GÉNÉRALITÉS. - DÉFINITIONS
248. — Nous avons vu, en étudiant rélectricité, que lorsqu'un corps conducteur est placé dans le voisinage de corps électrisés, c'est-à-dire dans un champ électrique, il s'électrise à son tour par influence ou, comme on dit dans le laiQgage moderne, par induction; Tune de ses extrémités est électrisée positivement, tandis que l'autre s'électrise négativement sans que la charge totale d'électricité qu'il contenait, avant d'être placé dans le champ, soit altérée. Nous avons montré que ce phénomène est une conséquence naturelle des actions mécaniques exercées à distance par l'électricité, et que l'assimilation de l'électricité à un fluide composé de molécules électrisées d'avance, conduisait à des résultats identiques à ceux qui sopt produits par l'induction électro-statique.
Las lois élémentaires des attractions et répulsions magnétiques étant identiques à celles de l'électricité, il est naturel de penser que les corps magnétiques jouissent aussi de la propriété de devenir des aimants lorsqu'ils sont placés dans un champ magnétique et l'expérience confirme complètement ces prévisions. Les phénomènes sont toutefois beaucoup plus complexes que ceux que présentent les corps conducteurs de l'électricité, et sont bien plutôt comparables à ceux que l'on observe dans les corps diélectriques plongés dans un champ électrique.
249. — Susceptibilité magnétique. — Soit AB (fig. 132) un barreau de fer doux placé dans un champ magnétique, parallèlement aux lignes de force ; Texpérience prouve que ce barreau devient un aimant dont la puissance ou, pour parler plus clairement, le moment magnétique, est d'autant plus grande que le champ est lui-même plus intense. Mais l'aimantation ainsi communiquée au barreau n'existe, lorsqu'il est en fer doux, que pendant qu'il est placé dans le champ ; elle s'évanouit jare^yw^ complètement lorsqu'on l'en retire ou lorsqu'on le place perpendiculairement aux lignes de force, pour reparaître, mais en sens contraire, c'est-à-dire avec inversion des pôles, si on fait décrire au barreau un angle plus grand qu'un angle droit. Dans tout ce qui suit nous supposerons que le barreau est placé parallèlement aux lignes de force.
Fig. 132
Le rapport de Vintensité d'aimantation du barreau (voir ce mot 213) D, à Tintensité 3é du champ dans lequel il est placé, a reçu le nom de susceptibilité magnétique. Si par exemple un barreau placé dans un champ de 10 unités, présente une intensité d'aimantation de 300 unités, on dira'que la susceptibilité magnétique est égale à
On désigne généralement ce rapport par la lettre x. On a donc par définition
Ce rapport est un nombre abstrait qui ne dépend pas de la grandeur des unités fondamentales choisies pour exprimer 3 et 3f6. En effet, l'intensité d'aimantation étant le quotient du moment