CHAPITRE XVIII. — ÉTOILES DOUBLES POOTOMÉTRIQUESy ETC. 3o
Il explique la variation continue de Téclat en admettant que le grand axe de Tellipsoïde très allongé, formé par la réunion des deux composantes, est très incliné sur le plan de l'orbite; et cette hypothèse n'a rien d'invraisemblable, puisqu'on constate pareille chose dans le système des satellites d'Uranus.
Une inclinaison convenable du grand axe sur la ligne des nœuds pourrait, de son côté, expliquer les différences considérables des éclats correspondant aux deux maxiina.
Enfin, on comprendrait ainsi la transformation progressive des courbes de lumière des étoiles de ce groupe : les premières, comme celle de ^ Lyre, se rapportant à la formation d'un système binaire; et les dernières, comme celle de Ç Gémeaux, marquant la naissance d*un système stellaire, simple comme notre Soleil, et où les variations d'éclat seraient dues uniquement à l'aplatissement considérable qui existerait encore dans l'atmosphère entourant les deux noyaux primitifs en voie de réunion.
467. Les variables du type ^ Lyre sont des systèmes binaires en formation, — Mais quelque séduisantes que soient ces conjectures*, et en retenant néanmoins les considérations qui les suivent, nous ne pouvons nous y associer complètement. Il nous parait plus conforme aux faits d'admettre que ces systèmes sont tous des couples stellaircs en formation, mais d'autant moins avancés dans la segmentation de la nébuleuse primitive que la courbe de lumière s'éloigne plus du type de p Lyre. Les systèmes de j3 Lyre el U Pégase seraient des étoiles doubles à la veille de la séparation complète' de leurs composantes; 8 Céphée, r, Aigle et Ç Gémeaux seraient, au contraire, des étoiles doubles à l'état où, par une cause qui nous est d'ailleurs à Theure actuelle absolument inconnue, commence dans la nébuleuse originelle le travail de segmentation qui doit aboutir à sa dislocation complète.
468. Les variables du type Algol sont des systèmes binaires formés. — Revenons maintenant sur les étoiles du type Algol. Elles constituent bien évidemment des systèmes binaires où les composantes sont entièrement formées, toujours nettement séparées quoique très serrées; mais il y a entre ces divers systèmes des différences considérables que nous mettrons en évidence par le calcul de leurs densités.
3o6 TRAITÉ d'astronomie stellaire.
Si Ton pose
r = pa. el r = p a, M" "^ ^^ ST "" »
on a aisément (n"' 291 et suiv.) pour densités de chacune de leurs composantes
(o,ooc)33P ! , (0.00 933)» I
or, =7 et rr, sont toujours moindres que runité, et une seule