‹ Traité d'électricité et de magnétisme et des applications de ces sciences à la chimie, à la physiologie et aux artsChapitre 33 sur 40 · partie est divisée, cl d'un pendule Pmohile autour dueenlrc R · texte numérisé non relu

partie est divisée, cl d'un pendule Pmohile autour dueenlrc R

Un électro-aimant K, dont le fer m fait saillie, est fixé à l'aide d'une vis de pression sur la surface du disque ; il est destiné a.

agir sur un morceau de fer fixé au pendule P, de façon à maintenir ce pendule écarté de sa position d'équilihre quand l'élec- Iro-aimanl K est aimanté. Sur le prolongement de la tige ( du pendule, se trouve une aiguille D munie d'un vernier, laquelle se meut en même temps que le pciniltile, mais qui est disposée (le telle sorte qu'elle puisse être arrêtée dans sa course tandis que le pendule continue à osciller. Derrière le ivii.'k' est un électro-aimant qui, étant traversé par un courant électrique, peut attirer une petite rondelle de fer doux fixée à l'aiguille D au centre R, et arrêter ainsi le mouvement de cette aiguille, si elle est en train d'osciller avec le pendule. La tablette sur laquelle est fixé le cercle porte quatre pinces auxquelles viennent aboutir les fils des deux électro-aimants.

fi*. L'appareil conjoncteur (fig. 266), est

formé d'un électro- aimant vertical E, mobile le long d'une lige a l'aide d'une vis de pression. Lorsqu'un courant le traverse, il peut supporter un petit cylindre de fer doux F testéavec du plomb.

Au-dessous de l'électro-aimant est place un petit mortier contenant du mercure , et enveloppé d'un cylindre de cuivre qui le touche et qui communique métalliquementavec la pince K. L'n ressort r, fixé à la pince 7, est terminé par une pointe

APPLICATIONS DfïRRSRS

qui, lorsque l'Appareil ne fonctionne pas, se lient au-dessus tlii mercure sans lé toucher. Les extrémités du fil Je l' électro-aimant aboutissent aux pinces 5 et 0 par des laines de cuÏTre pliée» en zigzag.

L'appareil disjoncteur (fig. 207) se compose de quatre lames en

Fis- im.

laiton, dont deux, L, I., sont isolées l'une de l'autre, et maintenues lises par un étrier isolant X. Lus deux uuln-s Lunes I.', 1/ smif fixées à un cylindre 7. qui contient un ressort, et tend ainsi à !c3 éloigner des lames L,L. Mais, en poussant le boulon N, un [lent fuie entrer h fi-ot Ionien l [es laines L', L' dans l'intervalle laissé par les lames L, L, et établir ainsi les roiiiuuaiiealiiins. Si l'on veut les rompre, on pousse le bouton 0, qui fait partir une détente platée sous la tablette, et les lames L', L', par la force du ressort , reviennent dans leur position primitive.

La figure 308 représenle l'ensemble des trois appareils en expérience i

L'n premier circuit (circuit t ) est formé d'un fil partant de ia pile 1', passant par les pinces 2, 1 , traversant la bouche d'une pièce de canon U, puis retournant aux pinces il et 10 dil disjoncteur, el enfin revenant à la pile 1'.

Fia- aus-

DE l'ÉLECTRO-MAONÉTIMIE.

Un second circuit (circuit II) est formé d'un fil qui part de la pile F, passe par les pinces i l et 13 du disjoncteur, puis par tes pinces 6 et 0, c'est-à-dire par réleclro-aimant du conjoncteur; ce iil vient ensuite à une cible C et retourne à la pile I 1 ". La cible C est formée d'une manière particulière, ainsi qu'on l'avait déjà proposé, savoir d'un seul fil qui se replie sur lui-même, et constitue une série de lignes parallèles dont l'intervalle est plus polit que le diamètre du projectile qui doit être lancé; quand le projectile arrive contre- cotte cible, uu des fils est nécessairement brise, et le circuit se Irouvo immédiatement rompu.

Un troisième circuit est formé d'un fil partant de la pile P, passant [>ar les pinces 3 et 4 , c'est-à-dire par le grand électro-aimant du pendule , puis par les pinces 7 et 8, et qui revient à la pile.

Les appareils étant ainsi disposés , si l'on veut faire une expérience, on pousse le bouton N du disjoncteur de manière à faire toucher les lames LL avec l< > lames!/ 1.' (lig. 207) et à fermer ainsi le circuit 11. On écarte ensuite le pendule dig. -2ii,"i) de sa position d'équilibre, et ou approche sa tige t du 1er m qui fait saillie. Puisque le courant pusse dans tous les circuits, celle tige, qui est en fer doux, est retenue par l'olcrl L-o-niniaiil . dans celle position du pendule , l'aiguille L> qui est enirainec avec lui permet nu 0 du vemier qui la termine de coïncider avec le 0 des divisions du cercle. Un courant passant aussi dans l 'électro-aimant du conjoncteur (fig. 200), on en approche le poids F qui y adhère.

