Masses. — Reprenons Téquation (n"î280) ^3 R
et désignons para la dislance p exprimée en unilé astrononn(|ue, par M-f-M' la masse totale mosurce avec ;jl + jji' comme unité vl supposons P exprimé en fractions de Tannée sidérale. ]| viendra
d'où
(«j) (M H- M')sin3f = L(rt î.-iiu')\
de sorte que (a sin/)étant connu en unilé astronomique (n" 361), on aura la valeur de (M -f- M')sin'»/; la méthode spcclroscopique lie donne donc (pi'une fraclion de la masse totale. Mais lincli-
174 TRAITÉ D*ASTRONOMIB STELLAIRE.
liaison / différant évidemment toujours peu de 90", on peut, avec une approximation suffisante, remplacer le premier membre par M -f- M' et écrire
M -h M'^ ^(a s'ini)^.
Appliquée aux étoiles ^ Cocher et a Vierge, cette formule donne
pour M -f- M'
Ainsi, quoique ces systèmes soient tout à fait différents des systèmes ordinaires par les faibles dimensions de leurs orbites et la petitesse de leur période, leurs masses n'en sont pas moins absolument comparables aux leurs et, par suite, à celle du Soleil.
373. Grandeurs des vitesses. — A Unir et l* hypothèse d^ un système multiple, — Il convient d'ajouter ici deux remarques importantes :
^ 1^ Dans les plus serrés de ces nouveaux systèmes, ^ Cocher par exemple, la vitesse radiale orbitale atteint des valeurs considérables, i35''™ à la seconde, près de cinq fois plus forte que la vitesse de la Terre dans son orbite et à peu prés triple de la plus grande vitesse radiale que Ton ait constatée dans les étoiles simples ;
.4" On a parfois, comme M. Deslandres pour a Aigle (*), rencontré des courbes de vitesses de forme différente de celle que nous avons donnée plus haut; en particulier, celle de a Aigle serait, d'après sou auteur, « formée d'une grande période de 43 jours, à laquelle se superposeraient une ou plusieurs oscillalions secondaires », et il en avait conclu qu'Altaïr serait au moins triple ('^).
C'était une belle extension des principes posés par Bessel (n" 328 et suiv.). Mais depuis la base de cette spéculation a été reconnue erronée; II.-C. Vogel a démontré, par une série de
(') II. Dkslandres, liecherches spectrales sur l'éloiie Altaù\ Reconnaissance d'un mouvement orbital et d'une atmosphère {Comptes rendus de r Académie des Sciences^ vol. CWI, p. 639; 1895).
(-) Soient K la vitesse radiale orbitale d'un astre de masse M et r,, r^, ... celles d(^ ses compagnons de masses m,, m^, ... ; ces <{uantités sont liées entre elles par la relation
Mil ry:{m,r,)-.T[M -SCm,)],
où r r>l la vitesse résultante des mouvements de translation du système et du