‹ Traité d'électricité statique (volume 2)Chapitre 108 sur 201 · EXCITATEUR · texte numérisé non relu

EXCITATEUR

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L'avant-dernière colonne indique le rapport du nombre des étincelles de la bobine, pour une décharge de batterie, à la distance explosive correspondante de l'excitateur; ce rapport va en

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croissant dans toutes les séries avec la distance explosive, bien que celle-ci soil plus rapidement croissante que la différence des potentiels; il en résulte que le débit relatif à chaque étincelle de la bobine diminue d'une manière sensible, quand la différence des potentiels de la batterie augmente.

La batterie refuse de se décharger par l'excitateur, si la distance des boules atteint le ~ de la distance explosive de la bobine. Les expériences deviennent irrégulières quand on approche de cette limite, et une partie de la décharge s'effectue par le fil induit; on le reconnaît à l'auréole qui entoure de temps en temps les étincelles de la bobine.

Enfin, la dernière colonne montre que le débit d'électricité fourni par la bobine est, entre certaines limites, en raison in-

verse de la dislance explosive, caria fraction p est proportionnelle à la quantité d'électricité relative à chaque étincelle; en dehors de ces limites, qui sont ici de 10 à 24 centimètres, le débit varie suivant une loi plus rapide.

869. On peut encore déterminer l'influence de diverses autres circonstances, telles que l'intensité du courant inducteur et la rapidité des interruptions.

Le débit et la distance explosive augmentent avec l'intensité du courant inducteur, mais on ne peut pas trop accroître l'énergie de la pile, parce qu'on s'exposerait à provoquer des décharges entre les différents spires du fil induit dans l'intérieur de la bobine; l'appareil serait alors gravement endommagé. Il y a beaucoup moins d'inconvénients à forcer l'intensité du courant, si l'on offre un chemin peu résistant à l'écoulement de l'électricité induite; c'est ce qui a lieu, par exemple, quand on dispose un condensateur entre les deux extrémités du fil induit, comme nous l'indiquerons plus loin.

Avec la bobine dont il vient d'être question, on ne pouvait pas produire utilement, pour les grandes distances explosives, plus de cinq ou six étincelles par seconde. Cela tient à ce que les courants d'induction sont loin d'être instantanés, surtout à cause de l'aimantation des noyaux de fer doux qui exige toujours un certain temps pour s'établir et disparaître. Quand les interruptions sont trop rapides, les courants induits successifs se

superposent partiellement; l'aimantation du fer doux est alors incomplète , et le débit d'électricité diminue sensiblement.

Je citerai encore quelques expériences dans lesquelles, en modifiant la vitesse des interruptions et la distance explosive de la bobine, on a déterminé par tâtonnements le maximum du nombre des décharges que l'on pouvait obtenir d'une batterie à une distance donnée. On a obtenu ainsi, en rapportant les expériences à une durée d'une minute :

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