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370 ÉLBCTRieiTÉ DYNAMIQUE.

asiatique j ou indifférent à Taction dé la terre. L'extrémité nntérieure de la traverse T porte un miroir M qui Ilift corps avec le système des deux aimants, et tourne en même temps que lui. A l'aide de ce miroir, d'une luneMi et d'une échelle placées à distance, on peut observer ki mouvements du système, et déterminer, à chaque instant, la position de son axe horizontal par rapport au {dn vertical passant parles axes des deux hélices. Un écroal, mobile le long d'une vis, sert à contre-balancer le poids dl miroir M , et à maintenir les axes des deux aimants àtm un même plan horizontal.

Le rectangle dd de la Figure /!i03 est le contour d'ia I amortisseur de cuivre qui, grâce aux courants indttill développés pendant les mouvements des barreaux rimantes, amène bientôt le système asiatique à l'état de i*epos, et abrège la durée des observations.

Le courant de l'électromoteur est transmis aux hélices au moyen des fils F, F '; un commutateur permet de renverser le sens du courant. Les hélices sont d'ailleurs disposées de manière que le courant les traverse dans des sens opposés. Dès lors, si les cylindres ec, op, sont susceptibles de se polariser sous l'influence du courant des hélices, les extrémités supérieures des deux cylindres représentent des pôles de noms contraires; il en est dl môme pour leurs extrémités inférieures.

En mettant la roue V en mouvement, on peut (Fig. M5) donner successivement aux cylindres te, op^ la position i, la position 2 et la position 3. — Dans la position 2, hi pôles des aimants sont en face du milieu de la hauteur ' des deux cylindres. — Dans la position 1 , les pôles «',♦,

ACTION DU IIAGNÉTISME SUE Là MATIÈRE PONDÉRABLE. .'(71

correspondent à Textrémité inférieure du cylindre te, et les pôles û, ft', à l'extrémité supérieure du cylindre op. — Dans la position 3, les pôles a', 6, correspondent à Textré* mité supérieure du cylindre îc, et les pôles a,b', à l'extrémité inférieure du cylindre op.

Plaçons le système asiatique dans une position telle que le plan horizontal passant par les axes des deux aimants corresponde au milieu de la hauteur dos doux hélices HE, H'E', et ({ue chacune de ces hélices soit à égale distance desextrémitéscorrespondantes des ban'eaux ; puis fermons le courant, et supposons que les cylindres ic, op, soient de nature à être polarisés. — Si ces cylindres occupent la position 2, les pôles des aimants sont en face des points neutres des deux hélices HE, li'K', ot do» deux cylindres polarisés te, op\ par conséquent lu système n'est pas influencé et conserve^ invariablement sa position primitive. — Si les cylindres sont ramcuts à la position 1 ou à la position 3, Faction des hélices sur les aimants continue bien à être nuUe, mais le système Ubtalique, soumis à l'influence des pôles de noms contrai rrs des cylindres ic, o/), tourne autour de son point de suspension (1).

l' Employons d'abord un corps paramngnétiqite pour former les cylindres ic, op^ et supposons que le courant

[I) Dans la pratique, les hdlices agissont toujours un peu sur le lystème asiatique, mais il est possible de disposer une portion du circuit ext<^rieur de manière ù annuler cette ac/ton rémluc. Pnr le fait, le système asiatique peut donc toujours ôlrc placé dans nue position telle qu'il soit complètement mi& à Tuhri de l'aclion directrice des hélices, et ne soit influencé que par les rjliu" dnic it*. on.

572 ÉLBCTRICITÉ DYNAMIQUE.

de chaque hélice marche dans le sens des flèches d coupe du système asiatique (Fig. /i05). L'extrémité ii rieure c du cylindre ic et l'extrémité supérieure o

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Fig. 40«.

cylindre op représentent chacune un pôle boréal, tan (jiie rextrémité supérieure i du cylindre ic et rextréra

ACnON DU MAGNÉnSliE SUR LÀ VÀTIÈRB PONDÉRABLE. 573

înfièrieure/) du cylindre op représentent chacune un pôle matrai.

Faisons passer les cylindres de la position 2 à la position 1. Le pôle boréal c se place entre a' et é, et le pôle hréal o entre a et 6' ; par conséquent b et b' sont repoussés, tandis que a et a' sont attirés. L'expérience montre, ea effet, que le système asiatique tourne dans le sens des Hèclies /, f.

