‹ Traité d'électricité et de magnétisme, t.3Chapitre 24 sur 73 · SE É · texte numérisé non relu

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« n’a aucune raison déterminante pour préférer lun ou l’autre des « résultats obtenus, le moyen le plus simple à employer sera de «s’en tenir au chiffre moyen résultant de tous deux. Ce terme «moyen est de 2 36”,5 pour la première année, et de 455,9 pour «la deuxième. L'on serait presque tenté d'admettre ces résultats « comme une preuve que la diminution de la déclinaison s’accélère «de plus en plus; pourtant ce serait donner un mauvais principe «à une chose très-simple et très-naturelle en elle-même ; car il a « été reconnu que la déclinaison magnétique, qui, pendant le siè- «cle dernier, a constamment été en augmentant dans toutes les «parties de l’Europe, a atteint son maximum vers les premières « années du siècle actuel et qu'aujourd'hui elle a commencé à ré- « trograder. D’après la nature même des choses, ce retour du mou- « vement progressif au mouvement rétrograde a dû donner lieu à un « décroissement peu sensible d’abord, mais allant de plus en plus en «augmentant. Faute d'observations antérieures, il n’est guère pos- « sible d'indiquer exactement pour Gœttingue Pépoque à laquelle «ce passage d’un mouvement progressif à un mouvement rétro- «grade a eu lieu. Toutefois, à en juger par les observations faites «en d’autres lieux et qui nous ont été communiquées, cette époque « serait beaucoup plus reculée que celle qui résulte des deux chif- « fres précités, si on les considérait comme résultat net d’un mou- «vement lent, tel que le mouvement séculaire. En outre, toutes «les expériences faites sont là pour démontrer qu’une variation «régulière égale à 2’ 19”,4 est absolument inadmissible pour une «seule année,

« Nous considérons donc aussi cette différence comme étant en « grande partie fortuite, et nous devons donc, pour aujourd’hui du « moins, et jusqu'à ce que de nouvelles expériences nous aient « appris quelque chose de mieux, considérer le chiffre moyen 3°46”,2 «comme étant celui de la diminution de la déclinaison annuelle «pour 1834 à 1837. »

On a vu que les différences observées entre les déclinaisons du matin et celles de l’après-midi paraissaient soumises à l'influence de la variation des saisons. Il s’agit de savoir maintenant si une d’elles seule, ou bien si toutes deux sont ensemble et en même temps soumises à l'influence que peuvent exercer les changements des saisons, et quelles peuvent en être les lois. Pour découvrir ces lois, il faudra probablement une série d’années bien plus grande que celle qui sera nécessaire pour déterminer simplement les dif-

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