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EFFORTS MÉCANIQUES DÉVELOPPÉS PAR LACTION MUTUELLE DE DEUX SOLÉNOIDES

On sait combien sont faibles les actions mécaniques mutuelles de deux circuits voisins parcourus par le même courant. On peut cependant, en leur donnant la forme de solénoïdes de grand diamètre et de faible épaisseur, obtenir des effets mécaniques d'une remarquable intensité.

Nous allons décrire quelques expériences que nous avons faites à cet égard et qui présentent un certain intérêt parce qu'elles permettent de prévoir, h coup sûr, quels efforts on pourrait obtenir avec des solénoïdes géométriquement semblables à ceux que nous avons expérimentés, puisque nous avons démontré que ces efforts sont proportionnels à la quatrième puissance du rapport de similitude, la densité du courant étant, bien entendu, la même (théorème des similitudes).

Disposition des expériences. — Les solénoïdes à expérimenter A et A' (fîg. 294) étaient placés très près Tun de Tautre, mais non en contact. Le solénoïde supérieur A élaitfixéà une table percée d'une ouverture circulaire, le solénoïde inférieur A' était suspendu à un peson à ressort capable de mesurer des efforts s'élevant jusqu'à 100 kilogrammes. Le courant était lancé en sens contraire dans les deux solénoïdes, de sorte que les efforts développés étaient répulsifs.

Les résultats obtenus avec ce dispositif furent peu réguliers à

cause de rimperfection du mode de suspension du solénoïde inférieur ; c'est pourquoi on le remplaça par le dispositif représenté sur

Fig. 294.

la figure 295 et dans lequel le solénoïde inférieur est placé sur le plateau d'une balance à ressort dont la tige est guidée en ligne droite.

Les efforts développés avaient pour conséquence une flexion du ressort du peson et par conséquent un déplacement du plateau qui entraînait une variation de la distance des deux solénoïdes. C'était là un inconvénient auquel on aurait pu remédier au moyen d'un

Fig. 295.

dispositif permettant de relever la balance à mesure que le plateau s'abaissait. Mais ces expériences n'ayant pour Ijut que de déterminer l'ordre de grandeur des efforts que l'on pouvait développer, cette précaution ne fut pas prise.

On trouva que les efforts développés étaient sensiblement proportionnels au carré .de l'intensité ' du courant ; la propoirtionnalilé

rigoureuse n'eût été possible que si les deux solénoïdes avaient toujours été ramenés à la même distance.

L'effort le plus considérable que Ton ait constaté atteignait 93 kilogrammes ; l'intensité du courant dépassait 26 ampères.

Le résultat le plus intéressant de ces expériences, c'est que pour développer un effort de 1 kilogramme avec des bobines de miêmes dimensions que celles représentées sur la figure, il faut dépenser dans le fil, une quantité d'énergie transformée en chaleur égale à 50 watts environ.

DBPREZ, ÉLECTR. INDCSJB. —T. I, FASC. 2 28

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