‹ Traité d'électricité et de magnétisme, t.1Chapitre 23 sur 83 · ES · texte numérisé non relu

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| Nobili à remarqué le premier que les aiguilles aimantées des Te multiplicateurs les plus sensibles ont deux positions d’équilibre stable, situées à la même distance de chaque côté du diamètre qui passe par le zéro du cadran, en sorte que l'index amené sur cette -

€ | ligne s’y trouve nécessairement dans un état d'équilibre instable, j et tombe toujours dans Fune ou lautre des deux positions primitives.

Ces deux positions d'équilibre dérivent de laction magnétique du fil de cuivre, dont les circonvolutions supérieures sont partagées en deux masses, afin de pouvoir introduire dans l'intérieur du châssis une des aiguilles aimantées. Or, il est facile de voir que ces deux centres d'attraction constituent un inconvénient très-grave: | l'action magnétique du cuivre diminue non-seulement la sensibilité du multiplicateur, mais elle altère encore la proportionnalité qui l aurait lieu naturellement entre les degrés et les forces de déviation | dans les arcs rapprochés de zéro. Ce magnétisme du cuivre, qui réagit dans cette circonstance sur les aiguilles, est dù en grande partie au fer que renferme ce métal. Actuellement, on est parvenu à obtenir des multiplicateurs qui ne présentent pas cet inconvénient , c’est-à-dire dans lesquels l'aiguille garde toujours le zéro.

Les mêmes difficultés que l’on éprouve pour les fils de cuivre ont lieu également à l'égard du châssis, du plateau tournant et de la plaque métallique qui porte le cercle divisé; on se trouve par dans la nécessité de n’employer que du laiton très-pur.

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