CHAPITRE ONZIÈME
très facile de faire varier la charge du condensateur jusqu'à ce que ces deux impulsions contraires se détruisent complètement. En recommençant l'expérience après avoir substitué à la bobine B une autre bobine B', à laquelle on veut la comparer, on trouve immédiatement (à la condition que les branches AD, AD' conservent les mêmes résistances respectives, bobines comprises, dans les deux expériences) les rapports des coefficients de self-induction, au moyen de Téquation
il = z.
L ■" V ' V et V étant les valeurs successives de la différence de potentiel des armatures du condensateur, dans les deux expériences. La mesure
du rapport -j- est donc ramenée à celle du rapport de deux différences de potentiel. Si on préférait maintenir constante la d, d, p, des armatures du condensateur, il faudrait pouvoir faire varier la capacité de celui-ci, et Téquation deviendrait
il = A
On devrait alors avoir un condensateur à capacité variable gradué expérimentalement.
Enfin, il est évident qu'il serait tpès facile d'appliquer à ce procédé, le principe de la méthode de répétition.
Si on avait des raisons quelconques pour ne pas employer le condensateur, on pourrait appliquer le principe général que nous venons de faire connaître en se servant d'une bobine d'induction. Voici comment devrait se faire l'opération : (a) on ferme le circuit du pont et on produit sur l'aiguille du galvanomètre l'impulsion qu'il faut détruire ; [b) on coupe le circuit du galvanomètre en D et en D' et on le met en communication avec le fil secondaire d'une bobine à deux circuits dont le fil primaire est déjà parcouru par un courant arrivé à l'état permanent ; {c) on rompt ce courant permanent ; l'aiguille du galvanomètre reçoit alors du courant induit, une impulsion inverse de la première ; [d) on rompt la communication du galvanomètre avec la bobine induite et on rétablit la communi-
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cation avec D et D'. Toutes ces opérations devant être effectuées dans un temps aussi court que le permet la durée de l'état variable, exigent l'emploi d'un commutateur très rapide qui, si on se borne à un seul cycle d'opérations, pourra se réduire à une simple pièce mobile à l'aide d'un ressort.
L'équilibre apparent du galvanomètre s'obtiendra facilement en faisant varier l'intensité du courant qui traverse le fil primaire de la bobine d'induction, qui ne fait pas partie du circuit du pont, ou même en faisant varier l'intensité du courant qui traverse le pont et par conséquent celle du courant qui traverse la bobine B en expérience.
Si on veut appliquer la répétition, on emploiera un commutateur tournant dont la description nous parait inutile^ étant donnés les détails dans lesquels nous venons d'entrer.