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Autres producteurs de services

On peut estimer que des 40,000 familles comprises sous les n°» 3 et 5 , 28,000 appartiennent à l'agriculture, qui donne donc de l'occupation à 55 °/ a delà population du pays.

(c) Smith, ii, p. 462 etsuiv.

Les produits que le cultivateur apporte au marché, après en avoir fourni pour prix de leur coopération, tous ceux qui l'ont aidé dans ses travaux, sont destinés à la consommation des autres classes de la société. Le prix de ces produits sert à rembourser (a) :

1° Le fermage, lorsque les propriétaires louent leurs terres; ou s'ils les exploitent eux-mêmes, une partie au moins du fermage ; car ils doivent avoir des profits en argent pour pouvoir

a. Payer l'intérêt des sommes qu'ils ont empruntées, en hypothéquant leurs fonds ;

b. Payer les contributions foncières publiques et communales ;

v. Augmenter leurs capitaux, ce qui les force à faire des dépenses, par exemple à acheter des produits des manufactures ou à faire des améliorations ; — enfin

d. Pourvoir à leurs besoins et à se donner des richesses immatérielles. 2° Une partie des frais de production qui sont payés en argent,

a. Pour acheter, réparer ou renouveler des outils, et entretenir les bâtiments. Cette dépense ne doit pas se porter en compte dans les exploitations agricoles , où les instruments sont grossiers et fabriqués par les cultivateurs eux-mêmes ; — b. Pour acheter les produits indispensables à l'entretien des cultivateurs. Il importe peu pour la production , que les ouvriers reçoivent des fermiers ce qui est

nécessaire à leur subsistance ou qu'ils se l'achètent eux-mêmes avec leur salaire; car dans les deux cas, il faut qu'on vende toujours une même quantité de produits bruts ; mais plus le genre de vie des cultivateurs et de leurs ouvriers est simple, moins celte quantité destinée à leur consommation est considérable.

(a) Voy. Rau, Ansichten der Volkswirtschaft, p. 204.

Indépendamment des débouchés, il y a d'autres causes qui contribuent à la fertilité des terres, ce sont les suivantes : 1° L'habileté et l'expérience des cultivateurs ;

2° L'étendue des capitaux qu'ils emploient aux travaux de l'agriculture , $ 215; ceux-ci dépendent beaucoup de l'étendue des propriétés ;

5° La liberté et la facilité laissée aux cultivateurs pour la division de leurs travaux et l'emploi de leur temps. Cette liberté est le résultat des relations que les lois établissent entre les propriétaires et les fermiers.

La grandeur des propriétés (a), mérite sous le rapport de la production, et par sou influence sur la position des gens de la campagne, une considération toute particulière. Quant à la cause de leur division, il faut la rechercher en partie dans les dispositions législatives (6), en partie dans le partage primitif des terres dont l'histoire de chaque pays nous retrace l'origine, en partie enfin dans l'état même de l'économie de chaque pays (c). Les recherches sur les avantages des grandes et des petites propriétés ne peuvent pas reposer sur la base d'une division qui n'aurait égard qu'à la superficie des terres; car une même quantité d'arpents peut, d'après sa fertilité et le mode de culture en usage, se ranger tour-à-tour parmi les grandes ou les petites propriétés {d). Il est donc nécessaire de s'entendre sur ces expressions : grande, moyenne et petite propriété (e). On peut appeler :

1° Fort petite une propriété qui n'a pas assez de travail pour une charrue. Mais dans cette catégorie même, il y a des distinctions à établir entre les propriétés, depuis les coins de terres cultivées en jardins, et qui suffisent à occuper une famille, sans la détourner cependant d'autres travaux indispensables pour pourvoir à ses besoins, jusqu'aux parcelles qu'on cultive avec ses propres bestiaux, ou avec des bestiaux qu'on loue à cet effet, et qui suffisent à elles seules à l'entretien d'une famille (f) ;

2» Petites propriétés, toutes celles pour la culture desquelles il suffit d'une charrue ;

5° Propriétés moyennes, celles pour lesquelles il faut deux ou plusieurs

DE L'AGRICULTURE EN GÉNÉRAL

charmes, mais qu'un fermier peut diriger seul en travaillant lui-même (g). On comprend parmi les propriétés les fermes des divisions 1 à 3.

4° Grandes propriétés, celles à la tête desquelles il y a un administrateur ou un intendant, dont Tunique occupation est de diriger les travaux et toute l'économie de l'exploitation (/*).

(a) Thaer , Introduction a la connaissance de V agriculture anglaise , u , 2 e part., p. 91, Hanovre, 1801, (ail.); «lu même auteur, Annales de l'agriculture, juillet 1806, p. 1 , art. anonyme; et p. 33 par Tiiaer. — Kraus, Économie sociale, v, 72.— Schwekz, Agriculturede la Belgique, m, i60,(a\\.).— Rau,6Ywjidérations, p. 7. — Sinclair, Code <T agriculture, 3» édit., p. 41.— Lotz, Traité y il, 24. — Stcrm, Annales de Vagriculture allemande, i , n° 1 (1821 ). — Cordier, Agriculture de la Flandre française, p. 31. — Chaptal, de V Industrie française, i, 140; du même auteur, Chimie agricole. — Eiseptbach, i, Préface, p. xxx, (Stuttgard, 1824). — Hundeshagett , die Waldioeide und Waldstreu, 1830, p. 128. U est fort difficile d'établir un parallèle entre les propriétés de différente grandeur, et nous ne pouvons en tracer ici que l'esquisse. Il ne faut d'ailleurs pas perdre de vue, que la position toute particulière des grands et des petits propriétaires, et la manière souvent différente de travailler de chacun ne permet guère d'établir des règles générales.

(b) Inaliénabilité des majorais, des fidéicommis. Nous renvoyons au second volume de ce traité, pour les développements qu'exige cette matière, n, p. 76.

(c) La statistique a presqu 'entièrement négligé jusqu'à ce jour, ce qui a rapport à cet objet important ; nous nous croyons donc obligés d'entrer ici dans quelques détails :

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