JI
l’intensité du courant actif, et cela indépendamment du multiplicateur à deux fils placé comme dans la ligure 45.
On comprend que par ce procédé , en plaçant diverses longueurs de fil étalon en V, et en employant successivement dans les deux éprouvettes des liquides différents, on parvient à trouver quelles sont les longueurs des colonnes liquides équivalentes à un même til étalon ; ces longueurs sont en raison inverse de leur résistance à la conductibilité. On peut aussi bien mettre en Y un des rhéostats décrits plus haut, par exemple le Imnc, de résistance ifig. 44), et faire varier également le fil étalon que l’on interpose dans le circuit.
Il est d’autant plus nécessaire pour les liquides d’opérer en diminuant ou en allongeant les colonnes liquides sur lesquelles on opère , au lieu «le prendre la résistance de la colonne liquide entière, y compris les électrodes métalliques, que l'électricité, lors du passage d’un métal dans un liquide , éprouve une résistance particulière, nommée résistance au passage, et indépendante de la résistance propre du liquide. Il en sera question plus loin.
Lorsqu’on emploie pour liquides des dissolutions métalliques décomposées par le courant électrique, il faut, autant que possible, faire passer le courant de manière que les lames inférieures soient positives, et qu’elles soient de même nature* que le métal dissous. Ainsi avec des dissolutions de zinc , de cuivre, d’argent, d’or, il faut placer des lames positives de zinc, de cuivre, d’argent , d’or, a la partie inférieure. Si l’on ne peut remplir cette condition, il est nécessaire de diminuer l’intensité du courant de façon il éviter le plus possible les dégagements de gaz sur les lames conductrices.
Voici quelques-unes des conclusions auxquelles ont conduit le# recherches sur la résistance des liquides :
1“ Lorsque la longueur d’une colonne liquide est plusieurs fois plus grande que son diamètre, les lois II et III indiquées pour les métaux page 83 s’appliquent également aux liquides ; ainsi la résistance à la conductibilité électrique est proportionnelle à la longueur et en raison inverse de la section.
Si l’on voulait appliquer ces lois aux cas oit les dissolutions ne seraient plus renfermées dans des tubes, mais bien dans des bassins plus ou moins vastes, et où les électrodes au lieu d’avoir même section que les colonnes liquides seraient des lames plongeant à une certaine distance l’un de l’autre dans ces bassins, on ne trouverait aucun résultat exact. En effet , dans ces conditions, l’électricité. au lieu de suivre seulement la direction longitudinale de la
ELECTRICITE DYNAMIQUE
colonne liquide qui sépare les deux électrodes . passe de tous les côtés en quantité variable et donne lieu à des résultats très-compliqués.
i° Les liquides conduisent beaucoup moins bien l’électricité que les corps solides. Une dissolution de sulfate de cuivre à la température ordinaire, par exemple, offre une résistance seize millions de fois plus grande que celle que présente le cuivre métallique. En outre le liquide le meilleur conducteur est encore un million de fois plus résistant que l’argent métallique.
On peut citer comme exemples les nombres suivants qui représentent les pouvoirs conducteurs de différents liquides , rapportés à celui d’un cylindre d’argent qui aurait môme diamètre (E. Becquerel) :