Faisons passer les cylindres de la position 2 à la position 3. Le pôle austral i se place entre a' et 6, et le pôle austral p entre a et 6' ; par conséquent a et a' sont repoussés, tandis que b et b' sont attirés. L'expérience iDontre, en effet, que le système asiatique tourne dans le sens des flèches f, f.

Si Ton renverse le sens du courant dans les hélices, les pôles magnétiques changent de place dans chacun des cylindres le, op, et les mouvements du système astatiquo sont inverses de ceux que nous avons déci'its, quand les cylindres passent successivement de la position 2 à la position 1, et de la position 2 à la position 3.

2* Employons maintenant une substance diamognétique pour faire les cylindres te, op, et supposons que le courant dans chaque hélice marche dans le sens des flèches de la coupe du système astatique (Fig. 405).

Au moment où les cylindres passent de la position 2 à la position \ , le système astatique se meut dans le sens des flèches /', /'; par conséquent l'extrémité inférieure c du cylindre ic et l'extrémité supérieure o du cylindre op représentent chacune un pôle austral.

Au moment où les cylindres passent do la position 2 à

37^ ÉLBCTEICITÉ DYNAMIQUE.

la position 3, le système astatique se meut dans 1 (les flèches /", f\ par conséquent Textrémité super du cylindre te et l'extrémité inférieure p du cylii représentent chacune un pôle boréal.

D'ailleurs, quand on renverse le sens du ooun hélices, les mouvements du système astatique ft verses de ceux que nous avons décrits.

Il résulte évidemment de ces expériences que :

Sous rinfluence d'un courant voltaïque induct€ substances diamagnéiiques se polarisent comme le stances par amagné tiques; mais les pôles développé les corps dhmagnétiques ont une position inverse i (juMls prennent dans les corps paramagnétiques dans les mêmes circonstances.

Les substances étudiées par M. Tyndall sont k vantes :

Corps paramdgnélirjiies.

Corps diamagneiiqaei

/Ardoise de Pen-

/ rhyn.

l Ardoise de Caer-

/Bismuth.

1 marthen.

Antimoine.

1 Ardoise perpendi-

L Verre peaai

j cuiaire au pian

1 Spath calca

Solides ( ^^ *^''^"8*'- ^^^''''^^•••\ Chlorure de fer.

Soudes <^^*"*^" ^^ bOLlDES . . . . < ^^^.^

J Sulfate de fer.

1 Phosphore.

1 Carbonate de fer.

f Soufre.

r Prussiate rouge de

Ni ire.

potasse.

Cire.

\ Oxyde de fer.

> Limaille de fer.

(Sulfate de fer.

Liquides (l) . Chlorure de nickel.

( — de cobalt.

■•"»■ &£Tc

{i) Les liquides étaient placés dans des cylindres de verre

M. Tyndall a aussi opéré avec de la poudre de bismut/t enfermée dans des cylindres de verre.

Dans les expériences de M. Tyndall, Faction des cylindres diamagnéiiques sur le système asiatique n'est pas une action instantanée^ sensible seulement au moment où ces cylindres changent déposition dans les hélions. Dans chaque essai, le système asiatique prend une position d'équilibre, et la conset^e tant que les cylindres eux-mc^mes sont maintenus immobiles dans les positions 1 et 3. L'actiou ' de ces cyUndres est donc /)éfrma/iew/e ; elle est due à une cause durable, et ne saurait «Hre rapportée au développement de courants induits instantanés.

D'ailleurs, les elFt^ts produits par les corps dianwfpwtiques isolants et par la poudre de bismuth ne pernuttent pas de recourir au développement de courants induits pour expliquer les mouvements communiqués au système asiatique.

Ainsi donc en résumé :

1° Tout corps, conducteur ou isolant, solide, liquide ou gazeux, se polarise quand il est soumis à rinfluence d'un centre magnétique,

2° Pour certaines substances, le centre magnétique et Xextrémité la plus rapprochée du corps influencé représentent des pôles de noms contraires et s'attirent : tels sont le fer doux et tous les corps paramagnétiques,

3^ Pour d'autres substances, le centre magnétique et Yextrémité la plus rapprochée du corps influencé représentent des pôles de même nom et se repoussent : tels sont k bismuth et tous les corps diamagnéiiques.

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