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CHAPITRE XVIII. — ÉTOILES DOUBLES PHOTOMÉTRIQL'ES, ETC

deurs 6,5 et 5,8. L'allure de celte courbe est d'ailleurs, pour ainsi dire, inverse de celle de ^ Lyre (n° 430) ; l'élévation du minimum principal /^i au premier maximum M, y est, en effet, deux fois plus longue que la descente de M, au minimum secondaire /?*!, tandis que le temps de montée de m^ à M2 n'est pas tout à fait la moitié de Tintervalle (Ma — /W3).

436. 71 Aigle (36%5.46%7). — On doit à Pigott la découverte de la variabilité de cette étoile et les premières notions sur les variations de son éclat (*). Elle a été ensuite observée par Westphal et sérieusement étudiée pour la première fois par Argelan- (1er (-) et Schonfeld ('), qui donnent à sa période (1857) une durée de 7J4** iS'^dc/,/! (7^,1764352).

D'après les observations de Schur, sa courbe de lumière est encore à double oscillation, mais les deux branches qui la composent sont très nettement dissymétriques {fig- 74); pour passer

Fig. 7',

du minimum principal (4^'^î7) a^i maximum principal (3S'',5), elle emploie 2^6**; après un intervalle de i^iS'*, elle atteiut le mini-

(•) Pliilosophical Transactions for 178.), p 127, and /or 178G, p. 217.

(-) AnoELANDEii, xXeue Tafeln fiir don Lichtwechsel von t; Aquilœ {AstF'onontische IVachrichten, W 10G3; 1807).

(•') ScHuNPELD, Beobac/itungen von veràndltchen Stcrnen {Sitzungsberichte der Wiener Akademie, II. Classe, p. l'i^; iSGo).

2'JO TRAITÉ d'astronomie STELLAIRE.

mum secondaire (4^'', i), met ensuite i3** à remonter au maximum secondaire (36^,8) et enCn, au bout de a^iS**, elle est redescendue au minimum principal.

Tel est l'ensemble des résultats obtenus par Schur en iSgS; mais, en outre, la combinaison de ses observations avec toutes les observations antérieures l'a conduit, pour iSgS, à une période de 7J4^i3™59%3i8 (7^,1763810), soit une diminution de oJ, 0000543 = 4%7 dans la durée de celle-ci (*), et une variation annuelle de 9"*, 76 pour l'époque du minimum prévu d'après Schonfeld.

Nous avons représenté dans la^î^. 74 les courbes de lumière de 7^ Aigle, obtenues successivement par Argelander (1842), Schonfeld (1857) ^^ Schur (1893); l'inflexion très faible qu'Argelander avait nolée dans la partie descendante, devient plus visible dans la courbe de Schonfeld, et Schur la transforme en une véritable oscillation secondaire produisant deux nouveaux points tropiques.

437. Cephée (36',7-4^^9). — La découverte de la variabilité de cette étoile remonte à 1786 et appartient à Goodricke (-); elle

Fig. 75.

Ar9c1andcr SchuP.

Grandeurs

fut constatée presque en même temps par Pigott et, du 19 orlobrc 1784 au 9.7 septembre 1785, ces deux astronomes en poursui-

(') Astronomische A'achrichtcn, n" 3'2J^3.

(-) Philosophical Transactions for i7H(i.

CBAPITRB XVIIl. — ÉTOILES DOUBLES PHOTOMÉTRIQUES, ETC.

virent simultanément l'étude; vinrent ensuite, an siècle actuel, les observations de Westphal, Oudemans, auquel on doit sa première courbe de lumière, Schonfeld, Heis et Argelander, puis leur discussion d'ensemble par cet illustre astronome (*).

La durée de la période de cette étoile était alors de SJS^^.^y^S^^g'j^î et les éclats extrêmes des grandeurs 36%y et 4^'^î9î en parlant de ce minimum, Téclat augmente d'une façon régulière et continue pendant li i4*^ jusqu'à atteindre son maximum principal (S'^'^, 7); à partir de là, il décroît d'abord régulièrement, mais vingt heures environ après le maximum, Argelander signale dans ce décroissemenl une interruption {Jig< ^5) correspondant à Toscillation secondaire de 7^ Aigle; cependant la position de cette inflexion n'est pas certaine. Oudemans la place trois jours après le maximum et Schur la trouve beaucoup moins accentuée que ses prédécesseurs. Quoi qu'il en soil, la diminution d'éclat reprend ensuite sa marche régulière et le minimum est atteint 3J 19^ après le maximum. D'un autre côté, en combinant les observations récentes de Schonfeld (1873), de Plassmann (1886) et les siennes (1880), Schur(^) arrive à conclure que la période d' Argelander est trop longue de i%o3, en sorte que les minima arrivent aujourd'hui une heure et demie plus tôt que ne le font prévoir les éléments de ce dernier.

138. rZ./cor/îe(66'^, 6-76'',3).— Celte étoile, dont la variabilité

Fig. "fi.

<') Astronomische Beobachtungen zu Bonn, vol. VII, p. 36j. {•) Astronomische Aachrichteny n» 3283.

TRAITÉ d'astronomie STBLLAIRE.

fut découverte par Davis, a été particulièrement étudiée par Gould, Schônfeld et Sawjer (*); la durée de sa période est de •jyjyo; raccroisscment du minimum au maximum dure 8^,25 et est 1res sensiblement régulier; le décroissement de ce point au minimum, à peu près deux fois et demie moins rapide, dure 18^,7.5 et n'est pas régulier, il est interrompu pendant la moitié de sa durée par une inflexion sensible marquant la trace d'une oscillation secondaire i^fig* 76).

439. Y Sagittaire (58%8-66'^,6). — C'est Sawyer qui a annoncé la variabilité de cette étoile et qui a donné (1886) (2) les premiers éléments de sa courbe de lumière {fig» n)\ ^^ durée de la

période qui est de 5^,775^, se partage en iJ,c)4 pour Taccroissement et 3J, 83 pour le décroissement, de sorte que pendant la première partie la variation de l'éclat est d'environ o^"*, 45 par jour et pendant la seconde de o^'\'1'à.

iiO. U Aigle (G^»^, 3-7«'',3). — La découverte de la variabilité de cette étoile est due à Sawjer et date du aS octobre i88(>; la

(' j SAWYtn, Observations of variable Stars in i88/| {Astronomisclie \achric/ite/i, II" '2GO0).

(-') Astrononiical Journal, n"* 14') el 148.

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