Electroxnètre industriel de Williani Thoxnson
Le premier de ces appareils est un grand électromètre idiostatique à quadrants (fig. 94) à axe horizontal dans lequel on a supprimé deux des quadrants sur quatre ; la force antagoniste est produite par un petit poids suspendu à la partie inférieure de l'aiguille. Si on désigne par Tangle de l'aiguille avec la position qu'elle prend lorsque l'aiguille et les quadrants sont au même potentiel, le couple produit par les actions électriques a pour valeur une fonction de que nous n'avons pas besoin de connaître puisque l'appareil est gradué par comparaison ; nous savons seulement que ce couple est proportionnel au carré de la différence de potentiel V, qui existe entre les quadrants communiquant tous deux avec un des pôles d'une source d'électricité d'une part, et l'aiguille mobile qui communique avec l'autre pôle d'autre part.
Nous pouvons donc écrire, en désignant par M le couple (exprimé en dynes x centimètres) dû aux actions électriques exercées entre l'aiguille et les quadrants, par p le poids antagoniste ; par / son bras de levier ; par Jti la valeur du couple dû aux actions électriques lorsque V = 1 ,
Àh = jW„/-(e)v^ ;
d'autre part le moment du poids p est ;?/sin^; donc la position d'équilibre est donnée par l'équation
pi sin = JV(0)V«
r - Tr« p' sin 6 d ou V* = -î- •
JUbitZ-e)
Cette équation nous montre que V* est proportionnel à ^y. Il suffit donc de remplacer le poids p par un autre p\ pour que les degrés de
la graduation représentent de nouvelles valeurs de potentiel qui sont aux anciennes dans le rapport de sj'p à yjp. L'instrument a donc une sensibilité arbitraire.
Fig. 94. — Elecîromèlre industriel de W. Tbomsoo.
L'emploi des électromètres industriels destinés à la mesure des hauts potentiels exige certaines précautions sans lesquelles il pourrait se produire des accidents dont le moindre serait la mise hors de serv'ice des appareils. Ils doivent être parfaitement isolés de la terre et n'être mis en communication avec la source d'électricité que par l'intermédiaire de corps très médiocrement conducteurs. S'il en était autrement une étincelle pourrait jaillir entre l'aiguille et les quadrants et réchauffement de l'air qui en résulterait pourrait frayer la route à un arc voltaïque qui brûlerait l'appareil et amènerait des désordres dans la machine génératrice d'électricité. Cet accident est arrivé sous nos yeux dans des expériences où nous avions atteint