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CHAPITRE PREMIER

Des appareils employés dans l'étude de l'électricité atmosphérique.

La terre et l'atmosphère sont de vastes réservoirs d'électricité où His la nature va puiser constamment les causes pro-

ductrices des orages et d’autres phénomènes at-

mosphériques que nous allons décrire.

Avant d'aborder toutes les questions relatives à l’électricité atmosphérique, il faut faire connaître les différents appareils à l’aide desquels on parvient à étudier ces effets.

On se sert d’électroscopes, d’électromètres et de multiplicateurs analogues à ceux que nous avons décrits, livres Ifr et IIS, mais disposés d’une manière particulière. Parmi les électromètres dont l'usage estle plus fréquent, à raison de leur facilité de transport dans les voyages , se‘trouve celui de de Saussure, composé de deux fils fins de métal terminés chacun par une petite balle de sureau aa, et adaptés à une tige métallique fixée à la partie supérieure d’une cloche de verre carrée BB, de 5 à 6 centimètres de côté. Les deux petits pendules se trouvent ainsi placés dans l’intérieur de la cloche. La tige est elle-même surmontée dun conducteur À terminé en pointe, composé de trois parties pouvant s’ajuster les unes dans les autres, et chacune d’une longueur de 2 décimètres environ. Ce conducteur est destiné à recueillir de l'électricité au-dessus de la tête de observateur.

Pour préserver l’électromètre de la pluie ou de la neige, on visse à la partie supérieure de la cloche un petit chapeau en laiton laminé fort mince CC, de forme conique et d’un décimètre de diamètre. Le conducteur A s’ajuste également à vis sur ce chapiteau. Une échelle divisée est appliquée sur Pune.des faces de la cage de verre , afin d'apprécier les angles d'écart des deux pendules.

De Saussure a gradué comme il suit cet appareil : ayant pris deux électromètres désarmés, aussi égaux entre eux que possible, mais privés de leur conducteur en pointe ; il électrisa l'un d'eux, de manière à ce que les deux boules de sureau s’écartassent, par exemple, de 6 millimètres. Avec l'extrémité supérieure de Pautre électromètre, qui n’était point électrisé, il toucha le premier : à Pinstant même, l'électricité se partagea entre les deux, et la divergence fut dans l’un comme dans l’autre de 4 millimètres. Il résulte de là qu'une diminution de moitié dans l'intensité de l'électricité n'avait réduit la divergence que d’un tiers. Ayant enlevé l’électricité à l’un des électromètres, il le mit en contact avec l’autré ?: l'écartement fut de 2n,8, lequel correspondait à une intensité égale au quart de l'intensité primitive. Il parvint ainsi à former une table donnant les écartements ou les déviations angulaires correspondantes à des charges électriques d'intensité déterminées, table qui change à la vérité d’un appareil à Pautre, mais qui est d’une nécessité indispensable quand on veut comparer les observations.

Volta a substitué aux fils métalliques deux petites pailles longues d'environ 5 centimètres et de 6 millimètres de large, suspendues à deux petits anneaux très-mobiles adaptés à la tige de l’électromètre et qui sont contiguës dans Pétat de repos. Ces petites pailles, quand elles sont sèches, sont beaucoup plus légères que les fils de métal armés de petites balles de sureau , et offrent en outre, à égalité de poids, beaucoup plus de surface : avantage précieux dans les expériences de ce genre,

Volta a constaté que lorsque l’appareil est sensible où médiocrement sensible, sa marche est régulière jusqu’à 20° d’écartement , c’est-à-dire que les angles d’écart sont proportionnels aux intensités électriques. Il a remarqué en outre que; si les pailles sont également longues, une différence sensible dans leur grosseur occasionne à peine quelque différence dans les déviations ; que dès l'instant qu’elles ont moins de 27 millimètres de long , la marche de l'instrument n’est plus aussi régulière.

Volta a aussi conseillé de placer à l'extrémité de la pointe de la

tige métallique qui surmonte l’appareil un corps énflammé destiné à établir un courant d’air apportant l'électricité des couches d'air environnantes. Il à obtenu par ce moyen des résultats qui étaient souvent doubles de ceux qu'accusait l’appareil sans la présence d’un corps en ignition. Ce qu’il a trouvé de rnieux à cet effet est une espèce d’allumette formée d’une mèche de coton soufrée ct placée dans l'intérieur d’une spirale en fil de fer ajustée à la pointe du conducteur.

Les appareils de de Saussure ou de Volta se placent dans une

boite de bois ou dans des étuis métalliques, pour les transporter facilement.

Fig. 13.

Quand il s’agit d'observet des quantités d’électricité excessivement faibles, on emploie l’électroscope à feuilles d’or, avec deux armatures D,E, faisant fonctions de condensateurs, et déjà décrit page 20. On lui donne des dimensions diverses, et on termine la partie supérieure soit par une sphère plus ont moins grosse , Soit par un conducteur terminé lui-même en pointe 6u en boule. On le gradue également comme le précédent. Cet appareil est d’une grande sensibilité.

Fig. 108. Peltier, en perfectionnant l’électroas mètre de Rousseau, modifiant la dis- Mc position représentée fig. 16, page 93, et y ajoutant divers accessoires , l'a rendu portatif et capable de donner des résultats exacts et toujours comparables. Get appareil se compose des parties suivantes :

Une tige de cuivre AB, terminée à sa partie supérieure par une boule creuse de même métal C de 1 décimètre de diamètre, et à sa partie inférieure par une boule beaucoup plus petite B, est fixée, par l'intermédiaire de cette dernière, à une tige de cuivre qui descend dans une cage de verre dont elle est isolée au moyen d’un tampon - de gomme laque; cette tige se bi- — furque en formant une espèce d’an-

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