‹ Traité d'électricité statique (volume 2)Chapitre 188 sur 201 · INTENSITÉ · texte numérisé non relu

INTENSITÉ

TUANSl'OHT

RAPPORT

DU COCHANT

ÉLECTRIQUK

TA

TA

Les rapports de la troisième colonne sont sensiblement égaux, mais la variation d'intensité du courant n'a pas été assez grande ({) pour que l'on puisse considérer la loi comme suffisamment démontrée.

L'existence du phénomène étant établie, on peut désigner par un nom cette propriété particulière à chaque métal, et appeler rapport des pouvoirs électro-thermiques de deux métaux, le rapport des élévations de températures qu'ils éprouveront dans deux circonstances identiques, par suite du transport électrique de la chaleur. M. Le Roux a obtenu les résultats suivants pour un certain nombre de métaux. Le signe -+- indique que le transport électrique suit le courant, et le signe — que ce transport a lieu en sens contraire.

MÉTAUX

POUVOIRS ÉLECTROTHER- MIQUES

MÉTAUX

POUVOIRS ÉLECTROTHER- MIQUES

Bismuth de E. B. .

Bronze d'aluminium Cuivre

Plomb

Aluminium. ....

Platine

Antimoine de E. B.

Maillechort

Fer

Bismuth pur. . . .

Il n'y a d'ailleurs aucune relation entre les pouvoirs électrothermiques et les forces électromotriccs des couples que l'on peut former avec les différents métaux.

Ce phénomène curieux du transport électrique de la chaleur ne paraît pas facile à interpréter. On ne peut guère admettre que la résistance électrique d'un conducteur métallique, dont les différents points ne sont pas à la môme température, dépende du sens dans lequel il est traversé par un courant; on doit plutôt en conclure que ces différences de température produisent des différences de polentiel, analogues à celles qui existent au contact de deux métaux. Les absorptions ou dégagements de chaleur correspondants seraient alors comparables au phénomène de Peltier, et proportionnels à l'intensité du courant. Cette manière de voir suffirait pour expliquer les phénomènes. Elle ne serait pas en contradiction avec les expériences par lesquelles on démontre que réchauffement d'un barreau homogène ne donne aucun courant, parce que, dans ce dernier cas, il existe de part et d'autre du point chauffé des changements de température en sens opposés, qui produiraient des différences de potentiel égales et de signes contraires.

PYR0ELECTR1C1TE.

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