W = — - = RP
Si le circuit fermé contient une /. e. m, positive E^^, c'est-à-dire dans le sens du courant et une /. e. m. négative E, < E,,, le courant aura pour expression
x Eo-Ei R
Le travail moteur positif sera égal à EqI.
Le travail résistant se composera de deux termes: 1** le travail négatif dû à la /. e, m. — E, et qui est égal à — EJ ; 2** le travail négatif dû au développement de chaleur dans le circuit, nous avons vu qu'il est égal à — RP. La somme algébrique de tous ces travaux devant être nulle ou, ce qui revient au môme, le travail moteur devant être égal en valeur absolue à la somme des travaux résistants, on a
Eol = E,I -+- RP.
Nous savons, d'après les expériences de Joule, que le terme RP représente le travail converti en chaleur pendant Tunité de temps dans le circuit de résistance R. Il faut maintenant expliquer la signification mécanique ou physique du terme EJ. Si le courant électrique ne produisait pas d'autre phénomène que réchaufl'ement des conducteurs qu'il traverse, nous ne pourrions pas discerner dans un circuit les effets d'une/, e. m. inverse de ceux d'une résistance, ou du moins il n'y aurait en général que peu d'intérêt à le faire, le seul effet qui en résulterait étant une répartition des quantités de chaleur développée autre que celle que l'on conclurait de la loi
d*Ohni ^*). Mais il n'en est pas ainsi, le courant électrique étant capable de donner lieu à des manifestations très variées de Ténergie qu'il contient.
Nous verrons en effet qu'il peut produire du travail mécanique, des actions chimiques qui peuvent se traduire en travail, puisqu'elles ont pour effet de séparer deux corps dont la combinaison produit de la chaleur, des actions magnétiques qui peuvent aussi s'exprimer on travail mécanique, etc..
En vertu du principe de la conservation de Ténergie, la somme (les travaux de toute nature développés dans le circuit pendant l'unité de temps, doit être égale au travail initial E^I développé par la source d'électrité qui produit le courant. Donc, si nous désignons par Ç la somme dotons les travaux autres que RP, qui représente le travail transformé on chaleur, nous aurons l'égalité
EoI = RP4-t;, qui, rapprochée de la précédente, donne
E,l -h RI' = C -+- RIS
d'où
et K,= f.
Cette derniîîre équation nous montre que lorsqu'un travail de nature quelconque se produit dans un circuit, il donne naissance à une/, e. m. dont la valeur s'obtient en divisant ce travail rapporté à Tunité do temps par Tintensité du courant qui le produit.
326. — Travail calorifique fictif produit dans une résistance apparente. — Supposons que dans une portion du circuit se trouve intercalée une /. e, m, négative Ei. Si nous désignons la d, d. p. dos extrémités do cotte portion par (Vo — V|) et sa résistance par R, nous aurons
(') Tel serait par exemple le cas (Vun cylindre «le cuivre capable de tourner dans un champ mapn(''tifiue pendant cju'il serait traversé par un courant empmntù h une source quelconque.