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une certaine quantité d'électricité négative. On se sert souvent de ce procédé pour avoir de l'électricité de ce nom.
Quand on a déchargé une bouteille de Leyde ou un condensateur quelconque à l’aide d’un excitateur, si l’on attend quelques instants et qu'on rapproche de nouveau le bouton d’un excitateur du crochet de la bouteille, on obtient une nouvelle étincelle moins forte que la précédente; en attendant encore quelque temps, on peut recueillir successivement plusieurs décharges qui vont toujours en s’affaiblissant et qui sont dues aux résidus de l'électricité. Il faut se mettre en garde contre ces résidus dans les fortes batteries électriques, lesquels peuvent donner des commotions assez vives. On explique cet effet en admettant que le verre se laisse pénétrer peu à peu jusqu’à une certaine profondeur par les électricités dissimulées qui s’attirent mutuellement sur les armatures. Alors, au moment de la première décharge, ces portions des électricités qui ont pénétré dans le verre ne peuvent se recombiner immédiatement, et ce n’est qu’au bout de quelques instants qu’on peut obtenir une étincelle, en mettant en communication de nouveau les deux armatures.
L'expérience suivante, qui est très-curieuse, met en évidence, si ce n’est cette pénétration d’une portion de l’électricité dans le verre jusqu'à une certaine profondeur, du moins l'existence des électricités dissimulées sur les deux faces du corps isolant qui sépare les armatures.
Fig. 27.
On dispose une bouteille de Leyde de façon que les armatures puissent être séparées de la lame isolante. L’armature intérieure est une bouteille en zinc ou en cuivre D; la lame isolante, un vase en verre évasé E; et l’armature extérieure, un vase en zinc F. En tenant cette bouteille à la main par la panse F, on peut la charger comme à l’ordinaire. Si alors on la place sur un plateau de résine
qu’on enlève d’une part avec un crochet de verre la bouteille en zinc D, puis d’autre part le vase en verre E, on peut toucher impunément D et F. Place-t-on de nouveau les armatures comme précédemment, on peut obtenir une décharge avec la bouteille. Ces effets montrent bien que les électricités dissimulées se trouvaient sur le verre de chaque côté du vase E.
Batteries. Si l’on veut se procurer des décharges considérables, on réunit ensemble plusieurs bouteilles de dimensions plus ou moins grandes , en faisant communiquer ensemble les armatures | intérieures avec des tiges de métal, et les garnitures extérieures avec une lame d’étain qui revêt le fond de Ja caisse où sont toutes les bouteilles. Telles sont les batteries électriques.
Fig. 28. Le figure 28 représente une batterie de ce genre. Au lieu de bouteilles de petite dimension, on peut prendre des jarres qui, ayant une sur- | face de verre plus considérable, donnent lieu à la condensation d'une | f plus grande quantité d'électricité. F4 Ces appareils se chargent comme a — = les bouteilles de Leyde ordinaires.
Pour juger de leur che, on met un petit électroscope à cadran
sur le conducteur de la machine électrique ou sur la batterie elle-
même. Au commencement de l’expérience, le pendule est au repos, : LE parce que toute l’électricité qui arrive est dissimulée aussitôt par leffet de la batterie; mais peu à peu il s'élève, et l’on juge des diverses charges par l’angle d’écart qui fait connaître l’excès d’électricité libre. On a observé que, pour une épaisseur de verre cons-
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tante, la force de la batterie croît proportionnellement à l’éten- ï due de la surface : ainsi, vingt décimètres carrés condensent 1
vingt fois plus d'électricité qu’un seul. Quand on opère à l’aïde de | batteries électriques d’une grande étendue, il faut un certain temps L° avec la machine électrique pour en opérer la charge. La décharge ‘d’une batterie agit avec une telle énergie sur l’économie animale, 1 |} qu'il est nécessaire de prendre des précautions lorsqu’on en fait ; If usage.
On a proposé d'appliquer aux batteries la charge par cascade. On | suspend plusieurs bouteilles ou batteries les unes au-dessus des au- (fl tres, de sorte que la première communique directement au conduc- | | teur de Ja machine, tandis que son armature extérieure touche à l’ar-
mature intérieure de la seconde ; armature extérieure de celle-ci est mise en relation avec la garniture intérieure de la troisième, et ainsi de suite. On voit qu’en même temps que la première bouteille ou batterie se charge, les autres se chargent également ; une fois ce point atteint, on supprime les communications entre les armatures et on met en relation séparément toutes les garnitures intérieures et toutes les garnitures extérieures; puis on opère la décharge comme dans les conditions ordinaires. Ge procédé est peu usité aujourd’hui.
Pour décharger les batteries électriques 1l est préférable d’employer l’excitateur à deux branches (fig. 25) au lieu d'une chaîne de métal tenue à la main , comme on le fait à l’égard d’une simple bouteille de Leyde, à moins de lui donner une grosseur plus considérable.
Quand on opère la décharge d’un condensateur quelconque, si Von suit les effets de tension qui se produisent au moment de la décharge , depuis l’armature intérieure où elle est à son maximum, jusqu'à l’armature extérieure où elle est nulle, on reconnaît que l'électricité passant par un fil conducteur d’épaisseur égale perd peu à peu de sa tension, de sorte qu'il disparait des quantités égales d'électricité sur des longueurs égales de fil. (Knochenhauer.\