Remarque sur la méthode de M. Limb. — La
méthode suivie par M. Limb exige, comme on Ta vu, que Ton connaisse rigoureusement la valeur du moment magnétique du faisceau aimanté tournant. Cette détermination a été faite par la méthode de Gauss modifiée eu plusieurs points, et des mesures nombreuses faites à différentes époques ont montré, comme nous l'avons dit plusieurs fois, que le moment magnétique d'un faisceau aimanté éprouve des variations presque continuelles qui ne sauraient être négligées lorsqu'il s'agit de mesures absolues servant elles-mêmes à établir la valeur de la /. e. m. des étalons secondaires. Or, la durée d'une mesure complète du moment magnétique, est de deux à trois heures (Thèse de M. Limb, p. 61),
Il nous semble qu'il serait facile de modifier avantageusement la méthode de M. Limb en employant un électro-aimant au lieu d un faisceau aimanté. Cette substitution présenterait des avantages que nous avons déjà exposés dans une note relative à Temploi des électro-aimants dans les expériences faites suivant la méthode de Gauss (Tome I, p. 758).
Dans le sujet qui nous occupe actuellement, en remplaçant le faisceau aimanté par un électro-aimant, on obtiendrait facilement un moment magnétique au moins dix fois aussi considérable et absolument invariable. L'intensité d'aimantation du faisceau de M. Limb n'atteignait en effet que la valeur de 42,2 unités, tandis que celle d'un barreau de fer doux entouré d'un solénoïde tournant avec lui, dépasserait très facilement 500 unités.
En outre, nous pensons qu'il y aurait avantage à supprimer totalement la mesure du moment magnétique de l'aimant et à la rem-