CHAPITRE XVIII. — ÉTOILES DOUBLES PBOTOMÉTRIQUES, ETC
Observateur. Date. Max. I. Min. II. Max. II.
Goodricke 1784 3,58 6,58 9,58
Argelander i84'2 3,07 6,47 9,45
» 1849 3, ri 6,3() 9,39
Schônfeld i856 » 6,5i
Oudemans i855 3, 16 6,37 9,45
Schmidt 1849 '^ ^>^^^ "
Sawyer 1881 3,22 6,53 9,55
Schur 1881 3,35 6,60 9,60
Schwab 1878 )) 6, i5 »
Plassmann 1891 3,3o 6,4'2 9,65
Pannekock 1894 3, 40 6,44 9,70
Glasenapp 1894 3, 10 6,45 10,00
Menze 1895 3,55 6,65 10, o5
Luizet(») 1898 3, -26 6,49 9,^4
Partageons ces nombres, depuis 1842, en deux parlies, suivant
qu^ils sont antérieurs ou postérieurs à 1870, nous aurons, en
moyenne :
Max. I. Min. II. Max. II.
De son côté, Lindemann avait déduit de sa discussion
de sorte que, depuis i856 jusqu'à i883, ces intervalles paraîtraient avoir augmenté de
0,20 — 4,8 pour le maximum I, 0,08— 1,9 pour Je minimum II, 0,19 = 4)6 pour le maximum II.
(*) LuiZET, Observations de ? Lyre {Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. CXXIX, p. 269).
266 TllAITÉ d'astronomie STBLLAIRE.
Si la variation de oJ,o8 = i**,9 de rintervalle (max. I — min. Il) peut être jiislennent attribuée soit aux erreurs d'observation, soit à Véquation personnelle du dessinateur de chacune des courbes moyennes (*), il ne paraît pas probable qu'il en puisse être de même pour les deux autres intervalles, et la majeure partie de leurs variations doit être considérée comme réelle; d'où celle conclusion que les intervalles entre les maxima et le minimum principal de lumière de V étoile p Lyre ont augmenté depuis r époque des observations d^Argelander; c'est là un fait très important.
Revenons maintenant sur les formules (i), (2) et (3); la correction, apportée par Pannekock à la durée moyenne de la période, l'augmente de i5* par chacune d'elles : de sorte que les minima calculés par la formule d'Argelander seraient, par ce seul fait, en retard aujourd'hui de quatre heures environ sur l'époque observée.