CHAPITRE XTII. — ÉTOILES DOUBLES PHOTOMÉTRIQUES, ETC. ai
La durée de constance d^éclat au moment du minimum serait ainsi beaucoup plus grande que chacune des périodes d^ailleurs symétriques d'accroissement ou de décroissement de lumière qui le séparent de la longue durée pendant laquelle l'éclat de Téloile reste maximum et constant {voir à ce sujet n" 415).
400. JC Carène (7^', 90 à 8b**,65). — La variabilité de cette étoile australe a été trouvée par A.-W. Roberts ; elle a été ensuite étudiée directement par lui et photographiquement par les astronomes de la station Harvard d'Arequîpa. Mais ces observations sont encore trop peu nombreuses pour permettre des conclusions définitives. Voici les éléments provisoires qu'en déduit Roberls :
Période totale •iS'^Sg'^i'jO
Durée de l'éclat constant 6'' 20"
Époque du minimum (T. M. Gr.) 1900 Janvier 1^3'' 10™
Quant aux grandeurs extrêmes, cet astronome soupçonne quelque petite variation dans Téclat du minimum, qui serait alternativement de grandeur 86',62 ou de grandeur 8^*", 65; il annonce en outre une différence de deux minutes entre les intervalles alternatifs de deux couples de minima. Nous ajouterons que, d'après Chandler, la période serait de durée moitié moindre et la courbe de lumière unique. Nous n'avons indiqué ces différences de grandeur, bien faibles en face des erreurs d'observations, que pour montrer tout l'intérêt qu'attachent, avec juste raison, les observateurs d'étoiles variables à des constatations de cette espèce.
401. S Écrevissc (8»', 2 à lo**^, 2). — La variabilité de cette étoile a été constatée par Hind en 1848, mais il ne la fit connaître que plus tard, si bien que les observations ne commencèrent qu'en i85o.
D'après Argelander, la durée de sa période est de 9^1 1**37™,75. La marche de la variation de son éclat n'a pas jusqu'ici été étudiée en détail; mais les observations d' Argelander, Schmldt et Schonfeld montrent que, à une certaine distance du minimum, l'éclat de cette étoile ne subit plus de variations sensibles, ou tout au moins aucune qui soit soumise à une loi régulière.
2l4 TRAITÉ d'astronomie STELLAIRE.
402. Liste des variables de cette classe, — Nous donnons, en lerminant, la liste, avec leurs éléments caractéristiques, des étoiles qu'on s'accorde généralement à ranger dans cette classe. Elles sont au nombre de dix-sept don t les durées de période varient entre oJ,8 et 9^,5; cependant il paraît douteux que Y Bouvier appartienne réellement à ce groupe.
Le fait le plus saillant mis en évidence par ce Tableau est que, pour ces étoiles, le rapport de la durée de la variation lumineuse, lors du minimum principal, à la durée totale de la période est toujours petit et ne surpasse pas o,a5. En d'autres termes, la durée de l'éclipsé correspondante n'est jamais supérieure au quart de la durée de la révolution, et en moyenne elle n'en est que le sixième : cette remarque est assez importante; en effet, supposons que par suite du petit nombre d'observations d'une variable ou bien aussi parce que la durée de la période est une partie aliquote du jour ou un de ses multiples, on soit dans l'hésitation sur la valeur de cette période, la remarque précédente servira alors à la fixer, puisque pour qu'elle soit admissible la valeur adoptée ne doit pas être supérieure à quatre fois la durée de la variation lumineuse. C'est la raison qui nous a fait adopter pour X Carène la période de Roberts et non celle de Chandler.