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DE LA RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DES DIÉLECTRIQUES

La loi des intensités dans les gaz raréfiés est donc tout à fait semblable à la loi des intensités dans les électrolytes, où nous avons dû tenir compte de la polarisation des électrodes.

À ce sujet se rattachent les résultats de Thomson, donnés au $ 57 : d'après lui, la force électromotrice nécessaire pour produire une étincelle dans l'air est proportionnelle, non à la distance, mais à la distance plus une quantité constante. La force électromotrice qui correspond à cette quantité constante peut être regardée comme représentant l'intensité de la polarisation sur les électrodes.

370. MM. Wiedemann et Rühlmann ont récemment (!) étudié le passage de l'électricité dans les gaz. Le courant était fourni par une machine de Holtz, et la décharge avait lieu entre des électrodes sphériques, à l’intérieur d’un vase métallique contenant le gaz raréfié. La décharge était, en général, discontinue, et l'intervalle compris entre deux décharges se mesurait au moyen d’un miroir tournant monté sur l’axe de la machine de Holtz. On observait l’image de la série de décharges au moyen d’un héliomètre à objectif divisé, réglé de façon que l'image d’une des décharges coïncidät avec l’autre image de la décharge suivante. On a obtenu par cette méthode des résultats très concordants. On a trouvé que la quantité d'électricité qui passe dans chaque décharge est indépendante de la force du courant et de la substance des électrodes, mais qu’elle dépend de la nature et de la densité du gaz, et de la distance et de la forme des électrodes.

Ces recherches confirment le fait énoncé par Faraday (*), que la tension électrique nécessaire pour que la décharge disruptive commence à se produire sur la surface électrisée est un peu moindre pour les charges négatives que pour les positives, mais que, la décharge se produisant, il passe bien plus d'électricité à chaque décharge lorsque celles-ci commencent sur la surface positive. Ces faits viennent aussi à l'appui de l'hypothèse émise au $ 57, que la couche de gaz condensée à la surface de l’électrode joue un rôle important dans le phénomène, et ils indiquent que cette condensation est la plus grande sur l’électrode positive.

‘) Berichte der Kônigl. Süchs. Gesellschaft, 20 octobre 1871.

(") (*) Exp. Res., 15v1.

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