Cavallo
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A .1 *) 1 (Id- employé acliielleinent dans
* * o...} plusieurs établis-seinents.)
Les substances sont broyées, puis appliquées sur les coussins préalablement enduits d^une matière grasse.
L'or musif doit être porphyrisé , lavé , et séché avec grand soin; on rétend de la même manière.
Les amalgames produisent des effets plus énergiques mais moins durables que Tor musif; cette dernière substance a une action plus constante.
Quelquefois, on enduit le coussin d'amalgame, et on met par dessus de Tor musif. Au lieu de coussins en peau de daim , on fait également usage de coussins employés par Van Marum; ils sont recouverts de soie, et on intercale entre cette étoffe et le bois une lame d'étain , afin d'enlever à chaque instant l'électricité du frottoir ; des vis de pression permettent d'exercer un frottement plus ou moins fort contre le verre.
On peut même obtenir de bons résultats en exerçant directement le frottement entre le verre et une lame d'étain collée sur le frottoir.
Conducteurs, Les conducteurs sont ordinairement creux, attendu que l'électricité se répand en totalité sur la siu*face des corps; ils doivent être isolés.
Quelquefois on suspend à l'aide de (îordons de soie, au plafond de la pièce où l'on opère, des conducteurs plus étendus, appelés conducteurs secondaires, quand il s'agit de produire une grande quantité d'électricité ayant la même tension que celle de la machine.
Les appareils dont nous venons de parler ne donnent aux conducteurs que l'électricité du vfirre ou positive. Lorsque Ton veut avoir d^ l'électricité négative ^ il faut isoler les frottoirs et les faire com-
iijuiliqupr avec des conducteurs ; on forme ainsi d'autres machines qui donnent il volonlc l'une ou l'antre des électricités. Van Manini a indiqué une forme d'appareil qni a été longtemps en usnfçe; il en est de mémo de la machine di- Nairne. Nous indiquerons ici celle qui se trouve au rabinol de pliysiqnc des Arts et métiers, et qui donne des ntsultats Irès-salisfaisants sous une petite dimension.
Le frottoir A communique an conducteur M, et l'éleclricité négative développée dans le frottement se porte sur M en même temps que la positive s'accumule sur N. En mettant les deux honk-snt et n en contact, rien no se produit, car la réunion des éleetricilés se fnil à chaque instant par l'intermédiaire de ers houles; mais si elles sont éltHgnées, chaque cylindre M et N se charge d'électricité contniirc. Si l'on veut opérer avec l'une ou avec l'autre des électricités, il faut mettre le cylindre qui reçoit l'éleclricité que l'on n'emploie pas en communication avec le sol. Pour cela on élève une des deux tigesde cuivre P, P, qui se meuvent à frottement dans des tubes de même métal fixés à la table, en contact avec la boule Couaveclabuulc It, afin (le faire communiquer à la terre le cylindre auquel on enlève l'éleclricité.
Nous ferons connaître dans le livre t^oisî^me une machine qui peut fournir de l'électricité en très-grande quantité; c'est une chaudière k vapeur isolée et pourvue de divers accessoires. El-ctropliore. Il existe encore un appareil très-simple qu'(.u y^>, :0' nomme électrophore , ou porteur d'élec
tricité , qui est fréquemment employé quand on a liesoin d'avoir il sa disposition une faible source élerlriquf. Cet appareil se compose d'un plateau de résine MN entouré d'un cercle en bois et reposant sur un !i plateau de même matière, alin qu'il ne puisse
30 ELECTRICITE STATIQLK.
se briser, et d^un autre plateau également en bois AB et d^un diamètre un peu plus petit, mais recouvert d'une feuille d'étain et muni d'un manche isolant en verre CD. On électrise la résine MN en la frottant ou en la frappant huit ou dix fois avec une peau de chat , que l'on tient à la main ; elle prend alors Pélectricité négative. Pose-t-on sur la résine le plateau conducteur AB, Télectricité négative ne peut être transmise à la feuille d'étain, puisque la résine, trèsmauvais conducteur , retient l'électricité qu'on lui a communiquée par frottement. Cette même électricité négative agissant par influence sur le plateau A B, si l'on touche celui-ci avec le doigt, on enlève l'électricité négative développée par influence , qui est chassée par l'action répulsive de l'électricité de même nom du gâteau de résine MN; En enlevant ensuite le plateau AB avec le mandbe isolant, et lui présentant le doigt , il en jaillit une étincelle. Quand le temps est sec et que le plateau de Télectrophore AB a trois ou quatre décimètres de diamètre, Félincelle a plus de trente millimètres de longueur. Cet appareil est très-commode pour fournir à volonté une faible charge électrique.
Nous venons de voir que les plateaux isolants étaient faits de résine. On a également proposé les mélanges suivants, qui ont donné de bons effets, surtout le deuxième.
Kilngr. Gruninips.
Colophane 1 »
Térébenthine de Venise » 125
Suif. » 15
Ou bien : Gomme laque » 500
Colophane » 250
Térébenthine de Venise » 62
Suif » 15
Après avoir décrit les machines en usage , nous allons rapporter quelquesrunes des expériences que Ton est dans l'habitude de faire pour mettre en évidence le pouvoir conducteur des corps, les attractions et répulsions électriques, etc.