Cela fait, on presse la détente 0 du disjoncteur {fig. 207) ; les ('.treuils 1 et II sont aussitôt rompus, le pendule quitte le 1er de l 'électro-aimant K et oscille ; d'un autre cèté, le poids luruhe sur le ressort r (lig. 2G6) qui touche te mercure, et le circuit III est fermé. Alors lo grand électro-aimant du pendule agit sur la rondelle centrale en Ter doux de l'aiguille, et arrête celle-ci dans son mouvement. - On note l'arc m décrit, et on dispose du nouveau les appareils comme précédemment : le disjoncteur est de nouveau tendu; on suspend le poids à l' électro-aimant (fig. 2G0) ; on écarte le pendule; et on donne le signal du feu. Lo projectile rompt d'abord le circuit 1 eu U (fig. 2118), et le pendule retombe; lorsque le projectile atteint le but C, le circuit II est rompu, le poids du conjoncteur tombe, le . circuit III est complété, et l'aiguille D, entraînée un instant par le pendule, est lixéc du façon à indiquer le parcours d'un arc ni'. Si le projectile avait rompu les deux circuits ensemble, de la même manière qne cette rupture avait eu lieu duns la précédente expérience en

APPLICATIONS HH RUSES

pressant la détente dit disjoncteur, l'arc m' serait égal a l'arc m; or, s'il n'en est pas ainsi , la différence représente le temps employé par le projectile pour franchir l'espace compris entre le canon et le but.

Ainsi, pour faire une expérience, on fuit fonctionner deux fois l'appareil dans les mêmes conditions; seulement, la première, tout se passe comme si l'espace à franchir était nul; la seconde fois, l'espace à franchir n'est plus annulé, et l'on observe la différence obtenue avec celle qui est donnée par la première détermination.

Dans l'emploi du système du capitaine Navet, les variations accidentelles des résultats donnés par l'appareil peuvent être réduites a f de degré, ce qui correspond ii 0* ,00036. Il faut donc espacer assez les cadres cibles pour que le temps à mesurer puisse admettre une variation accidentelle de cet ordre. Cet espace minimum a été fixé a 30 mètres.

Il ne faut pas croire cependant que toute objection mécanique soit écartée; car, si l'électro- aimant qui abandonne le pendule ne met pas à perdre son magnétisme le même temps que celui qui arrête l'aiguille met à agir sur l'armature centrale en fer doux , la différence donne une erreur constante dans l'appareil pour la même intensité de courant; d'un autre cou!, l'arrêt de l'aiguille n'étant pas absolument instantané, celle-ci décrira en glissant sur son axe de rotation un petit arc dont la grandeur dépendra de la vitesse d'oscillation du pendule ; en outre , dans la disposition des appareils de ce genre, il y a encore de petites imperfections mécaniques dues a leur construction et a la manière dont on emploie l 'électro-magnétisme. Il faut reconnaître néanmoins que l'appareil de H. Savei est supérieur à ceux qui ont été employé.- ju^u'in.

M. Siemens a proposé d'employer l'électricité de tension dans les appareils ebronoscopiques, c'est-à-dire la trace que l'étincelle électrique laisse sur un métal poli et dont la couleur varie avec la nature des métaux sur lesquels elle se manifeste (voir t. 1", p. 283). L'appareil se compose; 1° d'un cylindre d'acier poli tournant autour de son axe avec une vitesse convenable et uniforme; ce métal est très-propre pour manifester le phénomène; 2' d'une pointe métallique placée Ires-près de la surface du cylindre; 3" d'une OU plusieurs bouteilles de Leyde destinées à provoquer les décharges enlre la pointe et le cylindre.

Dans ce système, le projectile, en traversant une série de stations, doit établir a chaque fois un circuit électrique, et provoquer une étincelle sur le cylindre. Pour compléter les circuits dans chaque

BE l'ÉLHCTKO-MÂOSÊTISMK. 3Î3

station, les cibles no sont pas formées de même que relies qui ont été indiquées plus liaut: au lieu d'être composées d'un fil métallique continu, elles forment un système de lils parallèles dont les fils pairs communiquent entre eux à l'une des extrémités de la cible, et les fils impairs ;i l'autre es Inimité ; de cette manière, le circuit est isolé dans les conditions ordinaires ; mais, si le projectile traverse lo système , par son intermédiaire le circuit est fermé, puisqu'il touche à plusieurs fils, et alors une étincelle éclate sur le cylindre en face la pointe, par l'influence de la bouteille de Leyde dont l'armature intérieure communique avec elle, mais dont l'armature extérieure touche au circuit dont la cible fait partie.

La production des taches et le passage du projectile a travers les cibles étant simultanés, puisque la vitesse de l'électricité est énorme, le temps déduit de la grandeur de l'arc compris entre les deux taches sera celui qui s'est écoulé pendant que le projectile a parcouru l'espace qui sépare les deux cibles. A l'aide de ce procédé on pourrait mesurer la vitesse initiale d'un projectile ainsi que celle qu'il posséderait en différents points de sa trajectoire.

Les avantages de cette méthode sont évidents, puisqu'il n'y a aucune perle de temps due au jeu des styles ou électro-aimants, comme dans les appareils précédemment décrits; mais il reste à déterminer bien exactement le centre de la tache, l'étincelle pouvant ne pas éclater en face de la pointe, et ensuite il faut que l'on suit certain que le contact métallique est assuré lors du passage du boulet à travers la cible. On pourrait substituer avec avantage aux bouteilles de Leyde un appareil d'induction analogue à celui que nous avons décrit page 239.

Les détails dans lesquels nous sommes enlrcs suffisent pour montrer l'importance de l'emploi de l'électricité dans l'étude d'nn grand nombre de questions intéressant l'artillerie ; les travaux qui ont été faits jusqu'ici prouvent que ce n'est pas en vain qu'ils ont été exécutés : il faut néanmoins en appeler encore à la pratique, car nous ne sommes encore qu'au début de ces travaux, qui prendront certainement un très-grand développement.

APPLI C ATI 0 Pi 8 D1VBBSB9

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