CHAPITRE TROISIÈME
aux pôles S, S', on obtient ainsi un galvanomètre àquatre bobines, absolument indifférent à l'action des champs magnétiques extérieurs tels que celui de la Terre. L'axe de rotation A A' peut d'ailleurs être constitué par un double fil de suspension et de torsion comme dans les galvanomètres à circuit mobile décrits plus haut, ou bien monté sur pivots. Dans ce dernier cas, son poids peut être équilibré d'une façon très élégante par des actions purement magnétiques sans y ajouter aucun organe nouveau. Il suffit pour cela de supprimer le barreau supérieur NN' et de couper le noyau F un peu plus bas que le plan de la face supérieure de la bobine BB, de façon que ce noyau soit de bas en haut, attiré par ladite bobine, et produise ainsi une force, de sens contraire à la pesanteur, que l'on peut d'ailleurs graduer en soulevant plus ou moins la bobine.
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Fig. 362.
On peut aussi, si l'on veut conserver les quatre bobines 66', bb\ réa^ User la suspension magnétique de l'équipage mobile au moyen d'un noyau de fer DD' (fig. 362) situé sur le prolongement du noyau mobile et terminé par une pointe D' qui entre dans un petit trou en rubis pratiqué à la partie supérieure du noyau mobile.
620 — Dispositions daimants temporaires mobiles aimantés par des aimants permanents. — Au lieu d'aimanter le noyau mobile au moyen d'un solénoïde, on peut se servir d'aimants permanents régulièrement disposés autour de lui, l'enveloppant entièrement, dont les pôles de môme nom sont appliqués contre une couronne de fer doux concentrique au noyau mobile et créant, autour
ÉLEGTROUÉTRIB
des extrémités de celui-ci, des champs magnétiques circulaires, parfaitement uniformes, dont elles occupent le centre.
La figure 363 montre cette disposition d'une façon suffisamment claire pour que nous considérions comme inutile d'en donner la description. Nous avons supposé d'ailleurs que, pour tirer un nieil-
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Fig. 363.
Fig. 364.
leur parti de Tétendue des champs magnétiques ainsi engendrés^ on faisait agir quatre bobines à chacune des extrémités polaires du noyau, munies pour cela, de quatre bras chacune.
Remarquons enfin que Ton pourrait, pour créer le champ magnétique, se servir d'un tube d'acier aimanté (fig. 364) à parois épaisses.
621. — Galvanomètre dit « à arêtes de poisson ». — Les dispositifs que nous venons de décrire, sont surtout destinés à la mesure des courants très faibles ; c'est pour ce motif qu'ils ont été combinés de manière que la force directrice exercée sur l'équipage mobile par la bobine magnétisante (ou par les aimants qui la remplacent) soît^ sinon nulle, du moins extrêmement petite.