INTENSITE DU COURANT
OBSERVEE
CALCULEE
Le courant produit par les soudures fer et cuivre peut se déduire des résultats obtenus avec le fer et l'étain, rétain et le cuivre. On a, en effet,
Fe|&* = Fe|Src -h Sn\Cn =Fe|Sn — Cw|Sn= 31,24 — 5,50
au lieu de '27,96 qui résulte de l'observation directe.
On a, de même,
Fe|Sw = Fe|Cw -f- Cw|Sw = 31,46 FejAgf = Fe|SnH-Sn|Cw -+-Cu\Ag = ¥e\Sn — CwjSn — ky\Cu
Fe|P£ = Fe|Cw -+-Cw|P£ = 56,51
==Ftf|Sn -h Sn|Cw + Cm | Pi == 56/29.
La concordance du calcul et de l'observation est aussi satisfaisante que le permet la précision des expériences.
Comme la loi des métaux intermédiaires était déjà vérifiée par réchauffement simultané des soudures successives, il résulte de cette deuxième série d'expériences une conséquence très-importante: c'est que dans un circuit déterminé l'intensité du courant, évaluée par les procédés galvanométriques ordinaires, est proportionnelle à la somme algébrique des tensions de contact, ou à la force électromotrice qui existe dans le circuit. Nous admettrons ce résultat d'une manière générale, ce qui permettra d'évaluer les différences de potentiel de contact par les courants.
943. M. Becquerel envisageait les phénomènes autrement : il attribuait la production des courants aux conductibilités différentes des métaux, caractérisées pour chacun d'eux par un pouvoir électrique particulier, de sorte que l'intensité du courant produit par réchauffement inégal des soudures de deux métaux serait proportionnelle à la différence de leurs pouvoirs électriques. En désignant par Fe, Pt, Ag.... les pouvoirs électriques des différents métaux, on aurait donc
Fe — Ay = <2(),W) Fe — Cu = 27,96
Cu — Pt= 8,55
On pouvait déduire de ces équations le pouvoir électrique d'un métal quelconque en fonction de l'un d'eux, celui du fer, par exemple, qu'il aurait fallu connaître. Pour tourner cette difficulté, M. Becquerel remarquait que le cuivre, l'or et l'argent donnent à peu près les mêmes résultats, et que la seule autre propriété commune à ces trois métaux est l'égalité des pouvoirs émissifs pour la chaleur rayonnante. Il admit alors que les pouvoirs électriques de deux métaux sont, d'une manière générale,
proportionnels à leurs pouvoirs émissifs. Comme les pouvoirs émissifs du fer et du cuivre, en particulier, sont environ dans le rapport de 15 à 12, il en résulte
Fe
Cu
équation qui permet de déterminer les pouvoirs électriques des différents métaux. On obtient ainsi :
MÉTAUX