‹ Traité d'électricité et de magnétisme, et des applications de ces sciences à la chimie, à la (volume 4)Chapitre 42 sur 58 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Effets calorifuiiies.

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Les effets çaloinfiques et lumineux dont nous allons parler dqi*vent être rangés parmi les effets physiques /dus à Faction de Télectricité ; mais/en raison de retendue que nous avons consacrée à leur étude^ nous les avons exposés dans deux chapitres séparés.

Action calorifique de Vétincelle électrique. Les effets calorifiques produits par l'électricité sont très-variés, et on lea observe. toutes les fois que ^électricité est transmise au travers d^s corps. D'abord;^ le paàsage de l'étincelle électrique dans l'ah*. est acc;ompagné d^effets calorifiques^ comme, il est facile de Iç prouver k l'aide des expériences suivantes.

En faisant éclater l'étincelle au travers de l'alcool ou de l'étheri on enflamme ces liquides 5 on les place pour cela dans un petit vase en verre ayant au fond un bouton métallique a coiîmiuht-

ï^^s- »3. quant au manche égale*

ment en métal en relation avec un conducteur de machine^ électrique.

L'appareil est disposé de manière que Tétincelle éclate entre le fond du vase et une boule A placée au-dessus du liquide : de cette façon l'étincelle est forcée de traverser l'alcool ou l'éther, et produit son inflammation. Elle agît

tn BPPBTS DUS

ptrttculiàroment tup la métange d'air et de rapeur qui se trouve aii»dd9sus de la surfàoe du liquide.

. Si l'on entoure la boule d'un excitateur à manche avec du coton iaupoudré de résine pilée^ et qu'en déchargeant une jarre ou une bouteiUe de Leyde on fimie éclater rétineelle au milieu%de ce mélange^ la résine est enflammée.

On peut enflammer aussi d'autres corps combustibles^ tels que la poudre à canon ; c^est même à l'aide de cette propriété que Ton peut actuellement enflanuner à distance les poudres des mines. L'appareil le plus commode est un appareil d'induction que nous décrirons dans le troisième volume.

Des mélanges de gay capi^bles de se coml)iner immédiatement jig, 94. donnent lieu à une explosion; le pistotet de Yolta

en est un exemple ; il se compose d'un vase métallique que Von peut fermer à l'aide d'un bouchon. On le. remplit d'un mélange d'hydrogène et d*air, en l'exposant renversé sur un appareil à dégagement d'hydrogène; en approchant alors d'une machine électrique ou d*un électrophore la tige métallique qui travers le vase^ et qui est isolée de celui^ par un tube de verre^ oii Ait naître au miiieâ du mélange gazeux en ab une étincelle qui donné lieu h une explosion et à la projection du bouchon.

< Une chandelle qui vieiit d^étre éteinte est rallumée au nâoyen de Faction calorifique qui résulte du passage de l'étincelle dans le mé*' lange de Vair avec le gaz émanant encore de la diandelle. Pour obtenir œ résultat , on place une chandelle enflammée de façon que la mèche scHt placée entre les boules de l'excitateur t)niversel représenté (fig. 87, page suivante) ; on éteint la chandelle» et on fait passer immédiatement aprèe la décharge d^me bouteille de Leyde. si l'expérieDce est faite eonvenableinent^ ht chandelle se trouve rallumée; il est nécessaire pour le succès^de ^expérience que cpieU ques points de la mèch^ soient encore en ignition.

Aetioniikiipri^quâs produites par les décharges a% travers desmétonâ?. Les effets calorifiques dont on vient de parler sont loin d-étre les seuTs que l'on observe quand on emf^ie les déi»ar|^s éleotiiçpws. Lorsque celle-ci traversa des fils fins de métal^ souvent le hl s'échauffe sur uhe certaine longueur, jusqu'à Tincandescence^ la fusion ou la volatilisation ^. suivant rint^sité de la décharge électrique. Pour montrer ce jdiénomtoe^ oa dispose entre ies brandbies d'un exci-

A l SMCIKIÇITE. SOI

tateur- universel (fig. 87) ud fil. irhê-Ùn d'sa ou de f«r, et on fut

PTg. M.'

passer au travers une décharge à l'aide d'une batterie suffisamment puissante-. Les Ris de soie dorée présenteut un phénomène ounenij quimontre avec quelle rapidité les molécules dematière condtictElcé sont saisies par l'électricité: l'or qui les recouvre est volatilisé sfine que la cbaleur,soit captd>ie de brûler la soie.

On se sert également des eflMs de fusion produits avec des lames

œînc«B d'or ou de platine, pour faire dos empreintes électriques.

FiR. M. On emploie la presse, élfl''-

^^^ trique P'fonnée de deux plan-

^^^^ oH^k^ ches pressées l'une contre l'au-

^^H^V ■■^/^■■l ^ ^ l'aide de deux vis. Deux

jÊ^^Ki^ ^^^£|^" lames d'étaîn f, f, sont <Jî*-

^t/S/l^r ^ Jtf posées de façon à fUre pas-

WÊÊÊmW . ^^m ggr ufig décharge électrique

d'im cAté'b l'autre entre les faces de la presse; ces deux larflës

sont mises en communication avec les deux surfaces d'une 4)atr

terie. Une lame d'or «c placée dans la presse sur une déconpure

peut être fondue, et donne alors l'empreinte de la découpure

sur de la soie, dtt papier, etc., [Jacé de l'autre cAté de cette idé-

eoupure.

