JANVIER DÉCEMBRE
Ciel convert... | 268°1220°|129°} 17° Ciel serein. ... [1133 |493 [261 | 149 MES
Les résultats consignés dans ces deux tableaux conduisent aux conséquences suivantes :
4° L’électricité atmosphérique atteint son maximum en janvier ; décroit progressivement jusqu'en juin, où a lieu le minimum d'intensité; puis elle augmente successivement jusqu’à la fin de l'année.
2% Le maximum et le minimum sont représentés par les nombres 605 et 47, dont le rapport est celui de 43 : 1, c’est-à-dire que l’électricité, en janvier, est treize fois plus forte qu’en juin. Dans les mois de mars et de novembre, les intensités électriques sont égales à la moyenne de l’année.
3° Les maxima et minima absolus de chaque mois suivent une marche semblable à celles des moyennes mensuelles.
En ce qui concerne l'influence exercée par l'état du ciel, on arrive aux conclusions suivantes :
1° Quel que soit l’état du ciel, l'électricité de l'air présente un maximum en janvier, et un minimum vers le solstice d'été.
2% La différence entre le maximum et le minimum est beaucoup plus sensible par les temps sereins que par les temps couverts. Ces différences sont dans le rapport de 7 : 35.
ÉLECTIWICITÉ ATMOSPHÉRIQUE. 399
3° Dans le cours de l’année, l’électricité est plus forte quand le ciel est serein que lorsqu'il est couvert, excepté vers les mois de juin et de juillet, à l’époque où l'électricité atteint son minimum, A partir de cette époque, la différence augmente d’autant plus qu'on approche davantage de janvier; le rapport est alors de 4 : 4, Cette forte intensité en hiver, pendant un temps serein, est trèsremarquable,
M. Quetelet, en comparant ensemble les observations faites dans des temps de brouillard, de neige et de pluie , a trouvé les résultats suivants :
Pendant les brouillards, Pintensité électrique a sensiblement la même valeur que dans les temps de neige ; elle est très-élevée, et correspond aux maxima moyens observés pour les premiers et les derniers mois de l’année. Elle ne parait pas être influencée par les saisons.
Dans les temps de pluie tranquille, les valeurs observées diffèrent des valeurs ordinaires observées pendant le cours de l’année, Dans quelques cas, on a trouvé une forte tension d'électricité positive ou négative à approche de la pluie ou après sa chute.
Dans les quatre années d’obserVations mentionnées plus haut, Pélectricité n’a été trouvée négative que vingt-trois fois à l'heure où l’on observait, et encore une fois seulement dans les mois d'octobre , novembre , décembre et janvier; cet état électrique précédait ou suivait en général des pluies ou des orages. Voici la distribution des vingt-trois électricités négatives : six fois pendant la pluié ; neuf fois avant la pluie; cinq fois après la pluie ; deux fois pendant des pluies qui tombaient à distances éloignées , une fois sans cause apparente.
Pour se rendre compte de Pinfluence locale sur les variations
mensuelles, nous rapporterons encore, en les mettant en régard,
les observations faites à Kew par M. Ronalds, de 1845 à 1847, celles faites à Munich par M. Lamont, et les résultats généraux de Bruxelles de 14845 à 14851. Les observations de Munich , Bruxelles et Kew, faites toutes à midi, ont été rendues comparables par M. Quetetet en prenant pour unité la moyenne mensuelle; les résultats auxquels elles ont conduit se trouvent dans les six premières colonnes (”).
(*) Mémoires de l'Académie royale de Bruxelles, t. XIX, p. 34: