‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 248 sur 270 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

et ei

On voit que la valeur de Tintégrale cherchée est égale à la somme de deux termes dont Tun est proportionnel au nombre de tours du disque, tandis que l'autre est proportionnel au temps pendant lequel le disque est en mouvement. Mais nous le répétons, tout cela n'est exact qu'à la condition que le rapport

soit très grand, même pour les valeurs maxima de I. On satisfait à cette condition en donnant k Ct etk R, une valeur aussi grande que possible. La valeur de Cj, c'est-à-dire du couple résistant produit par l'action des aimants lorsque «> = 1 , est proportionnelle au carré du flux de force qui traverse le disque et au carré de son diamètre, pourvu que le nombre des aimants alternés répartis sur sa circonférence, soit lui-ioième proportionnel au diamètre. On doit donc, si l'on veut que notre dernière équation se rapproche le plus possible de l'exactitude absolue^ employer des aimants aussi énergiques que possible et un disque d'un grand diamètre. Le mieux serait de remplacer les aimants permanents par des électro-aimants, à condition, toutefois, que leur flux magnétique restât invariable, condition plus facile à remplir qu'on ne le croit généralement.

786. — Graduation de l'appareU. — On peut graduer l'appareil de la façon suivante, lorsqu^on dispose d^une source d'électricité dont les facteurs V et I ont des valeurs qui ne s'éloignent pas beaucoup de celles qu'elles ont dans les applications usuelles. On donne à ces deux facteurs, des valeurs Vi, Ii, qui doivent rester constantes pendant la durée d'une môme expérience et on laisse tourner le disque pendant un certain temps T mesuré à l'aide d'un chronomètre à secondes puis on note le nombre Ni de tours indiqué par le compteur ; on recommence ensuite l'expérience, mais en changeant les valeurs de V et de I qui deviennent Y% et U et on laisse tourner le disque pendant le même temps T. La première expérience donne l'équation

0 Cl ei

512 ÉLEGTROMÂTR»

La seconde expérience donne

En retranchant ces deux équations Tune de l'autre, il vient

(VJt— ViIi)T = — ^ (N, — NO,

d'où

tizCiR (VA— VJi)!

Cl "■ N, — Ni

La valeur du coefficient de N dans Téquation générale, étant ainsi déterminée, on fait deux nouvelles expériences dans lesquelles on mesure les temps T^, Ts, nécessaires à Taccomplissement d'un môme nombre de tours par le disque, en se servant, si on le veut, des mêmes valeurs Vi, Ij, Vj, I2, de V et de I, que dans les deux premières expériences. On trouve ainsi, en procédant comme nous venons de l'indiquer et en désignant par Ti et Tî les nombres de secondes nécessaires pour que le disque accomplisse le même nombre de tours N, dans les deux expériences

Rf ^ VA-Vili Ci T,— Ti *

On pourrait aussi déterminer la valeur du coefficient — ^ en

mesurant l'intensité Tî du courant nécessaire pour maintenir le disque en mouvement lorsque les aimants sont enlevés ou lorsque la vitesse est très petite, de façon que l'on puisse considérer comme nul le couple antagoniste dû aux aimants; la seule résistance à vaincre, est alors celle qui est due au frottement / et on a, en désignant par Va la d. d. p. constante maintenue aux extrémités du circuit dérivé,

VWf = V'I',T= +^T, 0 ei

d'où

= Vin.

ei

Cette dernière valeur de —^ n'est, bien entendu, pas rigoureuse-

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