On peut comparer le passage de l'électricité duis les métaux à celui d'un cours d'edu animé d'une "certaine vitesse, qui trouve flw son passage une -masse de sable dans lequel il pent s'étendre; l'eau alors s'écoule dans les interstices sans déranger la position des grains de sable; mws, si la quantité de mouvement dont ce codrs d'eau est animé est asseï considérable , alors la masse est rompue en divers points. De même aussi, quand l'électricité pénètre dans une masse métallique , si die pent s'étendre sans difficulté y îes molécules ne perdent pas leur position naturelle, d'équilibre ; dans le cas contraire, il n'en est pas lÛDsî, et il en résulte des effets île

804 EFFETS IHJS

chaleur qui doivent être d'autant plus grands que la quantité d'électricité qui passe est plus considérable.

Nous venons de dire que^ lorsqu'on fait passer la décharge d'une batterie électrique dans un (il fin de métal ^ souvent le fil s'échauffe dans une certaine longueur jusqu'à l'incandescence^ la fuskm ou la volatilisation. Lorsque la charge de la batterie n'est pas suffisante pour fondre les fils^ il en résulte sur leurs surfaces des effets de couleur dus à des altérations dépendantes dç leur nature et de leur température : av^c l'acier , la couleur devient successivement bleue , jaune , rouge vif ^ puis le métal entre en fusion quand la charge devient plus forte; celle-ci augmentant encore^ le métal disparait avec une flamme brillante^ et il se dépose sur une feuille de papier placée, au-dessus une^ poussière fine et rouge de peroxyde, ,

Le fer brûle avec une lumière blanche très-vive; le zinc avec une flamme blanche mêlée de bleu et de rouge ; Tétain en produit une d'un blanc bleuâtre; l'or et le cuivre sont dans le même cas; la flamme produite par le plomb est bleuâtre et surtout purpurine; enfin celle de Targeht est verte.

Avec le platine , l'or et l'argent, en employant une charge convenable, les deux premiers ne sont pas oxydés, et peut-être le troisième, car )a chaleur qu'ils éprouvent par l'acte même de la fusion est suffisante pour réduire leurs oxydes. On sait > en outre, que te couleur violette de la poussière fournie par l'or volatilise dans cette circonstance , est celle que prend ce métal quand il se trouve dans un grandi état de division.

Un grand nombre d'expériences ont été faites pour opérer la fusion des fils métalliques dans l'air et dans différents gaz , au moyen des décharges électriques^ L^appareil employé h cet usage est formé d^un tube de verre de 55 à 60 millimètres de diamètre et de 215 millimèkes.delongueur^ Il est fermé à ses deux extrémités par deux douilles, à l'une desquelles est un robinet qui sert à faire entrer une quantité donnée d'air ou de tout autre gaz; au-dessus de ce robinet et dans Pintérieur du tube, se trouve une bobine sur laquelle sont enroulés un fil de métajet un fil de soie qui sont parallèles et attachés l'un à l'autre de décimètre en décimètre. Un cyUïicIre de cuivre de S centimètres de long est vissé au centre de la douiUe supérieure j àû moyen d'une longiie aiguille, on fait passer le bout du fil de soie et le fil de métal^à travers le cylindre; puis on le ferme avec un bouchon, de manière que 1^ fil et la soie se meuvent dans le

A L^lÊLBCfUICITÉ.

tube. Quand le^l est brâlé, on lui en substitué un autre au moyen du fil de soie. '

Pour constater la quantité d*air absijrbé, on adapte à^l^orifiçe inférieur du robinet un tube de verre étroit, ayant à peu près 0"=^,27 de haut y et ouvert à ses deiix extrémités; Fune d'elles est plongée dans un vase qui contient du mercure; quand le robihetest ouvert, l'élévation du métal indique la quantité de ga^ absorbé; Gomme la température augmente beaucoup dans l'intérieui* de l'appareil , on ne doit déterminer Pabsorplion que loi^sque la température est devenue égale à celle de l'air ambiant. "^

Eli opérant dans l'air, les métaux oxydables absorbent de Toxygène. Les métaux qui conduisent le moins Téleçtricité, tels que le fer, le platine, produisent les plus grands effets de chaleur; tandis que For et l'argent, qui sont bons conducteurs/ donnent des effets mcnns marqués.

Voici le tableau des différents résultats obtenus dans Tair par Guthberson avec des $ls de différents métaux, de 0",27 de longueur, en employant une batterie dont les armures intérieures avaient a peu près, en mètres carrés, 4,79. -

D£S1GD|ATI0N des métaiix.

Fil 6c plomt».

— d'étain...

*. de zinc. . .

— de fer. . . .

— de ciijvrc.

•— de platine

— d'argent. .

— dH)r.

DIAMÈTRE des fils.

Tac

. CHARGE en giains de réiectromètre.

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