‹ Traité d'électricité statique (volume 2)Chapitre 6 sur 201 · D U T II E R M 0 M È T R E · texte numérisé non relu

D U T II E R M 0 M È T R E

lre BATTERIE

28 BATTJSIUE

OBS

CAIC,

La formule trouvée empiriquement par M. Riess représente donc les phénomènes d'une manière très-exacte, et l'on voit qu'elle se réduit à celle que l'on pouvait prévoir pour le cas où les bouteilles des deux batteries sont identiques.

411. La théorie de ces décharges incomplètes (189) donnée par M. Clausius(1) conduit à la formule

n se

dans laquelle e et e' désignent les épaisseurs des bouteilles qui appartiennent aux deux batteries différentes. Cette expression coïncide exactement avec celle de M. Riess, si l'on suppose que l'épaisseur du verre était la même dans les deux séries de bouteilles. Or, M. Riess avait déjà vérifié que l'électricité se parta-

l1) Théorie mécanique de chaleur, t. II, p. 73.

geait entre les deux batteries à peu près dans le rapport des surfaces; il a ensuite, à la demande de M. Clausius, essayé de déterminer directement ces épaisseurs, et évalué celle de la première batterie à 1 ligne £ et celle de la seconde à 1 ligne { ; le rapport de ces épaisseurs serait donc égal à f . D'ailleurs, la mesure directe est fort difficile, parce que l'épaisseur du verre qui constitue une bouteille est loin d'être la même en tous les points ; ce défaut était surtout manifeste pour la seconde batterie, et, dans ce cas, la moyenne des épaisseurs en différents points ne donne pas la valeur qu'il faudrait introduire dans les formules. On peut donc considérer les expériences de M. Riess comme entièrement conformes à la théorie.

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