Le tabouret isolant est un tabouret en bois muni de quatre pieds fis- 21. en verre, et sur lequel une personne
monte avant de toucher le conducteur d'une machine. Celte personne sert* alors de conducteur, et elle peut exercer des actions attractives sur les corps légers, etc.
PHBNOMKNKS ORNKBAIA.
lx'5 cffetë d'afti'artion et da répulsion se démontrent fticilenient Fig« 7t. en plaçant unn cloche en verre AK Hur un pla-
""^"-^fi^^t teau métallique Ali communiquant au hoL
y Far la tubulure E de la cloche immi k frotte-
J ment dans une douille une tige c;n cuivre (|ui
B n[ supporte dans Tintérieur de la cloche un pla-
teau métallique CD. On met sur AH des l)ouh;H de moelle de sureau ; on électrise le plateau CI) en faisant conununiquer la tige avec le conducteur d'une machine; électricjue. On voit aussitôt toutes \vs balles saut(T(lans ^intérieur de la cloche et aller d'un plat(*au k l'autre. 11 est évident qu'elles sont alternativement attirées par le plat(;au intérieur (;l(;(;trisé et par c^lui du fond AH, auquel elh;s cèdent sans cesse leur électricité.
La danse des pantins est fondée sur le même principe. On placée entre deux plateaux conducteurs^ Tun communiquant à une machine^ l'autre au sol; des petits pantins en sureau qui vont continuellement de Tun à Tautre.
Étincelles, Si Von a[)|:)roche des conductcMirs d'une macMie dont le plateau c*st en mouvement un conducteur qu'on tient à la fnain, ou la main elle-même^ on en voit jaillir une étinœlle. La lumière en est éclatante; et chaque fois qu'elle luit on entend un bruit S4!C. Si la distancée est (Mîtite^ Tétinœlle est faible et il en résulte pfMi de bruit; si elle est plus grande^ les étinc(;lles sont plus longues^ mais moins fréquentes ; enliU; si les étin(x*lles sont onvxyre plus longues , elles cessent d'être droites et présentent des zigzags. Les premiers observateurs qui virent rétinœlle électrique furent frappés (le son apparition et en (.omparèn^nt la lumièn; et la marche à celles de réclair. Cette identité a depuis été constatée, et Ton sait maintenant que rétinœlle et le bruit qui racrx>mpagne reproduisent sur une [letiti; échelle l'éclair et le tonnerre. Ce ^ujet sera traité spécialement dans la suite de cet ouvrage.
L'élecrtricité qui se transmet sou» form(5 d'étincelles dans Pair h*échappc sous l'apparence de rayons ^ d'aigrc*ttes , quand on raréfie le milieu qui environne les conducteurs. On peut s'en assurer en opérant avec l'œuf électrique, représenté (ig. 23.
32 tLECTHIClTE STATIQL K.
Cet appareil se compose d'un ballon de forme ovoïde AB, dans lequel on peut raréfier Pair à volonté. Doux tiges terminées par des boules passent à frottement dans des boîtes a cuirs fixées aux deux douilles A et B. En métrant une des tiges en communication avec le conducteur d'une machine et Tautre avec le sol, si le vide est fait dans le ballon, et qu'on opère dans Tobscurité, on voit un globe ' de feu, de teinte bleuâtre, ayant la forme du vase, et qui va d'une sphère conductrice à l'autre. Si on ftiit rentrer un peu d'air, la teinte est plus vive, mais l'espace lumineux est .moins grand; enfin, avec une pression intérieure encore plus forte, on aperçoit des coruscations ou des aigrettes allant d'une boule à Tautre. Quand on opère dans l'air à la pression ordinaire les boules étant éloignées, il ne se produit aucune action ; si elles sont rapprochées et que la tension électrique soit suffisante, des étincelles éclatent entre elles. On voit par là qu'en diminuant la pression du gaz intérieur, Tétincelle augmente de volume et 1 électricité se répand dans un plus grand espace.
Un tube vide, long de deux mètres, met également bien en évidence ce phénomène, car les décharges, qui dans Tair ne donneraient des étincelles que de quelques centimètres, franchissent dans l'air raréfié de grandes distances en se répandant dans une partie de l'espace.
La production des étincelles dans le tube étincelant ou dans les tableaux étincelants montre que la transmission de rélectricité est très-rapide ; nous verrons du reste par la suite comment on évalue celte rapidité.
Fis. 24.
2SSh5
Le tube étincelant se compose d'un tube ordinaire dans Tintérieur duquel sont collés des losanges en papier d'étain séparés les uns des autres et dont les pointes sont en regard à une distance assez faible. Une étincelle tirée d'un conducteur touchant à un des losanges extrêmes, à raison de la vitesse excessive de rélectricité, se reproduit presque simultanément dans tous les intervalles et le tube paraît tout en fou pur suite de la persistance des impressions lumineuses sur la rétine.
PM£NUMÈN£S GÉNÉRAUX. 33
On a construit sur ce principe des tableaux étincelants fonnés de plaques de verre sur lesquelles des bandes de papier d'étain, convenablement espacées, représentent des figures diverses. Lorsque Ton excite des étincelles à l'une de leurs extrémités , ces figures paraissent éclairées simultanément dans toutes leurs parties.
Nous donnerons des exemples d'inflammation et de combustion opérées avec les étincelles, dans les livres consacrés aux actions chimiques et physiques dues à l'électricité.