es, qui étant un résultat de la combinaison de cette vitesse, de l'angle de projection et de la résistance de l'air, sent alFectées de plusieurs causes d'anomalies. Ea elFet , d'après ce qu'on a vu (1^^), les portées varient Iieuucoup d'un coup h un antre, quelque soin que l'on
les cirronstauces du tir restent les mêmes ;
, les différences sont généralemeni de 7; , ù 1^ de la portée luoycnue j pour deux coups consécutifs , et ^ont quelquefois an-delii du quart; de telles variations sont beaucoup plus graiide.'î que les difrërenccs qui pourraient exister entre les portées données par deux poudres de guerre difl'érentes. Ce motif, ainsi que ladifScnlté do consiater les portées des ùouches à feu elles-mèuies, ne permeltent pas d'employer ce mode d'épreuve.
570. L'instrument le plus |iropre i\ reniplacer les diverges bouches à feu , serait celui qui aurait le pins d'analogie avec celles dans lesquelles les variations de cette lorce ont le plus d'influence , et qui classerait les poudres réunissant les uriémcs qualités plwsiques , à peu prés dans le m^me ordre que les tîidérentes espèces d'armes en usage, surtout que celles dans lesquelles Tes elTeta varient davantage. Il est nécessaire que l'instruuieDt donne des résultats réguliers avec les mêmes poudres et qu'il soit en même temps assez sensible pour accuser les petites différences qui pourraient exister. Il faut aussi que chaque expérience n'exige qu'une quantité de poudre peu considérable, afin qu'elle puisse être répétée un plus grand nombre de fois , et être exécutée facilement, en peu de temps et dans une étendue de terrain limitée. Pour que l'instrument puisse être employé à la guerre, il doit pouvoir être transporté sur les voitures des parcs et être installé prumptemeut.