DE SEL MARIN
Mercure. . .
Etain . . .
Fer
Antimoine.
Bismuth. .
Cuivre. . .
Nickel.. .
Argent. . .
Platine. .
Or. . . .
Charbon . .
Ces résultats de Péclet ne s'accordent pas en général avec ceux qui ont été observés par M. Becquerel, et il n'y a pas lieu de s'en étonner. Dans les deux cas, en effet, la communication des plateaux de l'électroscope se faisait par l'intermédiaire d'un conducteur très-complexe, puisque le corps de l'observateur luimême faisait partie du circuit; l'humidité des mains intervenait ainsi dans le phénomène d'une manière inconnue, et l'on ne
(*) Annales de Chimie et de Physique, 3e série, t. II, p. '238.
pouvait en déduire aucune conséquence certaine relativement au contact du métal et du liquide.
898. La méthode suivante, employée par M. Buff (*), est plus correcte, mais elle ne permet encore de déterminer que le sens du phénomène.
Le plateau inférieur d'un électroscope condensateur étant en zinc, par exemple, on le recouvre d'une lame de verre vernie sur ses deux faces et on verse à la partie supérieure une certaine quantité de liquide, de manière à former une nappe largement étalée. On relie ensuite par un fil de zinc le liquide supérieur avec le plateau inférieur, puis on supprime les communications et on enlève la lame de verre : les pailles divergent et sont chargées d'électricité positive ou négative, suivant que le zinc est positif ou négatif par rapport au liquide.
Si Ton veut étudier le contact d'un autre métal M avec le même liquide, on remplace d'abord le fil de zinc par un fil de ce métal et l'on répète la même expérience ; on obtient ainsi une déviation des pailles a proportionnelle à lar somme des deux tensions du zinc par rapport au métal et du métal par rapport au liquide L.
Zn|M-+-M|L = Ka.
On substitue ensuite à la goutte de liquide une lame du métal à étudier, et la nouvelle déviation (3 donne
Zn|M = K0; on en déduit
Cette relation ne serait absolument exacte que si le liquide et le métal que l'on compare avaient des surfaces absolument égales et situées à la même distance du plateau inférieur, pour que la capacité de l'électroscope soit constante dans toutes les expériences. Si cette condition n'est pas réalisée, on peut faire des erreurs considérables sur la valeur et même sur le signe des différences de potentiel.
Voici les principaux résultats observés par M. Buff :
(*) Ann. der C hernie und Pharmacie, t. XLII, p. 5, et t. XLV, p. 157.