CHAPITRE QUATRIÈME
L'amortissement des oscillatians est obtenu par l'aimantation des plateaux fixes qui font naître dans Taiguille d'aluminium des courants induits lorsqu'elle oscille ; c'est un procédé identique au fond à celui que nous avons décrit au numéro 170.
Voici un tableau emprunté à un mémoire des auteurs de cet électromètre. La première colonne indique le nombre d'unités de différence de potentiel existant entre les deux moitiés du cercle mobile et entre les deux moitiés du cercle fixe, l'instrument étant employé suivant la méthode idiostatique. On avait donc Vi — Vs = Vi — V^.
La seconde colonne donne la déviation 6 obtenue dans ces conditions et qui doit être proportionnelle au carré de (Vi — V,). ô est exprimé en secondes d'arc.
La troisième colonne contient la valeur du rapport de la déviation au carré du nombre proportionnel à (V, — Vs). Si l'instrument était parfait ce rapport devrait être. constant. L'unité de différence de potentiel adoptée dans ce tableau est celle qui existe à circuit ouvert entre les deux pôles d'une pile étalon de Gouy (l^'^^'^SS).
On voit que la proportionnalité entre la déviation et le carré de la différence de potentiel subit une variation presque brusque à partir de 21 785 secondes d'arc. Il n'est donc pas prudent de dépasser une déviation de 6 degrés.
177. — Electrocuètre à quadrants cylindriques de M. Carpeniier. — Les quatre quadrants au lieu d'être plans et d'être des secteurs circulaires, ont une forme cylindrique et forment les quatre quarts de la surface latérale d'un cylindre (fig. 91).
L'aiguille affecte aussi une forme cylindrique, elle a la forme (i*une sorte de cadre (fig. 92) dont les côtés horizontaux sont plans tandis que les côtés verticaux sont des portions de la surface latérale d'un cylindre occupant un espace angulaire voisin de 90". L'aiguille est suspendue en par un fil métallique très fin dont la torsion sert à équilibrer le couple dû aux actions électriques. Le principe et la
Fip. î)l
Fig. 92
théorie de cet instrument sont donc exactement les mêmes que ceux de l^électromètre à quadrants de Thomson, mais il présente une particularité intéressante qui consiste dans le moyen employé pour obtenir un amortissement très énergique des oscillations de Tappareil. Pour atteindre ce but M. Carpentier n'a eu qu'à reproduire la disposition bien connue du galvanomètre Deprez-d'Arsonval. L'aiguille en aluminium constitue un circuit métallique entièrement fermé qui oscille dans un champ magnétique puissant constitué par un aimant en fer à cheval NS entre les pôles duquel se trouve un tube de fer TT intérieur à l'aiguille. Cette disposition, que nous avons adoptée dans le galvanomètre Deprez-d'Arsonval au lieu de Taré te de fer primitivement proposée par M. d'Arsonval, renforce beaucoup plus le champ magnétique.