BxpéHences de H. KohlnuMch. — • Lcs métaux qUC l'on
veut étudier forment deux plateaux parallèles A et B (fig. 247) comme ceux d'un condensateur d'Œpinus.'Les plateaux sont vissés à l'extrémité de tiges en métal a et 6 qui passent chacune dans l'axe d'un gros cylindre d'ébonite destiné à Tisoler ; ces cylindres sont portés par des pieds en métal P et Q, lesquels peuvent glisser à Taide de coulisses sur une règle horizontale. Une vis y permet de donner au plateau A un petit déplacement autour d un axe vertical, et une autre vis V fait basculer le plateau B autour d'une horizontale, de sorte que les deux plateaux étant amenés dans le voisinage l'un de l'autre peuvent être rendus absolument parallèles. Enfin une tige mobile T vissée dans le pied de l'un des plateaux vient buter contre une autre tige U attachée à 1 autre plateau ; il suffit d'amener ces deux tiges en contact dans différentes expériences pour être sûr que la distance des plateaux n'est pas modifiée.
M. Kohlrausch s'est servi, comme appareil de mesures, d'un ëlcctromètrc de Dellmann à fil de verre (295). Supposons, par
(M Pcgg. Am. T. ITLim, p. 13 et LXXXTIII, p. 465.
SW TRAITÉ DtLECnUdTÉ STàTHMIE.
t'ïi'inplc. t\w les plaleaui A et B sont l'un en rinc et l'autre s p)itlii)(\ On les amène à une certaine distance et. après anir iVi(;Ii^ lt« itarallèlisiuc, on fait les expérience suivantes :
(* U>s iloiix ptale^ux étant isolés et éloignés, on les rapprock el un les fnil ronimuniquer par un fil de métal. On les squR t>ii&(iiti- et 011 met le plateau de zinc en commuoication avec l'é* ItH'liitiiii^Ire. La rhar^ électrique est proportionnelle à la nom rarnV' de la lursûon nécessaire pour ramener l'aiguille mobile i su i)ii\¥ti()n primitiTr: mais, pour èriter la mesure de ces )arâîoHii (]ui e«t Castidimse, on peut d»server amplement l'arc d lapulsion initiale. Toe taUe de graduation délenninée expérimeo-
talemenl. $'il êLaît iKtr«$s.>ir¥. pmuettnil de déduire la torsion d'ét]uim>rf de llmpulsion initisl^ : en réalité, l'arc d'impulsion est tj¥*-î«'U>ibleuïea: pr\>ivrîi:'n3il à la ftMve électrique. Quel qui? >Mt d' ailleurs le ni->ile ô\-4«sfrrjùon, os obtient ainsi un nouibiv « pi\'[v>rtiiKu>el a U ch^rç- lîu pUteau de zinc, el. par suite. i«vpi>rUJaoel a la tea^xi Za Pr: oo p^it donc écrire
ta dt^uaut (vr K un iV>ef3<.-Wnt coastaat qui disparaîtra dans la suite dts ei|wr*fuv«s.
:^ Le^ plateaux $out de iK«i«eau rappiwliés H mis en coiujEnuuk-alitHi a\ev- les Jeux p>>i>:rs «l'un rauple Doniell Tonné d'une hue de tiih." dan$ umt dtssotubDa ife âiil£ite de aine et d'une
DES SOURGKS D'ÉLECTRICITÉ. 555
me de cuivre dans une dissolution de sulfate de cuivre, les tux dissolutions étant séparées par un vase poreux. Soit F la fférence des potentiels du cuivre et du zinc qui forment alors s pôles de cette pile. On met le plateau de zinc en communicaon avec le pôle négatif (zinc) et le platine avec le pôle positif. ipprimant alors les communications, puis séparant les plaâux et réunissant ensuite le zinc à Télectrométre, on obtient ne charge négative proportionnelle à 0.
Il en résulte Téquation
Pi|CM-+-F = Kp,
)u bien
P£|Zn-+-Zn|CM4-F = Kp, F-f-Zn|Cu— Zn|P^ = Kp.
3* On renverse les communications des plateaux avec le couple, et, répétant la même expérience, on obtient une charge positive con'espondant à y» ce qui donne
Zn|Cii4-F4-Zn|P^ = KY.
Mais la véritable différence de potentiel des pôles d'un couple Daniell, ce qu'on appelle la force électromotrice de ce couple, ^t celle qui a lieu quand les deux pôles sont terminés par un oaême métal, cuivre, par exemple; c'est cette force électromo- Wce qui internent réellement dans les expériences, en particuier quand on ferme le circuit par un fil conducteur, puisqu'en réunissant alors les deux pôles on n introduit plus de nouveau Contact. Désignons-la par D, elle est égale à F +Zn|Cu; on a lonc les trois équations :
Zn|P/ = Ka, D-:-ZnlPi = Kp, D-+-ZnlP/ = KY.
On déduit des deux dernières
556 1 RAI TK D'ÉLEaRlClTÉ STATIQUE,
ce qui donne
La première expérience fournit une équation de condition
L'intervention du couple Danicll nVst pas nécessaire en théorie, puisque Ton pourrait se servir seulement de la première expérience; mais il faudrait aloi*s que pour tous les autres métaux la distance des plateaux fut exactement la même, ce qui est trés-diflicilc à réaliser, et il suffit d*un petit changement dans la distance pour causer de grandes erreurs, parce que la force condensante de l'appareil serait considérablement modifiée.
Toutefois, on admet encore que la force électromotricc de la pile de Daniell reste constante dans toutes les expériences, mais on peut aussi éliminer cette cause d'erreur. Pour cela, on emploie toujours deux systèmes de plateaux, l'un formé de zinc et de cuivre, l'autre de deux autres métaux, zinc et platine, par exemple, et l'on fait deux expériences suc^ssives assez rapprochées pour que le couple Daniell n'ait pas varié dans l'intenalle d'une manière appréciable. On a ainsi, pour le second système, une équation telle que
ZnlP^ = DÏ^.
Le premier système donnant une autre équation semblable
In \\H = Ztt , Cw X ^— ? X ■^' "^ ^''
ou en déduit
7„il>i — 7.. t\, — ^
Toutes les tensions sont ainsi rapportées à la tension du contact des deux métaux zinc et cuivre. En représentant encore c«lle tension par 100, M. Kohlrausch a obtenu dans deux séries d'expériences les résultats suivants :
DES SOURCES DtLECTRICITË.
METAUX EX COTTACT