‹ Traité d'électricité et de magnétisme, et des applications de ces sciences à la chimie, à la (volume 4)Chapitre 23 sur 58 · FILS DE CUIVRE · texte numérisé non relu

FILS DE CUIVRE

DAKS LES

nu DR FER.

Wlieastone M 834)

460,000 par seconde.

UlM.

30,000 tiar seconde.

Walker en Amérique (1849)

0*MUcliell, id

Fizeflu et Gounelle

Tëléffraplie de Londres à Briitellps .

Id. id. Edimbourg.

GulUemin et E. Bumouf.

Ces difTérentes recherches ont montré en outre que les deux électricités se propagent avec la môme vitesse ; que le nombre et la nature des éléments dont la pile est formée^ et par conséquent la tension de rélectricité et l'intensité du courant , n'ont pas d'influence sur la vitesse de la propagation; que la vitesse de propagation ne parait pas varier avec la section des conducteurs ; et que dans le cuivre et le fer^ à égalité de conditions^ les vitesses ne sont pas proportionnelles aux conductibilités électriques.

Cette égalité de propagation de courants électriques de tension différente résulte aussi des expériences entreprises dernièrement par M. Latimer Clarke avec des tensions électriques qui ont varié de 31 couples à 500 couples à courant constant. Dans ces dernières recherches , le courant électrique entrant et sortant d'un long fil de 1235 kilomètres recouvert de gutta-percha , traçait des lignes bleues sur un papier mobile enduit de ferro-cyanure de potassium, comme dans le télégraphe électro-chimique, de M. Bain dont il sera question plus tî^rd. M. L. Clarke a trouvé une vitesse -sensiblement égale à environ iCOO kilomètres par seconde, quelle que soit l'intensité du courant électrique.

On peut se rendre compte du peu de concordance des résultats • compris dans le tableau précédent, si Ton se reporte aux observations de M. Faraday indiquées plus haut ; elles montrent que, suivant le procédé dont on fait usage et suivant les conditions dans lesquelles sont placés les fils métalliques, les résultats peuvent varier dans de grandes limites. On a vu en effet, dans le chapitre précédent, que si les fils sont isolés et plongés dans l'eau ou dans la terre, l'é* lectricité qui est transmise au fil se porte immédiatement à sa surface

PHBHOMÊNIS OBN£BàUX» 110

pour s'accumuler comme dans un condensateur^ et que le retard éprouvé dans les actions magnétiques produites delà part du fil parcouru par ce courant sur une aiguille aimantée^ donnerait une vitesse de propagation de ^électricité encore beaucoup moindre que celle qui a été indiqué plus haut. G^est ainsi qu'en comparant deux filsd'une longueur de 2400 kilomètres^ l'un plongé dans l'eau, l'autre dans Pair, on a trouvé que le courant électrique a mis deux secondes pour traverser le premier d'un bout à l'autre, tandis que pour le second le temps a été presque inappréciable. Il résulte aussi des faits indiqués plus haut, que ce n'est pas dans une simple diminution de tension électrique qu'il faut chercher l'explication des effets observés par M. Faraday, puisque les courants d'inégale tension se transmettent également vite dans un même conducteur.

Dans les expériences faites sur la vitesse de l'électricité, il faudrait donc faire entrer en ligne de compte la manière dont les fils sont isolés et les effets d'induction qui peuvent se produire sur les côtés et qui sont capables de modifier les résultats obtenus. Ainsi, tout en admettant que la propagation de l'électricité est excessivement rapide, et que, dans l'emploi de la télégraphie électrique, elle est complètement à négliger, cependant on voit que des récherches nouvelles sont nécessaires sous le point de vue théorique.

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