‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 111 sur 211 · CHAPITRE VII. — MOUVEMENT PROPRE DU SOLEIL. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — MOUVEMENT PROPRE DU SOLEIL. l

ment linéaire de cet astre,

sin/? se c sin a CE p

d'où, si A désigne la distance angulaire EX et que Ton admette CE = SE,

sin/? c sin A p

ou, puisque/? est toujours un petit angle,

/? = - sin A,

et comme p a évidemment pour mesure l'arc EE| = A' — A, c'esl-

Fig. i3.

à-dire le déplacement parallactique de Tétoile sur la sphère céleste, on a

A' — A = - sin A.

Ce déplacement augmente donc proportionnellement à sin A; nul si Tétoile est sur la direction SX, il est maximum lorsque le rayon visuel est perpendiculaire à cette direction. Soit au-dessus, soit au-dessous de SX et dans tout ce demi-cercle, l'effet parallactique éloigne l'étoile de la direction SX; il l'en rapproche au contraire dans tout le demi-cercle opposé, puisqu'alors q doit être pris en signe contraire; d'ailleurs il est inversement proportionnel à la distance de l'étoile et, par suite, d'autant plus grand en niojénne que les étoiles sont plus brillantes.

Ceci étant vrai quel que soit le cercle mené par la droite SX, nous en concluons que le grand cercle de la sphère céleste découpé

l86 TRAITÉ D^ASTROXOMIB STELLAIRE.

par un plan perpendiculaire à SX est le Heu des étoiles à effet parallaclique ou, corame nous dirons pour abréger, à parallaxe solaire maximum, c'est Véquateur parallaclique; dans tous les autres points de la sphère, la parallaxe est proportionnelle au sinus de la distance angulaire de l'étoile au point vers lequel se dirige le Soleil.

ile point étant situé dans l'hémisphère nord, comme nous le verrons plus tard, le Soleil, en se rendant vers lui, peut être considéré comme s'élevant; c'est pourquoi W. Herschel lui a donné le nom (iî'apex; le point diamétralement opposé à l'apex, point vers lequel convergeraient tous les grands cercles suivis par les différentes étoiles en vertu de leur mouvement parallactique, étail pour lui le centre parallaclique. Ce dernier nom n'a pas été conservé; on Ta remplacé par celui à^anliapex.

Dans chacun des hémisphères découpés par l'équateur parallactique, la parallaxe solaire éloigne les étoiles, dans l'un de l'apex et dans l'autre de l'antiapex, proportionnellement au sinus de leur distance angulaire à ces points; au voisinage soit de l'apex, soit de l'antiapex, le déplacement relatif des étoiles est sensiblement nul. On voit ainsi ce qu'il faut penser de la comparaison de T. Majer et de la conclusion négative qu'il en a tirée.

D'ailleurs, chaque étoile étant déplacée sur le grand cercle qui la joint à l'apex, il est clair que, cet effet serait-il seul, les mouvements propres des étoiles paraîtraient au premier abord avoir toutes les directions possibles pour l'observateur à qui la position de l'apex est inconnue. Les apparences doivent paraître encore plus compliquées si, comme cela est certain, chaque étoile a dans l'espace absolu un déplacement propre. Pour nous en rendre compte imprimons à l'ensemble Soleil et étoiles un mouvement égal et contraire à celui du Soleil; celui-ci sera au repos et chacune E des étoiles {fig. il) 3"»'^ "" mouvement apparent Ea, c'est ce que nous appelons son moui^ement propre, résultant de sou mouvement parallaclique Ep égal et contraire à celui du Soleil, et de son mouvement rec/ Er dans l'espace. En réalité, du point où nous sommes placés, centre de la sphère céleste, nous ne voyons pas ces mouvements eux-mêmes, mais seulement les arcs de grand cercle qui leur correspondent sur cette sphère; néanmoins 11 est certain que Er pouvant prendre toute espèce de

Page 1