III. Bailliages du Jura, (Canton de Berne
Pour chaque propriétaire.
Ridau. . . . 8, 1/4 arpents prussiens, pour 1309 francs suisses.
Huren.
Erlach. . .
Pruntrut. .
Uc/sperg.
Moutiers.
Frcibergen. .
Courtelary. .
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Berkouilm, Archives suisses, i, 69.
IV. Dans le cercle de Solingen, il y avait en 1827 (Gazette d'état de Prusse, 1827, n* 90-92):
13 propriétaires fonciers ayant plus de 300 arpents de Cologne.
2665 • » ayant moins de 10 arpents.
4043 propriétaires sur 87,227 arpents. La population était de 8000 âmes par lieue carrée.
V. On dit qu'en Angleterre, il y a 30,000 propriétaires fonciers, 130,000 grandes propriétés (fiefs). Bossi, Annali unieersali di teenofogia, m, 53, d'après Deby, de l'agriculture en Amérique et en Europe, 1823.
{d) Sinclair appelle petites, les propriétés qui ont moins de 100 acres (158 arpents prussiens), et grandes, celles qui en ont plus de 200. Par rapport à la marche du Brandebourg, on a appelé petites les propriétés qui ont moins de 300 arpents, tandis que, dans les contrées fertiles, une pareille étendue est déjà une propriété moyenne. Tbaer, Annales, cité plus haut.
DE L'AGlUCCLTURE EN GÉNÉRAL.
(e) C'est parce qu'on n'y a pas eu égard, et qu'on s'est servi indistinctement, sans s'expliquer ni s'entendre, de ces expressions grande, moyenne, et petite propriété, que les principes énoncés par beaucoup d'écrivains, n'ont rien de déterminé et de bien intelligible.
(/) Ce sont les cheptels, {Halbgûtem d'après Hutïdeshage*).
(g) Cette dénomination ne s'oppose pas à ce que des propriétaires de biens que nous rangeons dans cette catégorie, s'occupent uniquement de la direction des travaux, sans travailler eux-mêmes; mais dans ce cas ils ont beaucoup de loisir. Quant à savoir combien on peut cultiver de terres avec une charrue , cela tient tout à la fois à la nature du sol, à l'assolement et à la méthode de culture qu'on suit; cependant on peut compter, terme moyen, 30-40 arpents par charrue.
(h) On pourrait appeler fort grandes les propriétés pour lesquelles un intendant ne suffit pas, et où il doit s'adjoindre un aide pour la tenue des livres, etc.
On peut dans les grandes propriétés et même dans les moyennes aussi, faire des économies sur les frais de production et employer des méthodes qui ne sont pas praticables sur de petites propriétés. Parmi les avantages qu'offrent celles-là, nous compterons :
1° Une meilleure division de travail (§ 116 {b)) ;
2° L'emploi de machines qui ne peuvent être utiles que dans les grandes exploitations (a);
5° Les frais moins élevés, une réduction sur les dépenses en bâtiments, parce qu'on peut nourrir à meilleur marché dans une grande que dans plusieurs petites habitations, un même nombre d'hommes, de bestiaux, et y conserver aussi les produits à moins de frais {b) ;
4° Les économies sur les prix des produits qui s'obtiennent à plus bas prix, et dont le transport est moins coûteux lorsqu'on les achète en grande quantité ;
5° La facilité de cultiver différentes sortes de produits, ce qui diminue, pour les propriétaires, les chances de perte résultant d'une mauvaise récolte, ou d'une baisse subite du prix de certaines denrées ;
6° Les expériences d'améliorations dans la culture qu'on ne peut pas tenter sur des propriétés d'une petite étendue {c).
{a) Tels sont les semoirs, les charrues, les machines à battre tu blé, les hachepaille, etc.
(b) D'après Klebe {Gemeinheitstheilung , i , 82) » les bâtiments nécessaires pour une terre de 1000 arpents, coûtent d'après la qualité du sol, du o à 10 mille thalcrs. En admettant qu'ils coûtent terme moyen, 7,500 th., on comprendra aisément que les bâtiments nécessaires pour l'exploitation d'une terre de 100 arpents, ne pourraient pas être faits pour 1/10 de cette somme, et que ceux nécessaires à l'exploitation d'une terre de 33 arpents ne pourraient pas non plus être faits pour une somme de 250 thalers.
(c) Tels sont : le dessèchement de terrains marécageux , la canalisation des égouts et décharges, l'emploi de la marne comme engrais, pour amender les terres, etc. — Voy. Thaer, Introduction, p. 102.
Cependant l'expérience démontre qu'une même surface de pays couverte de grandes propriétés seulement, donne moins de produit brut que si elle était partagée en moyennes et petites propriétés; dans cette dernière supposition, on obtient une plus grande somme de produits utiles, et l'on peut nourrir une plus grande population sur une même surrace; voici quelles semblent en être les raisons :
1° L'exploitation d'une grande propriété doit être confiée aux soins d'un entrepreneur qui prend à ses gages un certain nombre d'ouvriers (domestiques, valets et journaliers ). Dans ce système on ne peut faire l'emploi le plus avantageux du sol, et donner tous les soins possibles aux céréales, tirer parti des plus petits espaces et de tous les moments, et éviter même les petites pertes comme dans celui de la petite propriété, où règne le plus grand ordre, une activité incessante, et où par leur zèle soutenu, les cultivateurs ne perdent jamais leur terre de vue, et s'ingénient sans cesse à trouver tous les moyens possibles d'en augmenter la fertilité. Aussi la culture des végétaux, des graminées qui réclament un grand soin, ne convient-elle pas dans les grandes propriétés {a).
Les propriétaires et les fermiers des grandes propriétés ne possèdent généralement pas de capitaux assez importants, pour faire sur leurs terres, proportionnellement autant de travail qu'on en fait sur les petites propriétés. A mesure que les propriétés se morcellent, les cultivateurs se multiplient, et avec eux les capitaux destinés à l'agriculture, ainsi que les bestiaux qui s'accroissent en raison du nombre des fermes qui se trouvent sur un même espace de terrain [b). C'est à cette dernière cause que les petites propriétés doivent d'être mieux enfumées et cultivées; et ce n'est qu'à celles-ci aussi qu'on peut donner des soins minutieux qui semblent n'appartenir qu'à l'horticulture [c). Les nombreux capitaux qu'on applique aux petites propriétés leur donnent un avantage qui contrebalance au moins celui qui résulte pour les grandes, des frais moins élevés de culture (§ 569) {d).
(a) Ceci ne s'applique pas aux bestiaux, dont l'éducation n'est pas moins bien entendue sur les grandes propriétés que sur les petites.
(6) La statistique n'a pas encore fourni assez de renseignements, pour que nous puissions mettre ce principe dans tout son jour. Mais voici un exemple pris dans Ruohart (de l'État du royaume de Bavière). La colonne À contient l'indication en arpents de Bavière (à 1 1/3 arpent de Bavière pour 1 arpent de Prusse), de la quantité de terres labourables , de prairies et de jardins que possèdent, terme
DE L'AGRICULTURE EN GÉNÉRAL
moyen, les propriétaires ; B contient l'indication du nombre de familles par lieue carrée ; C le prix moyen de Tarant de terre ; D la quantité d'arpents de terres , prairies , jardins , pour lesquels on compte un cheval et un bœuf.